USS Congress (1799)

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TypeFrégate à voiles de 38 canons[1],[2],[note 1]
GréementTrois-mâts carré
A servi dansPavillon de l'United States Navy United States Navy
USS Congress
Dessin représentant la frégate Congress vue de tribord.
La Congress dessinée par Charles Ware en 1816.

Type Frégate à voiles de 38 canons[1],[2],[note 1]
Classe Six frégates originelles de l'United States Navy
Gréement Trois-mâts carré
Histoire
A servi dans Pavillon de l'United States Navy United States Navy
Commanditaire 3e Congrès des États-Unis
Constructeur Joshua Humphreys (plans)
James Hackett (constructeur)
Chantier naval Portsmouth, New Hampshire
Commandé [4]
Quille posée 1795[5]
Lancement
Mise en service
Statut Détruite en 1834
Équipage
Commandant Capitaine James Sever (août 1799 - 1801)
Capitaine John Rodgers (avril 1803 - novembre 1803)
Capitaine Stephen Decatur (novembre 1803 - septembre 1805)
Capitaine John Smith (1811 - fin 1813)
Capitaine Charles Morris (1815 ; 1816 - 1817)
Capitaine Arthur Sinclair (1817 - 1818)
Capitaine John D. Henley (1819 - 1822)
Commodore James Biddle (1822 - 1823)
Équipage 340 officiers et membres d'équipage[4]
Caractéristiques techniques
Longueur 164 pieds (50 m) LPP[1]
Maître-bau 41 pieds (12,5 m)[1]
Déplacement 1 265 tonnes[4]
Propulsion Trois mâts à voiles
Caractéristiques militaires
Armement 1799[3]
28 canons de 18 livres
12 canons de 9 livres
1812[3]
20 canons de 32 livres
24 canons de 18 livres
Pavillon États-Unis

L'USS Congress est une frégate trois-mâts de 38 canons de l'United States Navy en service entre 1800 et 1834. Le nom du navire a été choisi par le président George Washington qui souhaitait promouvoir un organe majeur de la Constitution des États-Unis. Sa construction fut confiée le à James Hackett à Portsmouth, dans le New Hampshire. Elle est lancée le .

Il s'agit de l'une des six frégates originelles de l'United States Navy dont la construction fut autorisée par le Naval Act of 1794 dans le but de protéger les intérêts commerciaux des États-Unis en mer. L'architecte de marine Joshua Humphreys se voit confier la mise au point des plans de ces bâtiments avec la tâche de créer six nouvelles frégates, navires capitaux plus larges et mieux armées que les standards de l'époque.

Intégrée à la toute nouvelle United States Navy, les missions de la Congress consistent principalement à protéger les navires de commerce américains durant la quasi-guerre avec la France et contre les Barbaresques lors de la guerre de Tripoli, ou première guerre barbaresque que les États-Unis remportent en 1805. Au cours de la guerre anglo-américaine de 1812, la frégate Congress réalise de nombreuses patrouilles avec son sister-ship, le President et, à ces occasions, capture ou participe à la capture de vingt navires de la marine marchande britannique. À la fin de l'année 1813, du fait de l'absence de pièces de rechange et les dégâts consécutifs à ses combats, elle doit être placée dans la flotte de réserve jusqu'à la fin du conflit. Elle reprend du service en 1815 pour participer à la seconde guerre barbaresque et effectue à cette occasion de nombreuses patrouilles durant l'année 1816. Lors des années 1820, elle participe aux missions de suppression de la piraterie dans les Caraïbes, mais également à de nombreux voyages en Amérique du Sud et en Chine, où elle se trouve être le premier navire de guerre américain à s'y rendre. La Congress passe ses dix dernières années de service à quai, son rôle étant de loger les nouveaux marins à quai en attente de leur assignation sur un navire opérationnel. L'ordre de la détruire est finalement donné en 1834. L'opération prend fin la même année.

Construction

La Constellation, sister-ship de la Congress, en combat en mer, faisant feu de bâbord.
La Constellation, sister-ship de la Congress construite d'après les mêmes plans, ici sur un tableau la dépeignant lors du combat qui l'oppose à l'Insurgente (détail).

