Vereux

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Localisation

Vereux est une commune située dans la région culturelle et historique de Franche-Comté.

Elle se trouve dans l'aire d'attraction de Gray, dans la zone d'emploi de Besançon et dans le bassin de vie de Dampierre-sur-Salon[I 1]

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Autet, Beaujeu-Saint-Vallier-Pierrejux-et-Quitteur, Dampierre-sur-Salon, Denèvre, Montot, Montureux-et-Prantigny et Oyrières.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 9,02 km2 ; son altitude varie de 191 à 253 mètres[1].

Hydrographie

Carte hydrographique de la commune.

Le territoire communal est limité à l'est par le lit de la Saône, l'un des principaux affluents du fleuve le Rhône.

Le Ru le Fossé y conflue.

Le Bief de Vereux est une dérivation éclusée de la Saône, construite vers 1840 pour une première part, et vers 1880 pour la seconde, afin de rendre la Saône navigable. Il s'étend sur les communes de Savoyeux, Mercey-sur-Saône, Autet, Beaujeu-Saint-Vallier-Pierrejux-et-Quitteur et Vereux[2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat océanique altéré[5] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[6]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 903 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 8,7 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Chargey-lès-Gray à 7 km à vol d'oiseau[9], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 834,3 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −18,2 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Vereux est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2].

Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Gray, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 63 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (59,6 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (56,5 %), forêts (33,6 %), eaux continentales[Note 3] (3,6 %), zones urbanisées (3,4 %), zones agricoles hétérogènes (2,8 %)[12].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement

En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 139, alors qu'il était de 136 en 2016 et de 133 en 2011[I 5].

Parmi ces logements, 77,6 % étaient des résidences principales, 9,4 % des résidences secondaires et 13 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 90,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 9,8 % des appartements[I 6].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Vereux en 2021 en comparaison avec celle de la Haute-Saône et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (9,4 %) supérieure à celle du département (6,2 %) mais inférieure à celle de la France entière (9,7 %).

Le logement à Vereux en 2021.
Typologie Vereux[I 6] Haute-Saône[I 7] France entière[I 8]
Résidences principales (en %) 77,6 83,2 82,2
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 9,4 6,2 9,7
Logements vacants (en %) 13 10,6 8,1

Voies de communication et transports

La commune est située sur l'ancienne route nationale 70 (actuelle RD 70), qui donne un accès aisé à Gray, Dampierre-sur-Salon et Vesoul.

La ligne de Vaivre à Gray passe sur le territoire communal, mais n'est plus exploitée.

Toponymie

Appellations successives : Les habitants de Vereux se nomment : " Les Véruxois "

  • en 1264 : Veruz.
  • en 1266 : Apud-Verum.
  • en 1316 : Veruz-sus-Saône.
  • en 1421 : Vuruz.
  • en 1570 : Vereul et également Vereilx.
  • en 1635 : Vereulx.
  • enfin à partir de 1707 : Vereux.

Histoire

Antiquité

La présence à Vereux des ruines d'un aqueduc gallo-romain permet de dater à l'antiquité l'établissement d'une cité en ce site[13].

Moyen Âge

Des fouilles ont aussi révélées des sculptures mérovingiennes, certifiant que la commune n'a pas disparu avec l'empire romain, et établissant une continuité[13].

L'église existait déjà comme chapelle au XIIe siècle (la chapelle dépendait de l'Abbaye Régulière Notre Dame de Corneux, abbaye fermée à la Révolution en 1790).

Garnier II de Rochefort, chapelain cistercien est cité à Vereux en 1132. Ancien abbé d'Auberive et de Clairvaux, il devient évêque de Langres de 1193 à sa mort en 1199[14].

En 1422 Jacques de Beaujeu (abbé de Corneux) vient officier à la chapelle de Vereux (archives diocésaines de Dijon).

Vuillemin de Vereux, damoiseau vivait en 1313. La même année Guillaume de Vereux et Simone de Montrevel (sa femme) reconnurent les droits de l'Abbaye de Corneux sur la grange de Vereux. Abbaye fondée en 1133, par Rimbaud (Reinbaldus de Spechbach) prieur, chanoine de Saint-Paul de Besançon, ordre des Prémontrés. Ordre créé par Norbert de Xanten (1080-1134) qui reçut Confirmation Pontificale en 1141 par le pape Innocent II.

