Tylosaurinae
sous-famille fossile de mosasaures
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Les Tylosaurinae sont une sous-famille fossile de très grands Mosasaures, des squamates (reptiles) marins carnivores du Crétacé supérieur[2].

Étymologie
Le mot Tylosaurinae est formé sur le genre éponyme Tylosaurus, composé des mots grecs tylos, « bouton », et sauros, « lézard ».
Description
Chronologie
Les Tylosaurinae ont vécu durant le Crétacé supérieur. Pris dans leur sens le plus large, les plus anciens connus datent du Coniacien[3] et les plus récents du Maastrichtien, ce qui représente une période de plus de 20 millions d'années, entre environ 89 et 66 millions d'années.
Les Tylosaurinae ont dominé les écosystèmes marins durant le Santonien et le Campanien, avec les genres Tylosaurus et Hainosaurus, des géants des mers, des superprédateurs de 14 et 12 mètres de long respectivement. À la toute fin du Crétacé, au Maastrichtien, les Tylosaurinae ont été largement remplacés par les grands Mosasaurinae, comme Mosasaurus[4].
Extension géographique
L'aire géographique des Tylosaurinae est très vaste et couvre tous les continents, à l'exception de l'Amérique du Sud. Les fossiles trouvés sont particulièrement nombreux aux États-Unis[5].
Liste des genres
Selon Caldwell 2008, la sous-famille des Tylosaurinae compte cinq genres[6] :
- † Hainosaurus
- † Kaikaifilu
- † Lakumasaurus
- † Taniwhasaurus
- † Tylosaurus (genre type)
En 2017, D. Mazdia et A. Cau ont repris la classification de J. L. Conrad de 2008 qui ne retenait que l'espèce Tylosaurus proriger dans la sous-famille[7],[8]. Le périmètre des Tylosaurinae parait donc encore loin d'être stabilisé.
Classification
Les cladogrammes suivants sont respectivement modifiés d'après les analyses phylogénétiques de Jiménez-Huidobro & Caldwell (2019) ainsi que de Zietlow et al. (2026). La topologie A utilise les espèces de Tylosaurus connues par un matériel suffisamment complet pour permettre de modéliser avec précision leurs relations au sein d'une matrice de 128 caractères ; T. gaudryi, T. ivoensis et T. iembeensis étant ainsi exclus de l'analyse en raison de données trop lacunaires, c'est-à-dire d'un manque de matériel présentant des caractères phylogénétiques exploitables[9]. La topologie B repose sur une matrice révisée de 180 caractères, permettant l'inclusion de plusieurs taxons absents des études antérieures. Elle suggère l'existence d'un clade distinct d’Hainosaurus au sein d'un Tylosaurus paraphylétique, ainsi qu'une position très dérivée de Taniwhasaurus à l'intérieur de cette même paraphylie. Les auteurs soulignent toutefois qu'il s'agit d'un résultat préliminaire issu d'une matrice encore en cours de développement, et que de futures analyses intégrant davantage de caractères et de taxons pourraient aboutir à des résultats différents[10].
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Topologie A : Jiménez-Huidobro & Caldwell (2019)[9] :
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Topologie B : Zietlow et al. (2026)[10] :
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