Variations sur un thème original, op. 9 de Weber
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| Variations sur un thème original op. 9 / J. 55 | |
| Genre | Variations pour piano |
|---|---|
| Nb. de mouvements | 8 |
| Musique | Carl Maria von Weber |
| Durée approximative | 17 min |
| Dates de composition | 1808 |
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Les Variations sur un thème original, op. 9 sont une œuvre pour piano-forte de Carl Maria von Weber composée à Stuttgart, en 1808. Elle porte la référence J. 55 dans le catalogue des œuvres du compositeur établi par Friedrich Wilhelm Jähns.
Carl Maria von Weber compose ses Sept variations sur un thème original en 1808[1]. Le compositeur est alors à Stuttgart, où « il n'y avait qu'un seul virtuose qui aurait pu inciter Weber à se remettre à composer pour le piano — et ce virtuose n'était autre que lui-même », comme le note son biographe John Warrack[2].
La partition porte les références op. 9, J. 55 dans le catalogue des œuvres du compositeur établi par Friedrich Wilhelm Jähns[3].
Présentation
L'œuvre est en huit mouvements, toujours à ![]()
:
- Thème. Andante en fa majeur ;
- Variation I. Leggiermente ;
- Variation II. Legato ;
- Variation III. Con fuoco ;
- Variation IV. Spagnuolo moderato ;
- Variation V. Vivace, legatissimo ;
- Variation VI. Fantasia, largo, avec quelques mesures Recitativo, à

(noté
) ; - Variation VII. Tempo primo, lusingando.
La durée d'exécution est d'environ 17 min[4].
Analyse
Guy Sacre note la date de ces Variations sur un thème original, 1808, « année pianistique, celle du Momento capriccioso, op. 12 et de la Grande Polonaise, op. 21. Pièces brillantes. Brillantissimes également, ces variations[5] ». Si le thème est « assez quelconque », il est « métamorphosé dans la variation finale, qui lui donne un halo d'arpèges en triolets aux deux mains, le développe et l'embellit de modulations imprévues, qui sonnent déjà comme du Schubert[5] ».
Pour John Warrack, ces variations « n'ont d'autre intérêt que l'étalage subtil d'une technique de piano. L'Allgemeine musikalische Zeitung se plaint de l'écartement excessif des doigts qu'elles exigent. Weber avait des mains d'une taille exceptionnelle dont l'écartement couvrait des douzièmes. […] Du Leggiermente en forme de toccata de la première variation à la nécessité de faire ressortir la ligne mélodique sur un flot de triolets dans la septième, ces variations composent une agréable pièce d'étude[2] ». Cependant, « ni le caractéristique Spagnuolo moderato de la quatrième variation, ni laa Fantasia qui tend vers l'opéra de la sixième variation ne lui donnent suffisamment de poids pour en faire une œuvre de concert — sinon pour reposer les esprits après des œuvres plus importantes[6] ».
Discographie
- Weber, Piano music, vol. 3 — Alexander Paley (piano), enregistré du 10 au 15 janvier 1994 (Naxos, 8.550990)