Verberie

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Verberie
Verberie
Le château d'Aramont de 1635
Blason de Verberie
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Senlis
Intercommunalité CA de la Région de Compiègne et de la Basse Automne
Maire
Mandat
Cécile Davidovics
2026-2032
Code postal 60410
Code commune 60667
Démographie
Gentilé Sautriauts
Population
municipale
3 898 hab. (2023 en évolution de +1,3 % par rapport à 2017)
Densité 259 hab./km2
Population
unité urbaine
4 552 hab. (2023 en évolution de +1,3 % par rapport à 2017)
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 40″ nord, 2° 43′ 56″ est
Altitude Min. 30 m
Max. 125 m
Superficie 15,05 km2
Type Petite ville
Unité urbaine Verberie
(ville-centre)
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Crépy-en-Valois
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Verberie
Liens
Site web http://ville-verberie.org/

Verberie est une commune située dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France.

Localisation et communes limitrophes

La commune est située dans le département de l'Oise, près de la rive gauche de la rivière Oise et sur l'embouchure de l'Automne, entre Senlis et Compiègne, sur l'itinéraire de la LGV Nord et non loin de celui de l'autoroute A1.

Verberie est une petite ville résidentielle et industrielle à caractère rural.

La distance orthodromique avec la capitale, au sud-ouest, est de 57 km[1]. Le chef-lieu de l'arrondissement de Senlis est éloigné de 16 km[2], et le chef-lieu d'arrondissement de Compiègne de 13 km[3]. L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle est situé à 38 km au sud[4].

La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Paris, dans la zone d'emploi de Compiègne et est la ville centre de son unité urbaine et de son bassin de vie[I 1].

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Lacroix-Saint-Ouen, Longueil-Sainte-Marie, Raray, Rhuis, Rivecourt, Saint-Sauveur, Saint-Vaast-de-Longmont, Saintines et Villeneuve-sur-Verberie.

Géologie et relief

Vue sur la ville depuis Saint-Vaast.

La superficie de la commune est de 15,05 km2 ; son altitude varie de 30 à 125 mètres[7].

Avec un territoire communal de forme très irrégulière, Verberie compte huit communes limitrophes, dont deux de l'autre côté de l'Oise : Rivecourt et Longueil-Sainte-Marie. En plus, au hameau de la Borde (commune de Raray), où quatre communes se rapprochent, Verberie rencontre Néry en un point. Les deux communes ne se côtoient toutefois pas. Le milieu de l'Oise marque la limite nord de la commune sur environ 6,4 km. Au niveau du bourg, le territoire se rétrécit à 750 m environ. À l'ouest, de part et d'autre de la ligne à grande vitesse, il remonte sur la plateau du Valois, dominé par de vastes surfaces agricoles. S'y trouve le point culminant de la commune, à 125 m au-dessus du niveau de la mer, au nord de la Borde. Le versant nord du plateau présente un relief accidenté et est couvert de bois ; il est incisé par d'étroits vallons appelés des cavées. L'une de ces cavées, le fond de Noël-Saint-Martin, est en partie située sur Verberie. À l'est du bourg, l'on se situe sur la commune de Saint-Vaast-de-Longmont dont la paroisse a été détachée de celle de Verberie[8]. Le secteur au nord du bourg représente plus de la moitié du territoire communal et contraste fortement avec le secteur occidental déjà décrit : il est constitué d'une partie de la plaine alluviale de l'Oise et de l'Automne, et est couvert de sablières, de prairies et de bois. Ici ce sont les limites de la forêt de Compiègne qui délimitent le territoire de Verberie, au nord-est. Aucune parcelle de cette forêt domaniale n'est située sur Verberie. Le territoire communal arrive près du hameau de la Mabonnerie de Saint-Sauveur. Le petit château qui lui a donné son nom est situé sur la commune de Verberie.

