Vielmanay

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Vielmanay
Vielmanay
La mairie de Vielmanay en 2022.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Cosne-Cours-sur-Loire
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Loire
Maire
Mandat
Jean-Marc Baucino
2020-2026
Code postal 58150
Code commune 58307
Démographie
Population
municipale
173 hab. (2023 en évolution de −5,46 % par rapport à 2017)
Densité 8,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 16′ 03″ nord, 3° 06′ 55″ est
Altitude Min. 172 m
Max. 247 m
Superficie 21,33 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Pouilly-sur-Loire
Législatives Première circonscription
Localisation
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Vielmanay
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Vielmanay

Vielmanay est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Communes limitrophes

Vielmanay est un village situé à une quinzaine de kilomètres au nord-est de La Charité-sur-Loire (Nièvre). À l'écart des principaux axes de circulation, la commune, qui s'étend sur plus de 21 km2, ne compte que 189 habitants (recensement de 2013).

Outre le bourg, la commune regroupe une petite vingtaine de hameaux et de domaines isolés : Bellevue, la Bonnetterie, les Brunets, Coche, les Hottes, les Jolis, la Jouganderie, le Lignou, la Mie au Roy, Pète-Loup, la Piquerie, les Pivotins, les Princelets, les Revenus, la Ronce, la Sansonnerie, la Tour et Vieux-Moulin.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[3] et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[4]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 794 mm, avec 11,7 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Prémery à 19 km à vol d'oiseau[7], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 911,1 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,1 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Vielmanay est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11] et hors attraction des villes[12],[13].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (64,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (53,8 %), forêts (34,1 %), prairies (6,1 %), zones agricoles hétérogènes (3,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,1 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

On relève les formes suivantes du nom de la commune : Mannacense monasterium (VIe siècle), Le Viel-Manay (1526), Mannayum (1535), Le Viel-Mannay (1576) et Manay (1678)[15].

La première attestation pourrait être bien postérieure à la date indiquée ; monasterium se rapporte à un monastère ou, du moins, à un établissement religieux, mais Mannacense apparaît être un adjectif[Lequel ?], puis l'adjectif tardif vieil a été ajouté, probablement pour distinguer le site d'un autre (non identifié). Ce serait alors simplement « l'ancien monastère »[16].

Mannacense est une latinisation, avec le suffixe de provenance -ense (latin classique -ensis > gallo-roman -ese > français -ais / -ois), du toponyme d’origine Mannac-, formation gauloise à partir du nom de personne Mannus et du suffixe -acum[17], qui a régulièrement donné la terminaison -ay.

Histoire

Préhistoire, protohistoire et Antiquité

Le site de Vielmanay est habité dès la Préhistoire. Le tumulus de la Bonneterie (1,8 km nord-ouest du bourg[18]), fouillé par Robert Octobon de 1970 à 1979 et dont les travaux ont été continués et publiés en 2002 par Adam, Le Blay & Pautrat, a livré au moins cent vingt sépultures dont beaucoup remaniées ; et un riche mobilier couvrant cinq périodes principales : Paléolithique moyen, Néolithique et Hallstatt dans la couche de préparation ; Néolithique, Hallstatt final et début de La Tène ancienne dans la masse tumulaire ; et, accessoirement, gallo-romain et médiéval[19].

Moyen Âge

En 596 le règlement de saint Aunaire, 18e évêque d'Auxerre (572-605), inclut le monastère de Mannay dans le rota de prières du diocèse[20]. Saint Aunaire, décédé en 603 ou 605, lègue la terre de Manay (qui fait partie de la paroisse de Bouzy) à l'église Saint-Étienne d'Auxerre[21].

L'abbaye de Coche est fondée en 1218 par Hervé IV de Donzy († 1222) et sa femme Mahaut de Courtenay (~1188-† ). Elle se trouve au bord de l'Asvins, en lisière des bois de Bellary, non loin du hameau actuel de Coche à 1,5 km au nord-ouest du village[22].

