Trumilly

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Hydrographie

La commune est située dans le sud du département de l'Oise, dans le Valois, entre Senlis et Crépy-en-Valois, au nord de la RD 1324 qui relie ces deux villes. Trumilly est une commune à caractère purement rural, en dehors de toute agglomération[1]. La distance orthodromique avec la capitale, au sud-ouest, est de 54 km[2]. Le chef-lieu de d'arrondissement de Senlis est éloigné de 16 km[3], le chef-lieu d'arrondissement de Compiègne de 19 km[4], et l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle est situé à 34 km au sud[5]. Trumilly comporte trois hameaux : Drucy, très proche de Trumilly au nord-est ; le Plessis Cornefroy à l'ouest, traditionnellement aussi grand que le chef-lieu ; et la grande ferme de Beaurain, encore plus à l'ouest. Vers le milieu du XIXe siècle, subsistait un quatrième hameau de sept maisons, Chaversy, au nord de Beaurain au pied du Mont Cornon ; n'en reste plus trace. D'autres hameaux ont déjà disparu avant la Révolution : Gigny, à proximité de la ferme de Beaurain, et Balisy, à l'extrémité est du territoire communal[6]. Seuls les lieux-dits les rappellent.

Sur le flanc sud du Mont Cornon.
Vue sur la ferme de Beaurain.

Le territoire communal s'étend sur une vaste plaine découverte inclinée vers le sud, vouée entièrement à l'agriculture, y compris la fruiticulture à l'ouest du Plessis Cornefroy. Au nord, une grande butte de sable, le mont Cornon, domine les différentes parties habitées de la commune. Partagé avec la commune voisine de Néry, le mont Cornon culmine à 154 m d'altitude}, alors que la mairie et l'église se situent à 115 m environ. Cette butte couverte de forêt est interdite d'accès au public, du fait de la présence d'un grand domaine particulier autour du château du Mont Cornon à l'est, et de sablières en activité à l'ouest. Un chemin rural à la lisière sud de la forêt reste toutefois accessible au randonneur, entre Le Plessis-Cornefroy et Beaurain. Au sud, la RD 1324 matérialise grossièrement la limite de Trumilly avec Fresnoy-le-Luat et Auger-Saint-Vincent. Aucun cours d'eau n'existe sur le territoire communal. Le point le plus bas se situe au sud-ouest de la ferme de Beaurain, dans une cuvette, à 89 m d'altitude.

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[9],[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Trumilly[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré[12] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[13]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 730 mm, avec 10,8 jours de précipitations en janvier et 8,5 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Plessis-Belleville à 17 km à vol d'oiseau[16], est de 11,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 661,7 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,1 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

Typologie

Au , Trumilly est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19]. Elle est située hors unité urbaine[20]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[20].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (90,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (84,8 %), forêts (8,9 %), zones agricoles hétérogènes (5,4 %), mines, décharges et chantiers (0,9 %)[21]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports

Concernant les voies de communication, l'ancienne RN 324 et actuelle RD 1324 déjà mentionnée est la route la plus importante pour Trumilly. Elle donne accès à l'autoroute A1 près de Senlis. La RD 98 est un axe secondaire nord-sud perpendiculaire à l'ancienne route nationale. Elle mène vers Néry et la vallée de l'Automne au nord, avec possibilité de continuer vers Verberie ou Compiègne, et vers Auger-Saint-Vincent et Ormoy-Villers au sud. Au niveau de cette dernière localité, elle débouche sur la RD 136 Crépy-en-Valois - Nanteuil-le-Haudouin, point de liaison avec la RN 2 en direction de Paris.

La gare la plus proche est celle d'Ormoy-Villers, à une distance routière de 6,6 km au sud-est. Or, peu de trains s'arrêtent dans cette gare, et la gare de Crépy-en-Valois desservie par l'ensemble des trains qui y passent n'est guère plus éloignée (7,6 km). C'est le terminus de la ligne K du Transilien depuis la gare de Paris-Nord, et des trains TER Hauts-de-France vont à Laon et Paris.

Sur le plan des transports en commun, Trumilly est desservie, en 2023, par les lignes 692, 6421 et 6422 du réseau interurbain de l'Oise[22].

Historique

Quatre bijoux datant du premier âge de fer ont été découverts sur le versant oriental du Mont Cornon. Il s'agit de trois bracelets et d'une torque devant provenir de sépultures de la Tène I a, détruites au XIXe siècle. Ceux-ci sont conservés au MUDO - Musée de l'Oise à Beauvais[23].

Toponymie

Pour Trumilly : Tremilliivilla (1068), Tremiliacum (1182), Tremelliacum (1308), Tramillyacum, Trameilliacum, Trumiliacum, Trumilli, Tremilly, Trumeilly, Trumelly, Trimilly[24].

Pour Drucy : Drussy (1220), Druxi (1253)[25].

Pour Gigny, village abandonné : Gehenniacus[25].

