Vallée et coteaux du Boulou

From Wikipedia, the free encyclopedia

Vallée et coteaux du Boulou
Image illustrative de l’article Vallée et coteaux du Boulou
Le vallon du Boulou à l'est du lieu dit les Farges, à Paussac-et-Saint-Vivien.

Pays France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Nontron
Villes principales La Chapelle-Montmoreau
Saint-Crépin-de-Richemont
Coordonnées 45° 24′ 25″ nord, 0° 35′ 06″ est
Superficie approximative 16,45 km2
Relief vallée du Boulou et coteaux
Faune remarquable Cistude,
Genette commune,
Loutre d'Europe,
Vison d'Europe
Flore remarquable Colchique d'automne,
Droséra à feuilles rondes,
Fritillaire pintade
Classement ZNIEFF de type II
Régions et espaces connexes Zone tourbeuse du Bois d'Enfer,
Réseau hydrographique et coteaux du Boulou amont,
Réseau hydrographique et coteaux du Boulou aval
Géolocalisation sur la carte : Dordogne
(Voir situation sur carte : Dordogne)
Vallée et coteaux du Boulou
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Vallée et coteaux du Boulou

Le site Vallée et coteaux du Boulou est une ZNIEFF française du département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Dans le nord du département de la Dordogne, en partie à l'intérieur du parc naturel régional Périgord-Limousin, le site « Vallée et coteaux du Boulou »[1],[2] s'étend sur 1 645,66 hectares, sur le territoire de six communes (Bourdeilles, La Chapelle-Montmoreau, Creyssac, Paussac-et-Saint-Vivien, Saint-Félix-de-Bourdeilles, Sceau-Saint-Angel et quatre anciennes communes : La Gonterie-Boulouneix, Saint-Crépin-de-Richemont et Saint-Julien-de-Bourdeilles intégrées à la commune nouvelle de Brantôme en Périgord, ainsi que partiellement, à l'est, au sud et au sud-ouest de Puygombert, Léguillac-de-Cercles, intégrée à la commune nouvelle de Mareuil en Périgord.

Environ 30 % de la superficie de cette zone se trouve sur le territoire de Saint-Crépin-de-Richemont, 20 à 22 % sur ceux de La Gonterie-Boulouneix et Paussac-et-Saint-Vivien, 5 à 7 % pour les territoires de La Chapelle-Montmoreau, Saint-Félix-de-Bourdeilles, Saint-Julien-de-Bourdeilles et Sceau-Saint-Angel, 3 % pour celui de Bourdeilles, et moins de 1 % pour Creyssac et Léguillac-de-Cercles.

La zone s'étage entre 90 et 230 mètres d'altitude sur des coteaux qui bordent plusieurs cours d'eau : la quasi-totalité du cours du Boulou, depuis sa source jusqu'à la route départementale 106, située 200 mètres avant sa confluence avec la Dronne ainsi que ses affluents, le Belaygue sur les cinq derniers kilomètres, en aval de la route de Boulouneix à Saint-Julien-de-Bourdeilles, et le Jallieu sur les trois derniers kilomètres, en aval du Moulin de la Berterie[2].

Description

Le site « Vallée et coteaux du Boulou » est une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II[1], c'est-à-dire qu'elle représente un ensemble naturel riche ou peu modifié, qui offre des potentialités biologiques importantes. Elle possède un rôle fonctionnel ainsi qu'une cohérence écologique et paysagère et inclut trois ZNIEFF de type I plus restreintes : la « Zone tourbeuse du Bois d'Enfer »[3], « Réseau hydrographique et coteaux du Boulou amont »[4] et « Réseau hydrographique et coteaux du Boulou aval »[5]. La superficie de la ZNIEFF de type II est plus de deux fois supérieure à la somme de celles des trois ZNIEFF de type I qu'elle inclut, notamment par la présence de zones de jonction entre les trois ZNIEFF de type I mais aussi par une prise en compte plus étendue des coteaux, principalement dans la partie aval.

La ZNIEFF « Vallée et coteaux du Boulou » est essentiellement composée des vallées des cours d'eau, parfois très encaissées, et des coteaux calcaires qui les bordent ; son intérêt majeur réside dans la présence de quarante espèces déterminantes dont trente-sept animaux (cinq amphibiens, un crustacé, quinze insectes, sept mammifères, sept oiseaux et deux reptiles) et trois plantes[1].

Des recensements y ont été effectués aux niveaux faunistique et floristique[1].

