Vero

commune française du département de la Corse-du-Sud From Wikipedia, the free encyclopedia

Vero est une commune française située dans la circonscription départementale de la Corse-du-Sud et le territoire de la collectivité de Corse. Elle appartient à l'ancienne piève de Celavo.

Faits en bref Administration, Pays ...
Vero
Vero
Le village de Vero.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité territoriale unique Corse
Circonscription départementale Corse-du-Sud
Arrondissement Ajaccio
Intercommunalité Communauté de communes Celavu-Prunelli
Maire
Mandat
Marie-France Orsoni
2020-2026
Code postal 20172
Code commune 2A345
Démographie
Population
municipale
640 hab. (2023 en évolution de +10,54 % par rapport à 2017)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 03′ 49″ nord, 8° 55′ 59″ est
Altitude 450 m
Min. 180 m
Max. 1 244 m
Superficie 23,39 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Ajaccio
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Gravona-Prunelli
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Vero
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Vero
Géolocalisation sur la carte : Corse
Voir sur la carte topographique de Corse
Vero
Géolocalisation sur la carte : Corse
Voir sur la carte administrative de Corse
Vero
    Fermer

    Géographie

    Géologie et relief

    Vero se situe dans la haute vallée de la Gravona, à un peu plus de 20 km au nord d'Ajaccio, sur la RT 20 menant à Corte et Bastia. Le village est étagé en fer à cheval à flanc de montagne, sur la RD 4 qui monte au col de Tartavello. Il présente une remarquable homogénéité architecturale composée de maisons anciennes de granit gris, de voûtes et de vieux toits[1]. Plusieurs hameaux composent la commune : Fiascu, Costeglia, Suaricchio, Vignacce, Squarcione et Calzatoja[2].

    Bloc de syénite rouge de Vero.

    La superficie de la commune est de 2 339 hectares dont 310 hectares de forêt territoriale[3] et 48 hectares de forêt communale[4]. Le territoire s'étend entre la rivière la Gravona au sud et la crête limitrophe de la vallée du Cruzzini au nord. À l'ouest du village se trouve un gisement de syénite rouge, constitué par le rocher "U Castellu" et ses abords. Sa teinte rouge pourpre vif lui confère un cachet particulier que l'on ne retrouve dans aucune autre roche corse[5].

    Risques majeurs

    La commune est soumise aux risques majeurs suivants : feu de forêt, inondation, mouvement de terrain, tempête, séisme, radon et transport de matières dangereuses[6].

    Hydrographie et eaux souterraines

    Cours d'eau traversant la commune :

    • Rivière la Gravona[7],
    • Ruisseaux d'Erbaju, de Mondone, de Pantanu et de Vignola, affluents de la Gravona[8].

    Voies de communication et transports

    Voies routières

    Transports en commun

    La commune est desservie par le bus Ajaccio-Carbuccia (Bellini Transports) qui s'arrête à Suaricchio. La ligne centrale Ajaccio-Bastia du Chemin de fer de la Corse propose un arrêt facultatif en gare de Carbuccia (près de Suaricchio)[9].

    Communes limitrophes

    Communes limitrophes de Vero
    Azzana,
    Salice
    Lopigna,
    Sari-d'Orcino
    Vero Ucciani
    Carbuccia,
    Tavaco

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Vero est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Ajaccio, dont elle est une commune de la couronne[Note 1],[11]. Cette aire, qui regroupe 79 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[12],[13].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (91,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (91,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (69,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (20,1 %), zones agricoles hétérogènes (7,4 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (1,9 %), zones urbanisées (1,1 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Toponymie

    En bas latin, verus et verum servent à désigner une prairie ou un pâturage communal, ce qui peut faire référence au site antique dans la petite plaine alluviale de la Gravona, près du hameau de Suaricchio[15].

    Histoire

    Plusieurs objets du néolithique ont été trouvés sur la commune, dont une hache polie en quartz[16],[17]. De nombreuses traces de l'époque romaine (monnaies, poteries) ont été relevées sur l'ancien village de Vero, situé près de la Gravona, au lieu-dit Poggio[18],[19].

    Au Moyen Âge, Vero est le centre de la piève de Celavo avec une église piévane datée du XIe siècle[20],[21],[Note 2]. Au XVIe siècle, le site en fond de vallée est délaissé au profit de l'emplacement actuel sur la route du col de Tartavello[22]. La nouvelle église Saint-Jean-Baptiste y est construite au XVIIe siècle[23]. Au XVIIIe siècle, les statuts de la confrérie de Vero sont approuvés par l'évêque d'Ajaccio[24],[25].

    Trente-huit enfants de Vero sont morts pour la France entre 1914 et 1956 : trente-deux lors de la Première Guerre mondiale, un lors de la guerre du Rif, quatre lors de la Seconde Guerre mondiale et un lors de la guerre d'Algérie[26].

