Une affaire française

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Type de série Mini-série
Genre Drame
Création Jérémie Guez
Alexandre Smia
Production Cheyenne Federation[1]
Une affaire française
Description de cette image, également commentée ci-après
Logo de la série
Type de série Mini-série
Genre Drame
Création Jérémie Guez
Alexandre Smia
Production Cheyenne Federation[1]
Acteurs principaux Guillaume de Tonquédec
Laurence Arné
Guillaume Gouix
Blandine Bellavoir
Laurent Stocker
Michaël Youn
Gérard Jugnot
Musique Alexandre Lessertisseur
R. Jericho
Pays d'origine Drapeau de la France France
Chaîne d'origine TF1
Nb. de saisons 1
Nb. d'épisodes 6
Format Couleur
Durée 52 minutes
Diff. originale
Site web Site officiel

Une affaire française est une mini-série dramatique française en 6 épisodes de 52 minutes, créée par Jérémie Guez et Alexandre Smia, diffusée sur TF1 du au et rediffusée sur TF1 Séries Films. Il s'agit de l'affaire Grégory, garçon de 4 ans retrouvé mort le . Ce fait divers, ainsi que le déroulement judiciaire de cette affaire avait mis la France en émoi et fut très médiatisé.

Le , à Lépanges-sur-Vologne, en fin d'après-midi, Christine Villemin laisse pour quelques minutes son fils de quatre ans, Grégory, dans son jardin, pour aller dans la cuisine. Elle y reçoit un coup de téléphone : son beau-frère, Michel Villemin, lui demande si son fils est toujours dans le jardin. Inquiète, elle court voir s'il est toujours là. Il n'y est plus. Après l'avoir cherché partout, autour de sa maison, elle signale sa disparition. Le même jour, le corps sans vie de l'enfant est retrouvé vers 21 h 15 à près de sept kilomètres de là, dans la Vologne, une rivière des Vosges. Cette affaire va rapidement attirer de nombreux journalistes, français puis étrangers et, dès le surlendemain, fait la une de la presse nationale.

Distribution

Acteurs principaux

 Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section proviennent du générique de fin de l'œuvre audiovisuelle présentée ici.

Acteurs secondaires

 Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section proviennent du générique de fin de l'œuvre audiovisuelle présentée ici.

Production

Développement

En 2020, TF1 décide d'adapter l’affaire Grégory en mini-série de six épisodes, créée et écrite par Jérémie Guez et Alexandre Smia. Elle est entièrement réalisée par Christophe Lamotte et produite par les sociétés Cheyenne Fédération et le groupe TF1[2],[3].

Attribution des rôles

En , on révèle les noms des acteurs présents dans la mini-série : Guillaume de Tonquédec endosse les costumes du gendarme Étienne Sesmat. Avant de s'engager à la mini-série, il était allé « à reculons », car il ne voulait « ni voyeurisme ni sensationnalisme », et n'était « pas très emballé à l’idée de jouer le gendarme Étienne Sesmat (…) » : il se voyait « jouer le juge Lambert »[4]. Blandine Bellavoir et Guillaume Gouix sont les époux Christine et Jean-Marie Villemin, ainsi que Michaël Youn en journaliste Jean-Michel Bezzina. Ce dernier se dit, dans une interview de Télé 7 jours, en , « fier de faire partie de cette aventure (…). Le plus compliqué va être d'entrer dans la peau d'un sale type, mais ça me passionne »[5]. Michel Vuillermoz incarne le rôle de Jean Ker, Laurence Arné en une autre journaliste, Laurent Stocker en juge Jean-Michel Lambert, Rufus en gendarme féru, Dominique Blanc en Marguerite Duras, Anne Benoît en Monique Villemin, mère de Jean-Marie, Gilbert Melki en maître Gérard Welzer, Thierry Godard en Jacques Corazzi, Stanley Weber en un autre journaliste et Anne Le Ny en aubergiste[2],[3].

Tournage

Ancien hôtel du prêteur royal devenu hôtel de ville jusqu'en 1955, sur la place de la République, à Haguenau, est servi de décors à la cour d'appel de Dijon.

Le tournage débute le à Strasbourg (Bas-Rhin) et à Sentheim (Haut-Rhin) pour la gare — d'où arrive la journaliste Jeanne Lombardie (Laurence Arné)[6]. Le , il est annulé en raison de la pandémie de Covid-19. La reprise a lieu . Le , l'équipe se rend à Haguenau pour les scènes de tribunal[7]. Il a également lieu à Muhlbach-sur-Bruche[8], Sélestat pour utiliser l'ancien commissariat transformé en gendarmerie[9], Obernai, Urmatt pour l'hôtel de la Poste[10],[11] et Sundhouse, en 67 jours[12].

Toutes prises de vues de la mini-série se sont tenues à plusieurs kilomètres de Lépanges-sur-Vologne, afin de ne pas heurter les sensibilités de la famille du petit Grégory Villemin[13].

Musique

La musique de la série est composée par Alexandre Lessertisseur et R. Jéricho, ayant déjà travaillé avec le réalisateur Christophe Lamotte pour les téléfilms Le Jour où j'ai brûlé mon cœur (2018) et La Part du soupçon (2019), ainsi que la mini-série Les Secrets (2018)[14].

