Tunnel transatlantique

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Le tunnel transatlantique est une idée de mégastructure et un concept de science-fiction permettant de relier les deux côtés de l'océan Atlantique, généralement Londres et New York.

Ce tunnel hypothétique ferait passer entre les deux continents un certain type de train[réf. nécessaire].

Les plans du tunnel n‘ont pas dépassé le stade conceptuel et aucun groupe ne poursuit actuellement un tel projet.

La plupart des projections conceptuelles envisagent une liaison États-UnisRoyaume-Uni, ou, plus précisément, entre New York et Londres. L’obstacle principal à la construction d’un tel tunnel est son coût : 175 milliards de dollars.[réf. nécessaire], ainsi que la dérive liée à la dorsale médio-atlantique qui fait que les plaques tectoniques s'éloignent de 3 cm par an.

Certains des plus grands tunnels existant à l’heure actuelle, comme le tunnel du Seikan ou le tunnel sous la Manche, malgré l’utilisation d’une technologie moins onéreuse qu’aucune de celles proposées pour le tunnel transatlantique, sont en proie à des difficultés financières.[réf. nécessaire]

Un tunnel transatlantique serait 88 fois plus long que le tunnel de base du Saint-Gothard et 36 fois plus long que l’aqueduc du Delaware. En 2003, le programme de la chaîne Discovery, Extreme Engineering (en), diffusa une émission appelée « Transatlantic Tunnel[1] », qui a examiné le concept du tunnel en détail.

Les suggestions d’une telle structure remontent à Michel Verne, le fils de Jules Verne, qui écrivit à ce propos, en 1888, une histoire ayant pour titre Un Express de l’avenir. Cette histoire fut publiée en anglais dans le Strand Magazine en 1895, dans lequel elle fut par erreur attribuée à Jules Verne[2], une erreur encore fréquemment commise de nos jours[3].

En 1913, le roman Der Tunnel fut publié en Allemagne par l’auteur allemand Bernhard Kellermann. Quatre films du même titre s’inspirent de ce roman : l’un en 1914 par William Wauer, l’autre, britannique en 1935, plus deux versions française et allemande qui furent projetées en 1933 et en 1935. Les versions allemandes et françaises furent écrites par Curtis Bernhardt tandis que la version anglaise fut écrite en partie par l’écrivain de science-fiction Curt Siodmak. Une vente aux enchères de l’affiche de la projection américaine du film britannique a été estimé entre 2 000 et 3 000 dollars, illustrant peut-être l’intérêt contemporain pour ce sujet.

Luigi Motta, écrivain italien, publie en 1912 Il Tunnel Sottomarino (Le Tunnel sous-marin), dans lequel le jeune ingénieur français Adrien Géant creuse un tunnel entre Manhattan et Brest pour le compte d'un roi de l'acier. Pour ce faire, il compte immerger des tuyaux dans l’océan, selon un système comparable à certains métros qui passent sous des fleuves[4],[5]. En 1908 dans L'onda turbinosa (L’Eau tournoyante), l'auteur imaginait déjà un jeune milliardaire américain du nom de Ralph Raleigh, qui proposait de faire barrage au flux des eaux du Gulf Stream au niveau de la Floride, à l'endroit où ce courant marin possède sa plus grande vitesse, en faisant creuser un tunnel sous-marin[6].

Robert H. Goddard, le père de la fusée[7],[8], a déposé deux de ses 214 brevets pour cette idée[3].

Arthur C. Clarke fait mention de tunnels intercontinentaux dans son roman datant de 1956 La Cité et les Astres.

Le roman de Harry Harrison, Tunnel Through the Deeps (en), datant de 1975, décrit un système d’aspiration sous le plancher océanique[9].

Le Popular Science d’ défend l’idée qu’un tunnel transatlantique est plus envisageable que l’on aurait cru, et sans défi technologique majeur. Il le compare à la pose des câbles transatlantiques, avec un coût de 88 à 175 milliards de dollars[10].

Variantes

Références

Articles connexes

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