L'ensemble de la ville, à l'exception des dernières maisons sur la RD 932a en direction de Senlis, est construite sur des alluvions modernes. De même, l'ensemble du sous-sol de la plaine alluviale de l'Oise et de l'Automne qui occupe le secteur nord du territoire communal est constitué d'alluvions. Elles sont modernes, sauf à l'extrémité nord du territoire, où les alluvions modernes ne sont présentes que sur une bande de terrain de 500 m de large. Cette dernière rétrécit successivement puis disparaît presque entièrement peu avant le pont de Lacroix-Saint-Ouen, où elle s'élargit de nouveau. Ce sont des alluvions anciennes qui constituent la plaine jusqu'au-delà de la lisière de la forêt de Compiègne. Elles font même une longue incursion dans la forêt sur la commune de Lacroix-Saint-Ouen, au sud du village. Sinon, la forêt de Compiègne à proximité de Verberie, ainsi que la partie inférieure du versant nord du plateau du Valois, repose sur une strate datant de l'Yprésien inférieur, c'est-à-dire du Sparnacien. Pour la partie basse du coteau, il s'agit d'argile plastique ainsi que de lignites. En remontant le coteau, y succède l'Yprésien supérieur (c'est-à-dire le Cuisien) avec des sables de Cuise et de l'argile de Laon, puis le Lutétien indifférencié. Le plateau est généralement couvert de limon des plateaux ou de lœss selon les endroits. Cependant, le Lutétien fait des incursions sur le plateau dans le prolongement des cavées et accidents du terrain. C'est par exemple le cas au-delà de la limite sud du territoire communal[9],[10].

Hydrographie

Réseau hydrographique

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Verberie[Note 1].

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie.

Elle est drainée par l'Oise, l'Automne, le ru du Goderu[11], la dérivation de Verberie[12], l'Automne[13], le cours d'eau 01 de la Verberie[14] et le Fond de Noel[15],[16],[Carte 1].

L'Oise prend sa source en Belgique, à 309 mètres d'altitude, dans l'ancienne commune de Forges et se jette dans la Seine à 20 mètres d'altitude, au Pointil en rive droite et en aval du centre de Conflans-Sainte-Honorine dans le département des Yvelines. D'une longueur 341 kilomètres, elle est presque entièrement navigable et bordée de canaux sur 104 kilomètres[17].

L'Automne, d'une longueur de 34 km, prend sa source dans la commune de Villers-Cotterêts et se jette dans l'Oise (rive gauche) à Longueil-Sainte-Marie, après avoir traversé 19 communes[18]. Les caractéristiques hydrologiques de l'Automne sont données par la station hydrologique située sur la commune de Saintines. Le débit moyen mensuel est de 1,99 m3/s[Note 2]. Le débit moyen journalier maximum est de 7,07 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 7,86 m3/s, atteint le [19].

Sept plans d'eau complètent le réseau hydrographique : la sablière 1 de la Plaine d'Herneuse (8,2 ha), la sablière 2 de la Plaine d'Herneuse (8,9 ha), la sablière 3 de la Plaine d'Herneuse (7,2 ha), la sablière 4 de la Plaine d'Herneuse (5,5 ha), la sablière de la Corroie (8,5 ha), la sablière de la Remise d'Herneuse (6,9 ha) et la sablière des Gats (35,5 ha)[Carte 1],[20].

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Sensée ». Ce document de planification concerne un territoire de 287 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de l'Automne. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le puis révisé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat d'aménagement et de gestion des eaux du Bassin Automne (S.A.G.E.B.A)[21].

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[22]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[23]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré[24] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[25]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[26],[27].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 714 mm, avec 10,3 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet[22]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Margny-lès-Compiègne à 15 km à vol d'oiseau[28], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 633,5 mm[29],[30]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15 °C, atteinte le [Note 3].

Urbanisme

Typologie

Au , Verberie est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[31].