La vallée du Boulou représente « un intérêt national » par la « richesse exceptionnelle » en espèces d'insectes, notamment en Lépidoptères et en Odonates[1].

Faune recensée

Espèces déterminantes

Trente-sept espèces déterminantes d'animaux y sont répertoriées en 1999, 2003 et 2004 :

Autres espèces

Plus de cinq cents autres espèces animales y ont été recensées[1] :

Protection de la faune

  • Les treize espèces d'amphibiens de la ZNIEFF sont protégées sur l'ensemble du territoire français[6] et sept d'entre elles sont de plus protégées au titre de la Directive habitats de l'Union européenne[1] : l'Alyte accoucheur, la Grenouille agile, la Grenouille rousse, la Rainette méridionale, la Rainette verte, le Sonneur à ventre jaune et le Triton marbré.
  • L'Écrevisse à pattes blanches est protégée sur l'ensemble du territoire français[7] et au titre de la Directive habitats[1].
  • Cinq espèces d'insectes  une libelllule, trois papillons et un coléoptère  sont protégées sur l'ensemble du territoire français : l'Agrion de Mercure, le Cuivré des marais, le Damier de la succise , le Sphinx de l'épilobe, ainsi que le Cerf-volant (mâle) ou la Grande biche (femelle)[8] et les quatre premiers le sont également au titre de la Directive habitats[1].
  • Dix espèces de mammifères de la ZNIEFF sont protégées sur l'ensemble du territoire français[9] : la Genette commune, la Loutre d'Europe, et le Vison d'Europe, ainsi que sept espèces de chauves-souris : le Grand rhinolophe, le Murin de Daubenton, le Murin de Natterer, la Noctule commune, le Petit rhinolophe, la Pipistrelle commune et le Vespertilion de Bechstein. Parmi les dix espèces précitées, huit sont également protégées au titre de la Directive habitats de l'Union européenne[1], tout comme la Martre des pins et le Putois. De plus, deux d'entre elles, la Loutre d'Europe et le Vison d'Europe, sont en danger d'extinction en France[10].
  • Douze espèces d'oiseaux de la ZNIEFF sont protégées au titre de la Directive oiseaux de l'Union européenne[1] : la Bondrée apivore, le Busard cendré, le Busard Saint-Martin, la Cigogne blanche, la Cigogne noire, le Circaète Jean-le-Blanc, l'Engoulevent d'Europe, le Faucon pèlerin, la Grue cendrée, le Martin-pêcheur d'Europe, le Pic mar et le Pic noir ; elles sont donc protégées sur l'ensemble du territoire français[11], de même que 59 autres espèces : l'Accenteur mouchet, la Bergeronnette des ruisseaux, la Bergeronnette grise, le Bruant jaune, le Bruant proyer, le Bruant zizi, la Buse variable, le Chardonneret élégant, la Chevêche d'Athéna, la Chouette effraie, la Chouette hulotte, le Cincle plongeur, le Coucou gris, l'Épervier d'Europe, le Faucon crécerelle, le Faucon hobereau, la Fauvette à tête noire, la Fauvette grisette, le Gobemouche gris, le Grèbe castagneux, le Grimpereau des jardins, le Gros-bec casse-noyaux, le Héron cendré, le Hibou moyen-duc, l'Hirondelle de fenêtre, l'Hirondelle rustique, la Huppe fasciée, l'Hypolaïs polyglotte, la Linotte mélodieuse, la Locustelle tachetée, le Loriot d'Europe, le Martinet noir, la Mésange à longue queue, la Mésange bleue, la Mésange charbonnière, la Mésange huppée, la Mésange nonnette, le Moineau domestique, le Moineau friquet, le Moineau soulcie, le Pic épeiche, le Pic épeichette, le Pic vert, le Pinson des arbres, le Pipit des arbres, le Pouillot de Bonelli, le Pouillot siffleur, le Pouillot véloce, le Roitelet huppé, le Rossignol philomèle, le Rouge-gorge familier, le Rougequeue noir, le Serin cini, la Sittelle torchepot, le Tarier pâtre, le Tarier des prés, le Traquet motteux, le Troglodyte mignon et le Verdier d'Europe.
  • Les huit espèces de reptiles de la ZNIEFF sont protégées sur l'ensemble du territoire français[6] et trois d'entre elles, la Cistude, le Lézard à deux raies et le Lézard des murailles, sont de plus protégées au titre de la Directive habitats[1].

Flore recensée

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI