Un temps pour changer

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PaysDrapeau de l'Argentine Argentine
Directeur de publicationAusten Ivereigh
Un temps pour changer
Auteur Pape François
Pays Drapeau de l'Argentine Argentine
Préface Benoist de Sinety (en français)
Directeur de publication Austen Ivereigh
Genre Essai
Version originale
Langue Italien
Titre Ritorniamo a sognare
Éditeur Edizioni Piemme
Lieu de parution Segrate
Date de parution
Version française
Traducteur Natalia Trouiller
Charles Rochas
Nombre de pages 220

Un temps pour changer, dont le titre original italien est « Ritorniamo a sognare » Revenons au rêve ») est un ouvrage écrit par le pape François, en collaboration avec Austen Ivereigh. Présenté à la presse le , il paraît en librairies le simultanément en dix langues, dont le français.

L'ouvrage est présenté comme une réponse du pape à la crise du monde moderne, amplifiée et mise au jour par la pandémie de Covid-19, ainsi que comme un prolongement des encycliques Laudato si' et Fratelli tutti.

Le contexte de l'écriture du livre est la pandémie de Covid-19 ayant frappé le monde entier. Le pape estime que cette crise « semble unique » parce qu'elle est mondiale, mais qui n'est que « plus visible » que d'autres drames qui continuent de nuire à l'humanité. Austen Ivereigh, avec qui le pape s’est entretenu pour constituer cet ouvrage, analyse la prise de position du pape en pleine pandémie, le , comme celle d'« un pilote dans la tempête pour guider l'humanité à travers l'une de ses nuits les plus sombres »[1].

Contenu

Le livre traite notamment des « trois Covid », c'est-à-dire des rapports personnels du pape à la maladie, au déracinement et au pouvoir[2] : le premier est la maladie pulmonaire qu'il a contractée en août 1957 et qui a menacé sa vie. Le second est son exil volontaire en Allemagne en 1986, pour terminer ses études. Enfin, la quarantaine de vingt-deux mois qu'il accomplit au début des années 1990 sur demande de ses supérieurs dans un couvent de Cordoue[1]. Il relit l'année de pandémie comme un temps « de seuil […] le moment de rêver en grand […] pour repenser nos priorités »[3].

Il utilise pour cela l'image du labyrinthe, qu'il emprunte à Jorge Luis Borges, un de ses auteurs favoris : le monde est selon lui prisonnier de ce labyrinthe, captif de la « culture du selfie », et incapable d'aller vers les autres[1].

François évoque dans le livre, ce qui est particulièrement remarqué par la presse, les peuples persécutés dans le monde : Rohingyas, Ouïghours, les Yézidis ou les chrétiens d'Égypte et du Pakistan[4].

Cette empathie est un fruit positif de l'isolement, d'après le pape, qui appelle ses lecteurs à se « laisser toucher par la douleur des autres » afin de sortir de cette crise mois égoïstes qu'avant. La fraternité y est décrite comme « la nouvelle frontière »[3].

Sa critique des dogmes économiques et sociaux en vigueur, déjà présente dans ses encycliques et dans les autres documents écrits lors de son pontificat, se poursuit. François attaque ainsi la théorie du ruissellement et défend avec vigueur le revenu de base[5].

Le pape s'en prend également dans le livre à ceux qui s'affirment chrétiens et rejettent les migrants, affirmant qu'ils déforment « de manière grotesque à la fois le christianisme et la culture […] La migration n'est pas une menace pour le christianisme, sauf dans l'esprit de ceux qui gagnent à prétendre qu'elle l'est »[6].

Publication

Réception

Notes et références

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