Elle appartient à l'unité urbaine de Verberie[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centre[Note 5],[32],[I 1].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[I 1]. Cette aire regroupe 1 929 communes[33],[34].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Selon la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), l'occupation des sols de la commune est marquée par l'importance des territoires agricoles (58,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (59,4 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (49,6 %), forêts (16 %), eaux continentales[Note 7] (10,4 %), zones urbanisées (9,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,3 %), prairies (5,2 %), zones agricoles hétérogènes (4,1 %)[35].

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Habitat et logement

En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 1 905, alors qu'il était de 1 891 en 2016 et de 1 745 en 2011[I 2].

Parmi ces logements, 90 % étaient des résidences principales, 1,7 % des résidences secondaires et 8,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 59,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 40,1 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Verberie en 2021 en comparaison avec celle de l'Oise et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (1,7 %) par rapport au département (2,4 %) et à la France entière (9,7 %).

Le logement à Verberie en 2021.
Typologie Verberie[I 3] Oise[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 90 90,5 82,2
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 1,7 2,4 9,7
Logements vacants (en %) 8,2 7 8,1

Voies de communication et transports

Verberie se situe au carrefour de l'ancienne route nationale 32 Senlis - Compiègne, l'actuelle RD 932a, avec la RD 123. Cette dernière arrive de Pont-Sainte-Maxence par Pontpoint, puis remonte la vallée de l'Automne en direction d'Orrouy, avec possibilité de rejoindre Crépy-en-Valois par la RD 116. En outre, la RD 26 quitte Verberie en direction du nord, vers Longueil-Sainte-Marie et la RN 31 plus au nord. Deux voies communales font communiquer Verberie avec Saint-Vaast-de-Longmont.

Deux axes de circulation importants passent à proximité du territoire communal. La voie rapide de la RD 200 est un axe est - ouest qui suit la vallée moyenne de l'Oise et relie Creil à Compiègne. Elle est reliée à la RD 26 mentionnée précédemment par les RD 155 et 156. L'autoroute A1 est un axe nord-sud reliant le bassin Parisien au nord de la France. À proximité de Verberie, elle est uniquement accessible en passant par la RD 200, sur laquelle se situe l'échangeur no 9 « Pont-Sainte-Maxence / Compiègne sud », localisée en réalité sur la commune de Longueil-Sainte-Marie.

Sur la ligne de Creil à Jeumont, existait une gare nommée Verberie, sur la commune de Longueil-Sainte-Marie[36], jusqu'à ce que Verberie n'obtienne sa propre gare sur la ligne d'Ormoy-Villers à Boves, ouverte le . Cette dernière était desservie par des trains de voyageurs de la relation Crépy-en-Valois - Compiègne jusqu'au , date de suppression du service[37],[38],[39].

Existe toujours la gare de Longueil-Sainte-Marie, à une distance routière de 4,3 km du centre-ville par la RD 26. Cette gare est desservie par les trains omnibus TER Hauts-de-France de la ligne C14 Compiègne - Paris. Du lundi au vendredi, s'y arrêtent dix trains vers Compiègne et huit trains vers Paris, la fréquence étant moindre le week-end. Le temps de parcours est de 54 minutes pour Paris et de 13 minutes pour Compiègne[40]. Il n'y a pas de navettes par autobus entre Verberie et la gare, ni de piste cyclable.

La commune est desservie, en 2023, par les lignes 105, 112 et ARC Express du réseau gratuit TIC et par les lignes 640, 641, 6305 et 6447 du réseau interurbain de l'Oise[41].