Odon de Vereux vivait en 1385, et Jean de Vaire beau-frère de Thibaut de Blamont (1371-1461), seigneur de Vellexon fit cette année hommage pour Vereux à Jean II de Ray (? - 1394), seigneur de Beaujeu, Chevalier, Gardien du Comté de Bourgogne. Jean II de Ray a été inhumé dans l' Abbaye Cistercienne de La Charité (diocèse de Besançon à cette époque) qui se trouvait à Neuvelle-les-La-Charité (Haute-Saône) fondée en 1133 et disparue (détruite !) en 1791.

Temps modernes

Au XVIIIe siècle, Vereux était connu pour son marché au blé[15].

Vereux faisait partie de la terre de Beaujeu, mais elle se partagea en plusieurs seigneuries dites de Beaujeu- Thoraise- Mandres et Mairey.

En 1478, Jean IV d'Achey (mort le inhumé ainsi que sa femme au Couvent des Grands Carmes de Besançon), Chevalier de Saint-Georges (1486), nomme par testament en 1510 sa femme Adrienne de Vaudrey (décédée en 1519) pour la terre de Vereux.

En 1513, Charles d'Achey, chevalier de Saint-Georges (1522), écuyer de Charles-Quint, accompagne l'Empereur d'Espagne en 1521 et périt sur mer l'année suivante en passant d'Espagne en Italie avec Raphaël de Médicis. Charles d'Achey se distingua en 1506, parmi 17 chevaliers Comtois par sa " Magnificence et son Adresse " au Tournoi de Valladolid.

Les quatre seigneuries (Beaujeu, Thoraise, Mandres et Mairey) sont réunies au XVIIIe siècle par la famille d'Hennezel, famille de maîtres verriers depuis 1390, originaires de Bohême et propriétaires entre autres de la cristallerie - verrerie de La Rochère depuis 1600.

Le dernier seigneur est Antoine François d'Hennezel, comte de Vereux et de Beaujeu. Il affranchit les habitants de Vereux en 1776. A.F. d'Hennezel est mort le 20 germinal an VIII (). Il est inhumé à Chargey-lès-Gray.

Charles Pautenet, Procureur du Roi en la Maîtrise des Eaux et Forêts de Gray, obtint quoique non noble, la permission d'acquérir un fief à Vereux le 6 janvier 1706. Il fut anobli par la suite... Charles Pautenet est défait de son office de Procureur du Roi le 29 mai 1703 et obligé d'abandonner les services de Sa Majesté (Louis XIV) car il négligeait tellement les fonctions que toutes les affaires restaient sans poursuites, étant dans les intérêts et dévoué à des seigneurs et dames de la province et en son nom intéressé en des fermes et forges... (in conférence de l'ordonnance de Louis XIV sur le fait des eaux et forêts. (extrait des registres du Conseil d'Etat no 1597.art.4/page 501) Charles Pautenet est mort à Vereux le 14 mai 1725 et a été inhumé le lendemain dans " La Grande Tombe " de l'église Saint-Léger de Vereux. Cérémonie dirigée par Jean-Baptiste Petithuguenin (1690-1770) curé de Vereux.

Époque contemporaine

En 1854, le choléra, qui sévit de mai à septembre et particulièrement à Vereux, où le nombre d'inhumations devint très important, justifia la création d'un nouveau cimetière suppléant l'ancien autour de l'église.(48 décès) Une demande pour installer un nouveau cimetière est faite par Froissardey Etienne, curé de Vereux (1810- mort et inhumé à Vereux le 27 mai 1864) conjointement avec Gabriel Cottet (1796-1865) maire de Vereux, le comte de Revel et Mademoiselle la baronne Villatte le au cardinal Césaire Mathieu (1796-1875) archevêque de Besançon, car il n'y a plus de place au cimetière de l'église... La réponse positive est donnée par le cardinal le .

La commune a été desservie par la gare de Vereux sur la ligne de Vaivre à Gray. Cette ligne, mise en service en 1853, a vu cesser son service voyageur en 1970 et n'est plus exploitée[16].

