Victor Dillard

jésuite et bienheureux français From Wikipedia, the free encyclopedia

Victor Dillard, né le , à Blois (Loir-et-Cher, France) et mort le au camp de concentration de Dachau (Allemagne), est un prêtre jésuite français. Écrivain social entre les deux guerres mondiales il se met au service pastoral des Français engagés de force dans le STO et, arrêté par la Gestapo, meurt d'épuisement à Dachau. Il fait partie des cinquante martyrs français de la Seconde Guerre mondiale béatifiés en décembre 2025 par le pape Léon XIV, représenté par cardinal Jean-Claude Hollerich.

Décès
Nom de naissance
Victor Marie Robert Emmanuel DillardVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Victor Dillard
Plaque-mémorial à Wuppertal (Allemagne)
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Victor Marie Robert Emmanuel DillardVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Droit, économie, philosophie et théologie
Activités
Autres informations
Ordre religieux
Membre de
Grade militaire
Conflits
Lieu de détention
Distinctions
Fête
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Ordre religieuxCompagnie de Jésus
Béatification Paris
par Léon XIV
Fête5 mai
Faits en bref Ordre religieux, Béatification ...
Victor Dillard
Image illustrative de l’article Victor Dillard
Ordre religieux Compagnie de Jésus
Béatification  Paris
par Léon XIV
Fête 5 mai
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Biographie

Victor Dillard est issu d'une famille bourgeoise de Blois, au sein d'une fratrie de dix enfants (sept fils), dont Robert (1889-1968, polytechnicien, élève de l'école navale, futur contre-amiral), Pierre (1891-1915[1], mort pour la France, élève comme son frère de l'école navale. Un autre de ses frères, Étienne Dillard, est le père de la chanteuse Françoise Hardy[2].

Militaire durant la Première Guerre mondiale, il est sous-lieutenant lorsqu'il entre chez les jésuites en . Durant sa formation, il étudie le droit, l'économie et la théologie. Il est ordonné prêtre en 1931.

Attaché à l'association Action Populaire en 1937 il voyage beaucoup en Europe et en Amérique. Avec la documentation rassemblée il écrit de nombreux articles qui sont publiés dans les revues Action populaire, Études, La Vie intellectuelle, etc.

Capitaine d'artillerie, il est fait prisonnier en 1940. Il s'évade, prêche à Vichy (Radio Londres l'appelle « le seul homme courageux »). En 1941 il défend sa thèse de doctorat sur « L'évolution de la monnaie en France ». Encourageant la Résistance, visitant les prisonniers politiques à Bourrassol, il se fait remarquer par la Gestapo.

Il pense d'abord s'exiler en Afrique du Nord, mais lorsque l'occupant décide d'imposer le Service du travail obligatoire (STO), le Père Dillard décide d'organiser pour ces travailleurs-prisonniers une aumônerie clandestine outre-Rhin. Il arrive à Wuppertal comme électricien. Trahi et arrêté en tant que religieux catholique, il est interné au camp de concentration de Dachau en . Il y meurt le , affaibli par la maladie et les atrocités du camp.

Vénération

Victor Dillard est béatifié à Paris dans la cathédrale Notre-Dame par le cardinal Jean-Claude Hollerich le (avec 49 autres martyrs français du nazisme)[3]. Ces nouveaux martyrs sont liturgiquement commémorés ensemble le [4].

Distinctions

L'abbé Victor Dillard est récipiendaire des décorations suivantes :

Hommages

Plaque sur l'immeuble rue de l'Église où il vécut à Vichy. Une autre plaque se trouve également dans l'église Saint-Louis de cette ville (mais avec une erreur sur la date de sa mort).

Écrits

  • Victor Dillard, Lettres du prisonnier inconnu, Sainte-Foy-lès-Lyon, Le monde ouvrier, , 89 p.. — Recueil d'une série de lettres parues dans Monde ouvrier, l'hebdomadaire de la famille et du travail, 10,rue du Château à Lyon.
  • Victor Dillard, Suprêmes témoignages, Paris, Spes, coll. « Action populaire », , 72 p.
  • Victor Dillard, Jeunes travailleurs d'Amérique, Paris, Sequana, 1941, 268 p.

Notes et références

Voir aussi

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