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes[42] :

  • [in villa] Verimbrea [super Issara fluvio] en 741 (FG (3e continuateur)
  • vermeria [in palatio nostro] vers 746 (CSD (ch. de Pépin le Bref)
  • [capitula data apud] Vermeriam [palatium regium] en 752 (capit. de Pépin le Bref)
  • [de operibus palatii ad] Vermerias en 808 (capitulaire de Charlemagne)
  • Werimbria en 830 (HF)
  • [apud] Vermeriam [palatium] en 853 (PRS)
  • [in eodem palatio] Vermeria en 853 (charte de Charles le Chauve)
  • [actum] Vermerie [palatie regis] en 856 (CNC (charte de Charles le Chauve)
  • [actum] Vermerigia [palato nostro] en 863 (dipl. de Charles le Chauve)
  • in Vermeria en 877 (CSC)
  • [actum] Vermeria [palatio] en 890 (dipl. d'Eudes)
  • [actum apud] Vermeria [palacium] en 900 (Charles le Simple)
  • Vermerium palatium au IXe siècle (capitulaire de Charles le Chauve)
  • [apud] Vermeriam [palatum] en 903 (ch. de Charles le Simple)
  • [prope pontem] Vermeriae [contra palatium situm] en 918 (CSC (dipl. de Charles le Simple)
  • Verberiacum [palatium] en 967 (AN (dipl. de Lothaire)
  • Wrembia au Xe siècle (M)
  • [villa publica] Vurembria au Xe siècle (M)
  • Verimbria au Xe siècle (vie de Louis Ier le Débonnaire)
  • [actum] Vermeriae [palatio] en 1021 (EN (dipl. du roi Robert II le Pieux)
  • [in villa] Vermeria super fluvium Iseram en 1025-8 (chronique, Adhémar de Chabannes)
  • [proedium nostrum regali nostrae sedi] Vermeriae contiguum en 1029 (CSC (ch. du roi Robert II le Pieux)
  • [prope pontem] Vermerie en 1177 (CSC)
  • Verberia en 1183 (CSC)
  • Verberie en 1192 (CSC)
  • [in villa publica] Werinbria au XIIe siècle (HF)
  • Vermerigia en 1200
  • Verbrie en 1239 (CA)
  • Vernbria en 1250 (ES)
  • Verbria en 1250 (ES)
  • Verberiacum vers 1260
  • [in magna decima de] Verberie en 1260 (CSC)
  • Vermbria vers 1270 (ES)
  • apud Verberias en 1271
  • [Hugo de] Verbria en 1271 (CMC)
  • [une vile qui a non] Vermerie [qui siet sur la riviere d'Isare], XIIIe siècle (HF (chroniques de St Denis)
  • [de] Verberia [suessionensis diocesis] vers 1309 (HF)
  • Verbery en 1570 (T)
  • Verberye en Valois au XVIe siècle
  • [le bourq de] Verberie en 1650 (CVS)
  • Verberie en Valois au XVIIe siècle
  • Verberie-sur-Oise au XIXe siècle

« Comme la plupart des noms dont l'étymologie est douteuse celui de Verberie est celtique. Les doctes ne sont d'accord que sur ce point car ceux qui le nomment Wurembria le font venir de ver en eau salée et bry fontaine assurant que les Celtes appelaient ce lieu le bourg aux eaux salées tandis que les autres qui le distinguent sous le nom de Verbria et Vembria prétendent qu'il se compose de ver « grand, long » et bria tout ce que vous voudrez tantôt une montagne tantôt un lieu situé sur un fleuve ceux ci sont les plus accommodants aussi leur version paraît elle l'avoir emporté puisque les titres du treizième siècle l'appellent longus mons in valle longus mons in colle d'où l'on a fait le nom de Longmont que porte le village de Saint Vaast »[43],[44].

