Vaccin à sous-unités
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Un vaccin à sous-unités ou vaccin sous-unitaire[1] est un vaccin qui contient des parties purifiées d'agents pathogènes qui sont antigéniques ou nécessaires pour induire une réponse immunitaire protectrice[2],[3]. Au contraire d'un vaccin à virus atténué ou à virus inactivé, il ne contient que les parties antigéniques telles que des sous-unités protéiques, des polysaccharides[2],[3] ou des peptides. Puisqu'il ne contient aucune partie « vivante » de l'agent pathogène, il n'y a aucun risque qu'il introduise la maladie, il est plus sécuritaire et plus stable qu'un vaccin qui contient le pathogène complet[2]. Il présente deux autres avantages : la technique de production est bien documentée au XXIe siècle et il est efficace pour les personnes immunosupprimée[3]. Sa création, sa production et son inoculation présente des désavantages : la recherche de la bonne combinaison de fragments antigéniques exige du temps, il est plus complexe à fabriquer que certains vaccins à ARN, il peut exiger des adjuvants immunologiques pour augmenter son efficacité et des doses de rappel peuvent être nécessaires pour la même raison[3].
Les vaccins polyosidiques (= polysaccharidiques) activent les seuls lymphocytes B. Ils ne sont pas efficaces avant l'âge de deux ans. Ils ont une faible réponse mémoire et nécessitent plus de rappels[2],[4].
Les vaccins dit conjugués, sont des vaccins sous-unitaires qui lient chimiquement des antigènes faiblement immunisants (généralement des polysaccharides) à des protéines porteuses (ex: anatoxines tétaniques ou diphtériques) pour les rendre plus immunogènes[2],[5]. Par contraste les vaccins purement polyosidiques sont souvent qualifiés de « non-conjugués ».