Liste des pistes
  1. Une affaire française (générique) (00:48)
  2. Disparition (01:14)
  3. Patience (01:33)
  4. Dans les brumes (02:14)
  5. Vologne (01:49)
  6. Avocats (01:16)
  7. In the Dark (00:57)
  8. Arrivée à l'hôtel (01:15)
  9. L'adjudant (01:47)
  10. Interrogations (01:05)
  11. Troublant (01:55)
  12. Dans l'attente (01:35)
  13. Empathie (03:01)
  14. Rien à cacher (01:36)
  15. Reconstitution au crépuscule (02:23)
  16. Emballement médiatique (01:41)
  17. Tension médiatique (02:12)
  18. Réflexion longue vue (01:46)
  19. La poursuite (01:26)
  20. Un ange passe, un autre part (02:05)
  21. Un coupable de trop (01:51)
  22. À l'hôpital (01:19)
  23. C'est fait (02:33)
  24. Un corbeau, deux corbeaux (01:58)
  25. Pop Room (01:57)
  26. Fantômes dans la vallée (01:48)
  27. Engrenages et vengeance (01:29)
  28. Sur le fil (01:49)
  29. Sortie de prison (01:37)
  30. The Son of God (02:04)
  31. End It All (03:00)
  32. I Promise (03:32)

Fiche technique

Icône signalant une information Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques IMDb et Allociné, présentes dans la section « Liens externes ».

  • Titre original : Une affaire française
  • Création : Jérémie Guez et Alexandre Smia
  • Réalisation : Christophe Lamotte
  • Scénario : Jérémie Guez et Alexandre Smia, avec la collaboration de Trân-Minh Nam
  • Musique : Alexandre Lessertisseur et R. Jericho
  • Casting : Juliette Denis
  • Décors : Catherine Jarrier-Prieur
  • Costumes : Élisabeth Rousseau-Lehuger[1]
  • Photographie : Benoît Chamaillard[1]
  • Son : Benoît Iwanesco[1]
  • Montage : Aurique Delannoy et Christine Lucas Navarro[1]
  • Production : Aimée Buidine, Jérémie Guez et Julien Madon[15]
  • Coproduction : Pascal Breton et Lionel Uzan[15]
  • Sociétés de production : Cheyenne Federation[1] ; TF1, StarzPlay, RTS et RTBF (coproductions)
  • Sociétés de production : TF1 Distribution
  • Pays de production : Drapeau de la France France
  • Langue originale : français
  • Genre : drame
  • Durée : 6 × 52 minutes
  • Dates de diffusion :

Épisodes

  1. Ma vengeance est faite
  2. La Meute
  3. Les Filles de la poste
  4. Le Gouffre aux chimères
  5. Sublime, forcément sublime[note 1]
  6. La Femme la plus haïe de France

Accueil

Audiences

Épisode Diffusion Audience moyenne Classement
des audiences
Réf.
Jour Horaire Nombre de
téléspectateurs
Part de marché
(sur les 4 ans et plus)
1 Lundi 21:05 - 22:00 4 107 000 17,6 % 2e [16]
2 22:00 - 22:55 3 410 000 18,3 %
3 Lundi 21:05 - 22:00 3 090 000 13,9 % 2e [17]
4 22:00 - 22:55 2 630 000 14,4 %
5 Lundi 21:05 - 22:00 2 867 000 13 % 2e [18]
6 22:00 - 22:55 2 480 000 14 %
Moyenne finale 3 100 000 15,2 % - [19]
  • Le plus haut chiffre d'audience
  • Le plus bas chiffre d'audience

Critiques

Thomas Sotinel du Monde rassure que « les familiers du drame repéreront les raccourcis et les arrangements que le scénario, le casting et la mise en scène se sont autorisés. (…) Cette irruption de l’invention empêche Une affaire française de tirer un portrait convaincant de l’appareil médiatique qui s’est construit autour du drame (…). Mais la chorégraphie des cortèges de voitures de gendarmerie et de presse sur les routes des Vosges, la répétition d’interrogatoires dont on sait qu’ils ne donneront rien, la sobriété des interprétations finissent par donner une idée de la pesanteur de la chappe de mensonges et de fantasmes qui s’est abattue sur une famille, une région, puis un pays, sans que jamais les femmes et les hommes qui s’y trouvaient piégés ne puissent entrevoir une porte de sortie »[20].

Constance Jamet et François Aubel du Figaro jugent que "la minisérie événement de TF1 montre les limites de la «fiction du réel» et du «true crime». "Cette critique du débordement médiatique, à la distribution impeccable, reconstitue avec méticulosité le célèbre fait divers. Mais la fiction montre assez vite ses limites face à l’enfer de la réalité. L'ensemble donne l’impression de suivre un étrange docufiction où le romanesque se faufile par effraction"[21].

Emmanuelle Skyvington du Télérama ne semble pas convaincue de cette mini-série : « TF1 a choisi de traiter les premières années de l’affaire avec une volonté : restituer au maximum le réel. Un parti pris essentiel, mais à condition de s’y tenir totalement ! (…) Dès lors, pourquoi malmener les faits dans des scènes capitales qui manquent terriblement d’intensité et d’émotion ? »[22].

Commentaires

Notes et références

Voir aussi

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