Histoire

Préhistoire et Protohistoire

Le Buisson Campin, occupations du Magdalénien

Bernard Lambot, de la Société d'archéologie champenoise, découvre deux locus du site magdalénien du Buisson Campin[Note 8]. C'est le premier site magdalénien trouvé en place dans l'Oise. Roger Agache découvre aussi un grand bâtiment protohistorique lors d'une prospection aérienne[45],[46]. Les fouilles commencent en 1976[47],[48],[49], avec une équipe composée essentiellement de bénévoles[45] et Françoise Audouze comme co-responsable[45]. À partir de 1982, la proportion d'étudiants, y compris d'étudiants étrangers, augmente dans l'équipe de fouille : le Buisson Campin devient une étape dans la formation de futurs archéologues. Mado Caron est la seule bénévole restant fidèle au poste, jusqu'à la dernière campagne de fouilles en 2002. James J. Enloe, qui vient de terminer sa thèse sur le partage du gibier à Pincevent, commence l'étude de la faune du Buisson Campin en 1987. En 1988 la fouille change de statut : de fouille de sauvetage (sur la base des destructions causées par les labours) elle devient une fouille programmée triennale en 1988. James Enloe est nommé co-directeur de la fouille en 1991, et de 1991 à 2001 le site devient une école de fouilles de l'université de l'Iowa[50].

En 1979 un squelette d'enfant est découvert entre les locus 190 et 201. Daté tout d'abord du Chalcolithique à environ 3 000-2 500 ans (Audouze 1986), une datation ultérieure lui donne un âge attribuable au Mésolithique moyen[51],[52],[53],[54].

Une partie du site de la Verberie est inscrite comme monument historique par arrêté du 3 octobre 1995[55].

La Croix des Champs, occupations du Mésolithique et du Chalcolithique

À la fin des années 1990, une campagne de sondages préalable à l'aménagement des abords du stade municipal (7 000 m2) a mis au jour des vestiges archéologiques attribuables à différentes périodes : Mésolithique, Chalcolithique et Protohistoire. Il n'y a ni de structure ni de concentration de mobilier[56].

Les Gâts et la plaine d'Herneuse, occupations de l'âge du bronze et du gallo-romain moderne

Probablement depuis la fin du Bronze ancien (pour un silo) et de façon sure au Bronze final IIIb et au Hallstatt moyen, les structures se concentrent dans des zones basses du lieu-dit les Gâts, près d'anciens chenaux. Les fosses sont associées à des édifices juchés sur trois ou quatre poteaux et qui n'ont pas pu être datés. Le silo qui est peut-être daté de la fin du Bronze ancien a fourni un vase auquel était accolé (fortuitement?[pas clair]) un os frontal humain de jeune adulte. Ce sont les premières occupations repérées dans ce secteur[56].

Au Hallstatt final et à La Tène ancienne, on retrouve des fosses, des silos et quelques constructions aux "Gâts", toujours dans des zones basses près d'anciens chenaux ; mais sur "la Plaine d'Herneuse" les vestiges d'occupation se trouvent sur les versants ou les sommets des buttes. Ce dernier lieu a aussi fourni la principale occupation sur ce site, datant de la transition entre La Tène moyenne et La Tène finale et montrant deux états distincts d'un même établissement[56].

Moyen-Âge

Le palais des Carolingiens à Verberie, près de Compiègne.
Arrêt de la Cour de Parlement du concernant Verberie.

Verberie fut une résidence campagnarde des rois francs et de Charlemagne[57]. Charlemagne s'y fait construire un vaste palais allant de la chapelle Saint-Pierre jusqu'au château d'Aramont sur une longueur de 420 mètres[57]. Cette construction est flanquée de tours rondes en pierre de taille ; les murs sont ornés de bas-reliefs et les frontons surmontés de statues colossales. Les portes sont d'airain, les mosaïques de marbre, les meubles incrustés d'or. Les jardins très vastes forment terrasse. Le parc s'étend jusqu'à la forêt coupée de canaux et parsemée d'étangs.

La ville primitive est comparable à nos moyennes villes de province actuelles. Au VIe siècle, Verberie forme une grande agglomération. Au cours des siècles, Verberie a vu défiler bien des rois : Pépin le Bref, Louis le Débonnaire (830), le roi Eudes (890), plus tard Charles VII

Charles Martel, après sa victoire de Poitiers contre les Sarrasins, vient se reposer à Verberie (739). C'est là qu'il contracte la maladie dont il meurt deux ans plus tard. Il y reçoit, du pape Grégoire III, les chaînes de saint Pierre et les clefs de son sépulcre.

