Victor-Justin Sathoud est un homme politique congolais, né en 1927 et mort en 1995. Il est ministre de la Fonction publique (1960-1963)[1] ainsi que ministre du Plan et de l’Équipement (1963) sous la présidence de Fulbert Youlou[2].
Carrière
Cette section contient une ou plusieurs listes. Le texte gagnerait à être rédigé sous la forme de paragraphes synthétiques. Les listes peuvent demeurer si elles sont introduites par une partie rédigée et sourcée, de façon à bien resituer les différents éléments(juin 2017).
1952: Élu pour la première fois conseiller à l’assemblée territoriale du Moyen-Congo dans la circonscription du Niari, sous la bannière du Parti progressiste congolais (PPC) créé par le député Jean Félix-Tchicaya, sur une liste conduite par Pierre Goura, avec Simon-Pierre Kikhounga-Ngot et Auguste Nzoungou pour colistier. Il se fera réélire en 1957 avec Pierre Goura, René Pech, Jean Nzaou, Raphaël Goma, Basile Mapingou, Joseph Imengue, Paul Makita[3].
1952-1959: Conseiller territorial du Moyen-Congo, élu dans la région du Niari, sous la bannière du PPC (section locale du RDA)[3].
1957-1959: Député à l’assemblée législative du Moyen-Congo, élu dans la région du Niari, sous les couleurs de l’Union démocratique de défense des intérêts africains (UDDIA-RDA)[3].
: Présentation de l’avant-projet de développement. Le ministre du Plan et de l’Équipement, Victor-Justin Sathoud, a présenté l’avant-projet du plan quinquennal qui se propose de préparer l’indépendance économique du pays, grâce à la coopération des initiatives privées et publiques et à la mobilisation de toutes les énergies[7].
1968-1973: Président du Comité de défense de la Révolution du PCA de Banda, son village natal[8].
1973-1977: Député-président de la Commission administrative et juridique de l’Assemblée nationale populaire[8].
1974-1977: Commissaire du gouvernement, président du Comité exécutif régional, préfet du Niari[9].
1977-1979: Reconduit à la tête de la région du Niari en qualité de président de la Délégation spéciale régionale du Niari[8].
1979-1984: Conseiller administratif et politique au Commissariat politique du Kouillou (préfecture)[8].
1986: Victor Sathoud décide de prendre une retraite anticipée. Pendant sa retraite, il continue à agir comme conseiller en mettant ses compétences à la disposition des personnes et organisations œuvrant dans ses champs d’expertise[8].
Vie privée
Le , Victor-Justin Sathoud épouse Monique-Joséphine Boumba, infirmière accoucheuse à l'hôpital de Brazzaville. Le mariage inaugure la nouvelle mairie de Brazzaville, et est célébré par le président Fulbert Youlou lui-même. Les témoins sont Simon-Pierre Kikhounga-Ngot, ministre des affaires économiques, ainsi que Jeanne Okomba, épouse du ministre du travail Faustin Okomba[10].
Il a donné son nom au lycée Victor-Justin Sathoud, à Dolisie.
Ghislaine Sathoud , Victor Justin Sathoud: un père fondateur de la République du Congo, Rueil-Malmaison, Éditions de L’Onde, 2025, 148 p. ( 978-2-37158-619-2)
Jean-Marie Nkouka-Menga, Chronique politique congolaise: du Mani-Kongo à la guerre civile (lire en ligne)
Journal officiel de la République du Congo, Les gouvernements de la République du Congo de la loi cadre à 1991, Edition JORC,
1960 année de l’Afrique: La vie politique en République du Congo, Edition JORC,
De Madibou au Palais du Président de la République, tout une vie au service du Congo: le président abbé Fulbert Youlou, Edition JORC, , 24p.
Le livre d’or du centenaire de Brazzaville, Publi-Congo,
J-M NKouka Menga, Chronique politique Congolaise, l’Harmattan, 1997)
Georges Mazenot, Carnet du Haut Congo (1959-1963), Paris, Edition l’Harmattan,
Firmin Ayessa, Henri Itoua, un homme de conviction. Essai sur l’histoire de Makoua et de la République du Congo, Édition Providence,
Remy Boutet, «les trois glorieuses» ou la chute de Fulbert Youlou, Édition Chaka, coll.«Afrique Contemporaine»
Jean-Guy Bambi, Chronologie des principaux faits et événements au Congo, Publi Congo, , 3eéd.
Achille Kissita, Congo, trois décennies pour une démocratie introuvable, CED,
Gabriel Lisette, Le combat du Rassemblement Démocratique Africain pour la Décolonisation de l’Afrique, Présence Africaine,
Pierre Kipre, Le congrès de Bamako ou la naissance du RDA, coll.«Afrique Contemporaine»