    Économie

    Le village de Vero en 1950.

    Vero tire ses ressources de l’agriculture, de l’élevage et du tourisme. Plusieurs structures de restauration et d’hébergement existent sur la commune : un camping, une auberge de jeunesse, des gîtes ruraux, des chambres d’hôtes et trois restaurants.

    La cité des tortues "A Cupulatta", sur un site naturel de 2,5 hectares, a pour vocation l'élevage, l'étude et la protection des tortues terrestres et aquatiques du monde entier. Un parc acrobranche offre la plus grand parcours aventure de Corse. Vero possède un terrain de pratique de parapente[27] et un circuit de moto-cross[28].

    Au XIXe siècle, les principales productions sont les châtaignes, le bois de construction et le menu bétail[29].

    Politique et administration

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    avant 1868 ? Dominique Giacomaggi   Médecin
    1989 1995 Jean-Michel Orsoni    
    1995 1999 Marinette Orsoni    
    1999 2020 Christian Leca REG Retraité
    2020 2026 Marie-France Orsoni SE Retraitée
    Fermer

    Intercommunalité

    Vero est membre de la communauté de communes Celavu-Prunelli et adhère au parc naturel régional de Corse (parcu di Corsica).

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[31].

    En 2023, la commune comptait 640 habitants[Note 3], en évolution de +10,54 % par rapport à 2017 (Corse-du-Sud : +7,03 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
    335349357345334421444445489
    1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
    487524535612637680718626625
    1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
    804649514520531514332310279
    1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017
    261147241296351438451506579
    Davantage d’informations - ...
    2022 2023 - - - - - - -
    629640-------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2006[33].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Enseignement

    Établissements d'enseignements[34] :

    • École maternelle,
    • Écoles primaires à Vero, Carbuccia, Peri, Mezzana, Tavera,
    • Collèges à Sarrola-Carcopino, Vico, Ajaccio,
    • Lycées à Ajaccio.

    Cultes

    Culture locale et patrimoine

    Andreas Mikkelsen traverse Vero lors du Tour de Corse 2018.

    La fête patronale de la Saint-Jean-Baptiste se déroule le 24 juin et la celle de la Saint-Dominique a lieu le 8 août[35]. Un sentier du patrimoine permet de découvrir le village, la forêt proche, des bassins et des fontaines[36]. Vero est ville étape du Tour de Corse[37].

    Les traditions ancestrales, sous l’impulsion de passionnés, voient de nouveau le jour. Ainsi, pour la Saint-Jean, la "Nuit du Conte" fait venir de nombreux visiteurs, qui viennent écouter les légendes que leurs ancêtres se transmettaient lors des veillées. On recommence aussi à célébrer la Saint-André, tous les 30 novembre : on prépare les "bastelles" (chaussons) dans un grand four, et les enfants font le tour des maisons pour réclamer des gâteaux[38],[Note 4].

    Patrimoine civil

    • Les grandes maisons anciennes du village.
    • Les fontaines de Capanelle[39] et de Vazzalina[40].
    • Le lavoir couvert.
    • Le rocher de syénite rouge "U Castellu".

    Patrimoine religieux

    • L’église paroissiale Saint-Jean-Baptiste, construite entre 1636 et 1666, a été classée monument historique en 2000[23]. Entièrement restaurée en 1977, elle possède un groupe sculpté "Baptême du Christ" (bois polychrome)[41] et une statue de la Vierge à l'Enfant (bois doré)[42], tous deux du XVIIe siècle et classés au titre d'objet MH.
    • Les calvaires de Saint-Joseph, Saint-Jean-Baptiste, Sainte-Lucie et Saint-Antoine[43].

    Patrimoine mémoriel

    Personnalités liées à la commune

    Voir aussi

    Bibliographie

    • Geneviève Moracchini-Mazel, Les églises romanes de Corse, Volume 2, Éditions Klincksieck, 1967.
    • François Zarzelli, Les églises piévanes de Corse de l'époque romaine au Moyen Âge, Fédération d'associations et groupements pour les études corses, 1972.
    • François Zarzelli, Les monuments et œuvres d'art de la Corse : le canton de Celavo-Mezzana, Fédération d'associations et groupements pour les études corses, 1977.
    • Agostino Giustiniani, Description de la Corse, 1531. Introduction, traduction et notes par Antoine-Marie Graziani, Ajaccio, 1993.
    • Luc Gavache, Les plus beaux villages de Corse : tome 2, Éditions Clémentine, 2025.

    Articles connexes

    Liens externes

    Sur les autres projets Wikimedia :

    Notes et références

    Related Articles

    Wikiwand AI