La ville est le siège de plusieurs conciles en 752 (ou 753), 756, 853 et 869.

En 856, la fille de Charles le Chauve, Judith, y épouse Æthelwulf, le roi du Wessex.

Saccagée par les vikings, Verberie est restaurée en 885 puis pillée à plusieurs reprises au cours du Xe siècle.

Brûlée par les Anglais en 1359, la ville est reconstruite par Charles V. Au XVIe siècle elle est réduite à l'état de simple bourg : les guerres l'ont ruinée. Il reste quelques maisons des XVIe et XVIIe siècles. En 1530, la cité est encore fortifiée. Les murailles sont percées de cinq portes encore présentes au début du XIXe siècle.

Charles VII fait démolir en 1431 les murs fortement endommagés de la ville ; ces derniers sont rétablis par François Ier et restaurés sous la Fronde.

Constance d'Arles, reine de France par son mariage avec Robert II, donne à l'abbaye de Compiègne un très important domaine à Verberie pour le repos de son fils Hugues, inhumé dans l'église de l'abbaye Saint-Corneille[58].

Temps modernes

Révolution française et Empire

La famine à Verberie est la cause du ralliement à la Révolution française. La ville accueille cette révolution avec joie. En , le lieutenant-colonel Claude Antoine Capon de Château-Thierry crée le camp militaire de Verberie afin de préparer et d'entraîner les bataillons de volontaires nationaux. Le , elle plante l'arbre de la liberté et le 30 prairial () de l'an II, elle célèbre avec enthousiasme la fête de l'Être suprême.

Époque contemporaine

Politique et administration

L'agglomération de la Région de Compiègne et de la Basse Automne dans le département de l'Oise.

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement de Senlis du département de l'Oise[I 1].

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Pont-Sainte-Maxence[7]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Crépy-en-Valois[I 1].

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la quatrième circonscription de l'Oise.

Intercommunalité

Verberie était le siège de la petite communauté de communes du Pays du Coquelicot, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1996 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec sa voisine pour former, le , la communauté d'agglomération dénommée Agglomération de la Région de Compiègne et de la Basse Automne.

Tendances politiques et résultats

Lors du premier tour des élections municipales de 2014 dans l'Oise , la liste SE menée par Michel Arnould obtient la majorité absolue des suffrages exprimés avec 951 voix (53,88 %, 21 conseillers municipaux élus dont 9 communautaires), devançant de 137 voix celle UMP menée par le maire sortant Patrick Floury[59] (814 voix, 46,11 %, 6 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires).
Lors de ce scrutin, 37,35 % des électeurs se sont abstenus[60].

Lors du second tour des élections municipales de 2020 dans l'Oise[61], la liste DVC menée par le maire sortant Michel Arnould[62] remporte la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 782 voix (53,41 %, 24 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires), devançant de 100 voix celle DVD menée par Patrick Floury  qui bénéficiait de la fusion de la liste SE menée par Philippe Deppe[63]  qui a obtenu 682 voix (46,58 %, 6 conseillers municipaux élus).
Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 47,13 % des électeurs se sont abstenus[64].