En 1785, des pirates barbaresques, notamment d'Alger, commencent à s'emparer de navires marchands américains en mer Méditerranée. Durant la seule année 1793, onze navires américains sont capturés, leurs équipages et leurs marchandises pris en otages en vue d'une rançon. Pour contrer cette menace, des propositions visant à pourvoir les navires de commerce d'escortes militaires sont avancées, dont résulte le Naval Act of 1794[6],[7]. Cette loi alloue des fonds permettant la construction de six frégates. Une clause stipule également que si un arrangement pacifique parvenait à être conclu avec Alger, la construction des navires serait alors interrompue[8],[9].

L'élaboration des plans de ces navires, confiée à l'architecte de marine Joshua Humphreys, est inhabituelle pour l'époque : les navires disposent d'une quille plus longue, mais le maître-bau est moins important tandis que les canons embarqués sont plus puissants. La conception prévoit la mise en place d'un échantillonnage en diagonal dans le but de réduire la formation d'un arc tout en donnant aux bâtiments un bordage extrêmement lourd. Ce procédé permet à la coque, plus massive, de gagner en résistivité, surtout en comparaison des frégates « conventionnelles » de l'époque. L'idée d'Humphrey est basée sur le fait que les États-Unis, fondés depuis peu, ne peuvent se permettre de construire des navires aussi majestueux que les navires européens qui sont des navires de ligne allant jusqu'à environ 120 canons[10],[11],[12].

Le nom du navire est choisi par le président George Washington en référence à un organe essentiel prévu par la Constitution des États-Unis[8],[13]. La quille est indiquée comme posée en 1795 au chantier naval de Portsmouth, dans le New Hampshire[5]. James Hackett est chargé de diriger la construction du bâtiment et le capitaine James Sever d'en effectuer la supervision. Sa construction progresse lentement, puis est complètement suspendue en , lorsqu'un traité de paix est signé avec la régence d'Alger[14],[15]. La Congress mouille alors au chantier de Portsmouth, inachevée, avant que les relations avec la France ne se détériorent en 1798 et que commence la quasi-guerre. À la demande du président John Adams, des fonds sont votés le de la même année afin d'en finir la construction[16].

Le coût total de sa construction s'élève à 197 246 $[17].

Armement

Plans de la coque de la Congress de profil.
Dessin de la coque de la Congress et de la Constellation.

Le Naval Act of 1794 prescrivait la construction de frégates de 36 canons. Cependant, la Congress et son sister-ship, la Constellation furent reclassées en 38 canons du fait de leurs dimensions plus importantes : 164 pieds (50 m) de long pour 41 pieds (12,5 m) de large[1],[2],[note 1].

La classification de la Congress comme frégate de 38 canons n'est toutefois qu'une approximation étant donné qu'elle a souvent emporté jusqu'à 48 canons[18]. Les navires de cette époque ne disposent pas de pièces installées de manière permanente, contrairement aux navires actuels. Les canons sont en effet construits pour pouvoir être souvent échangés entre les navires en fonction des besoins du moment et des disponibilités. Chaque commandant équipe son bâtiment selon ses propres exigences, en tenant compte de facteurs comme le poids total du navire, l'importance de l'équipage ainsi que la route à emprunter, déterminant des conditions météorologiques différentes et donc des environnements plus ou moins adaptés au transport de nombreuses pièces. En conclusion, l'armement d'un navire peut beaucoup varier au cours de sa période opérationnelle, et ces changements ne sont pas toujours consignés[19].

Durant son premier voyage, durant la quasi-guerre contre la France, la Congress est armée de quarante canons, dont vingt-huit de 18 livres (kg) et douze de 9 livres (kg)[3]. Au cours de la guerre de 1812, elle est armée cette fois-ci d'un total de quarante-quatre pièces : vingt-quatre de 18 livres (kg) et vingt de 32 livres (15 kg)[3].

Carrière

Notes et références

Voir aussi

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