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Vesoul du département de la Haute-Saône[I 1].

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Dampierre-sur-Salon[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton de Dampierre-sur-Salon porté de 29 à 50 communes

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription de la Haute-Saône.

Intercommunalité

Vereux est membre de la communauté de communes des Quatre Rivières, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1996 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Liste des maires

Liste d'échevins d'Ancien régime
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
vers 1758   Antoine Fricot   Échevin
novembre 1761   Vincent Royer   Échevin
septembre 1789   Christophe Prenant   Échevin
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
février 1790   Claude-Antoine Jacquard    
novembre 1791   Sébastien Cointe   Propriétaire vigneron
décembre 1792   Christophe Prenant   Vigneron, cultivateur
avril 1795   Jean-Baptiste Jacquin    
octobre 1800   Jean-Baptiste Demontant   Cultivateur
septembre 1807   Antoine Dieux   Maître maçon tailleur de pierre
15 janvier 1808 Marc Falatieu    
8 mai 1808   Jean-Claude Lansard   Forgeron taquier et déchireur de bateaux
2 octobre 1814   Marc Falatieu   Lieutenant de Louveterie, maître de Forges, chevalier de la Légion d'honneur (29 octobre 1814)
1er novembre 1831 26 septembre 1837 Hubert Prenant   Vigneron propriétaire
27 janvier 1838   Joseph Caisey   Cabaretier
11 septembre 1848 10 juin 1849 Valentin Lansard   Cultivateur propriétaire
20 juin 1849   Gabriel Cottet   Négociant, régisseur de la comtesse G.d'Hennezel
  Claude Vernier   Cultivateur propriétaire
2 aout 1869   Pierre Félin   Cultivateur propriétaire
2 octobre 1870   Pierre Raclot   Avocat, docteur en droit
22 novembre 1874   Pierre Lhuguenot   Cordonnier, propriétaire
1876   Pierre Chevillot   Cultivateur
21 janvier 1878   Jean Richard   Cultivateur
4 mai 1884   Joseph Bouillet   Propriétaire cultivateur
23 janvier 1891   Jean Richard   Propriétaire, cultivateur
15 mai 1892   Jean-Baptiste Rondot   Contremaître mécanicien aux Grands-Moulins de Vereux
20 mai 1900   Abel Mariotte   Directeur, propriétaire des Grands-Moulins de Vereux
16 février 1916   Joseph Lavaitte    
9 novembre 1920   Victor Carillon   Professeur
7 mai 1925   Henri Mariotte   Directeur des Grands Moulins de Vereux. S.A. des Minoteries de l'Est.
11 mai 1929   Albert Bague   Cultivateur propriétaire, chevalier de la Légion d'honneur le 20 mai 1962
18 juin 1966   Étienne Maire    
18 mars 1977   Alain Cuney   Professeur
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1980 1989 Alain Cuney    
1989 mars 2014[17] Charles Gauthier[18],[19] RPR Éducateur spécialisé puis directeur général de la Sauvegarde à Vesoul
Conseiller général de Dampierre-sur-Salon (1992 → 2015[20])
Président de la CC 4 rivières (? → 2014)
mars 2014[21] juillet 2020 Céline Derre-Foissotte    
juillet 2020[22] juin 2022[23] Ludovic Lavaitte   Agriculteur
Mort en fonction
septembre 2022[24] en cours
(au 16 décembre 2022)
James Buthiau   Employé retraité

Équipements et services publics

Équipements sociaux et sociaux-culturels

Le centre éducatif et professionnel (CEP) Les Chenevières est implanté à Vereux[25].

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[27].

En 2023, la commune comptait 208 habitants[Note 4], en évolution de −8,37 % par rapport à 2017 (Haute-Saône : −1,47 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
342395438495514508530555514
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
452458436415420350353365327
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
322325315242266241245242193
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
183171266243205204231237251
2014 2019 2023 - - - - - -
233219208------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités

  • Fête du village le , le jour de la Saint-Léger.

Économie

En 2019, le taux de chômage y est de 6,9 %, et le taux d'activité des 19 à 64 ans de 84,8 %. Le revenu médian, quant à lui, y est de 21 620 €[29].

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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