Liste des maires

Liste des maires successifs[65],[66]
Période Identité Étiquette Qualité
1789 1790 Claude Duvivier    
1790 1793 Baumé    
1793 1794 Jean-Baptiste Sarron    
1794 1796 Provost    
1796 1799 Jean-Nicolas Ferot    
1799 1799 Claude Bombart    
1799 1805 Louis-François Sauvage    
1805 1814 Louis-François Charbonnier    
1814 1815 Come-Mathieu Baumé    
1815 1816 Gargan    
1816 1817 Come-Mathieu Baumé    
1817 1818 Guillaume Leroy    
1818 1821 Dubas    
1821 1826 Charles-Bernard Desormes   Physicien, membre correspondant de l'Institut de France
1826 1831 Jean-Baptiste-Gabriel Fercot    
1831 1840 Charles-Bernard Desormes   Physicien, membre correspondant de l'Institut de France
Conseiller général de Pont-Sainte-Maxence (1833 → 1848)
1840 1843 Jacques Doutreleau    
1843 1852 Charles-Bernard Desormes[67] Républicain Physicien, membre correspondant de l'Institut de France
Conseiller général de Pont-Sainte-Maxence (1833 → 1848)
Député de l'Oise (1848 → 1849)
1852 1874 Jean-François Dufour    
1874 1878 Lambotte    
1878 1880 Duvivier    
1880 1884 Charles-Clément Bontemps    
1884 1896 Jean-Baptiste Corbon    
1896 1900 Louis-Auguste Bigot    
1900 1908 Jean-Baptiste Corbon    
1908 1919 Léon Doé de Maindreville    
1919 1924 Joseph Deprez    
1924 mai 1929 Dutilloy    
mai 1929 mai 1935 Jean Séron[68] Rad.soc.
puis SFIO
Médecin
mai 1935 mars 1955 René Firmin[Note 9] DVD Ancien meunier
Conseiller général de Pont-Saint-Maxence (1939 → 1940 et 1945 → 1955)
Nommé conseiller départemental en 1943[69]
Décédé en fonction
1955 1975 Pierre Firmin[Note 9] UNR
puis DVD
Minotier
Conseiller général de Pont-Saint-Maxence (1961 → 1975)
1975 mars 1983 Edgard Floury[Note 10]    
mars 1983 juin 1995 Yves Pingeot DVD Suppléant du député Arthur Dehaine (1988 → 1997)
juin 1995 avril 2014[70] Patrick Floury UMP Kinésithérapeute
Président de la CC de la Basse Automne ( 2001 → 2016)
avril 2014[71] janvier 2025[72] Michel Arnould SE-DVC Retraité de la Fonction publique
Démissionnaire
janvier 2025[73] en cours
(au 8 janvier 2025)
Cécile Davidovics   Propriétaire de chambres d'hôtes

Jumelages

La commune est jumelée avec :

Équipements et services publics

Population et société

Démographie

Les habitants sont appelés les Sautriauts[75].

En effet, les habitants ont institué un jeu fort original, les Sautriaux. Deux enfants s'enlaçaient en boule les pieds de l'un à la tête de l'autre et roulaient du haut de la colline jusqu'en bas. Ce jeu est à l'origine du nom des habitants de Verberie[76],[77].

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[78]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[79].

En 2023, la commune comptait 3 898 habitants[Note 11], en évolution de +1,3 % par rapport à 2017 (Oise : +0,65 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1561 0531 1971 2201 3251 3221 3211 4131 345
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2611 2871 2871 4021 4931 7241 6211 6941 773
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 7821 8391 8531 7491 7711 7781 9262 0102 138
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 4122 5112 5122 2932 6273 2833 4423 4664 062
2017 2022 2023 - - - - - -
3 8483 8583 898------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[80].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 38,4 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 20,7 % la même année, alors qu'il est de 22,8 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 820 hommes pour 2 003 femmes, soit un taux de 52,39 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,11 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[81]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90 ou +
1,6 
5,3 
75-89 ans
8,5 
12,0 
60-74 ans
13,2 
20,1 
45-59 ans
18,8 
22,7 
30-44 ans
20,4 
17,4 
15-29 ans
19,1 
21,8 
0-14 ans
18,5 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2022 en pourcentage[82]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,4 
5,8 
75-89 ans
7,8 
15,7 
60-74 ans
16,5 
20,8 
45-59 ans
19,9 
19,3 
30-44 ans
19,4 
17,6 
15-29 ans
16,2 
20,4 
0-14 ans
18,8 

Économie

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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