Pour Chavercy, ancien hameau important au nord du Mont Cornon : Chaverciacum (1208), Chaversi, Chaversy, Chauvercy, Champversy[26].

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1884   Paul Isidore Sagny    
avant 1990 mars 2001 Jean Ferry    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Pierre Chardon    
mars 2008 2014 Frédéric Kaluzny    
2014[27] en cours
(au 21 octobre 2014)
Martine Lobin   Employée

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[29].

En 2023, la commune comptait 522 habitants[Note 4], en évolution de −1,14 % par rapport à 2017 (Oise : +0,65 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
218221262239231232226255219
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
220224314329306343280314315
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
313333372316403365391414429
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
342271383390511496542554523
2018 2023 - - - - - - -
535522-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 31,1 %, soit en dessous de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 17,6 % la même année, alors qu'il est de 22,8 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 267 hommes pour 268 femmes, soit un taux de 50,09 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,11 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[32]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ou +
0,0 
3,4 
75-89 ans
5,2 
14,6 
60-74 ans
11,9 
29,2 
45-59 ans
28,4 
22,1 
30-44 ans
23,1 
13,1 
15-29 ans
13,8 
17,6 
0-14 ans
17,5 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2022 en pourcentage[33]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,4 
5,8 
75-89 ans
7,8 
15,7 
60-74 ans
16,5 
20,8 
45-59 ans
19,9 
19,3 
30-44 ans
19,4 
17,6 
15-29 ans
16,2 
20,4 
0-14 ans
18,8 

Lieux et monuments

Le chœur.
Ancienne croix de cimetière.

Monument historique

Trumilly ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

  • Église Notre-Dame (classée monument historique par arrêté du [34]) : À peu près régulièrement orientée, mais avec un axe dévié légèrement vers le nord-ouest, l'église suit un plan cruciforme et presque symétrique le long de son axe. Elle se compose d'une nef de trois travées accompagnée de ses deux bas-côtés ; d'un transept largement débordant, dont le croisillon nord est plus profond que le croisillon sud ; et d'un chœur de deux travées. La seconde travée comporte une partie droite et une abside à pans coupés. Le clocher en bâtière se dresse au-dessus de la croisée du transept, et un porche précède le portail occidental. Les bas-côtés sont recouverts de toits en appentis, et l'église possède des pignons sur la façade occidentale et aux deux extrémités du transept. Six campagnes de construction peuvent être identifiées, mais l'ensemble de l'édifice paraît tout à fait harmonieux. Le portail occidental remonte à la fin du XIe siècle et provient de l'église précédente, et les parties inférieures des murs de la nef, des bas-côtés et du croisillon nord sont également d'origine romane, mais datent quant à eux de la première moitié du XIIe siècle. La partie la plus intéressante de l'église est son élégant chœur gothique rayonnant des années 1230/1240, construit avec grand soin. Le clocher, bien que pas très éloigné de certains clochers romans simples de la région, a été entièrement bâti à neuf peu avant la Révolution française. Globalement, l'église de Trumilly est très bien conservée et n'a jamais subi de restaurations profondes jusqu'à la fin du XXe siècle. En plus de la qualité architecturale du chœur, c'est donc surtout son authenticité qui rend l'édifice remarquable[35].

Autres éléments du patrimoine

  • Ancienne croix de cimetière, devant l'église : elle se compose d'un piédestal octogonal à deux niveaux ; d'un socle octogonal aux moulures simples, d'un mince fût monolithique rond à la base, puis carré et enfin biseauté et d'un petit crucifix en pierre sculptée.
  • Ferme de la Citerne, rue Saint-Pierre : ensemble homogène et peu retouchée du XVIIIe siècle. Le grand logis s'aligne le long de la rue et possède des pignons à redents. L'un des piliers du portail de la cour présente une niche avec une statuette de saint. Sur la cour se trouve un colombier octogonal à deux niveaux.
  • Croix à la sortie nord de Trumilly : croix filigrane en fonte richement ornementé, bel échantillon de la production en série du XIXe siècle, arborant non pas un christ mais un ange dans une longue robe, déployant ses ailes. Le socle en pierre sculptée mérite aussi l'attention.
  • Colombier de la propriété Saint-Rieul, route de Drucy : exemple de petit colombier associé à une demeure bourgeoise, en dehors du contexte d'une exploitation agricole. Bâti en brique rouge, il est de forme cylindrique et se rajeunit après le rez-de-chaussée.
  • Château d'eau sur la propriété Saint-Rieul, route de Drucy : représentant précoce des châteaux d'eau en béton armé.
  • Croix du Plessis Cornefroy : grande croix en pierre sculptée, sans élément figuré, sur un socle de dimension modeste.
  • Ancienne sucrerie de Beaurain : En 1967, dans l'arrière cour de l'établissement, Georges Lautner a tourné les dernières scènes du film Le Pacha avec Jean Gabin.

Héraldique

Armes de Trumilly

Les armes de Trumilly se blasonnent ainsi : D'or à trois trefles de sinople.

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Notes et références

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