En 1425, Perrinet Gressart, aventurier au service du duc de Bourgogne, se vante d'avoir recouvré les places de Châteauneuf-Val-de-Bargis et de Vieux-Moulin (Vielmanay)[23].

Vers 1560, l'abbaye de Coche est détruite par les huguenots[22].

Vielmanay et l'église Saint-Pierre-aux-Liens.

Le , visite d'André Colbert, 102e évêque d'Auxerre (1676-1704) ; à cette occasion, on apprend que la paroisse compte environ « 488 ames dont il y a environ 300 co[mmun]ians, qu'il y a plusieurs maisons eparses et separéez les unes des autres […]. Il n'y a ny jureurs ny blasphemateurs publics et autres personnes semblables. Il y en a plusieurs parmy ceux qui sont charbonniers, mineurs, chartiers et autres personnes semblables qui jurent par mauvaise habitude. Et sur ce que nous avons sceu qu'autres fois il se faisoit parmy lesd[its] charbonniers et mineurs un serment particulier fort mechant, led[it] s[ieu]r nous a asseuré qu'ils n'estoient plus dans cette pratique. »[24].

Seigneurs

Des rangs de la famille de Lamoignon sont issus bon nombre des seigneurs, en totalité ou en partie, de Vielmanay. Ainsi relève-t-on les noms de Guillaume de Lamoignon (1368), Renaut de Lamoignon (1382), Pierre de Lamoignon (1412), Guyot de Lamoignon (1461), Charles de Lamoignon (1461), Robert de Lamoignon (1472), Étienne de Lamoignon (1549), Hélin de Lamoignon (1555), André de Lamoignon (1555), Blaise de Lamoignon (1561), Edme de Lamoignon (1561), Gilbert de Lamoignon (1634). D'autres noms nous sont parvenus : Roger de Rabutin (1652), François de Huybert (1655), Edme-Ravaud de Vieilbourg (1684), Nicolas Olivier (1707).

Guillaume de Lamoignon, mort vers 1388, est inhumé en compagnie de sa femme, Jeanne de Troussebois, dans l'église de Vielmanay[25].

XVIIIe siècle

Le , le nouveau cimetière est béni ; il est situé à l'est du chœur de l'église[26].

Le , le curé du village, Augustin Marille, est arrêté puis déporté. Il est soupçonné de sympathies contre-révolutionnaires[27].

XXe siècle

En 1903, une grave épidémie de fièvre typhoïde sévit dans la commune, entraînant de nombreux décès[28].

En 1906[29], le nombre d'habitants de Vielmanay, qui compte 140 maisons, s'élève à 531 individus. La commune compte un instituteur et une institutrice publics, un curé, un garde champêtre, deux cantonniers et deux gardes particuliers. Il y a dix commerçants : 4 épiciers-épicières, 2 boulangers, 1 boucher, 1 cabaretier, 1 aubergiste-buraliste et 1 négociant. Les artisans sont nombreux : 12 couturières, 3 lingères, 2 maréchaux-ferrants, 2 menuisiers, 2 charrons, 1 couvreur, 1 sabotier, 1 meunier et 1 tailleur d’habits. La profession la plus représentée est celle de journalier (58 individus, en grande majorité employés par l’État), suivie par les domestiques (46), les cultivateurs (24), les fermiers (13), les propriétaires-exploitants (7), les cultivateurs-exploitants (6) et les métayers (2). On recense également dans la commune 2 basse-couriers[30], 1 berger, 1 jardinier et 1 cocher. Au total, on relève à Vielmanay 30 professions différentes. On n’y trouve, selon le recensement de 1906, ni médecin ni notaire ni sage-femme. Comme dans bon nombre de communes nivernaises, les familles du village accueillent des enfants assistés de la Seine : ils sont 45 à Vielmanay.

Armorial

Armorial de quelques-uns des seigneurs de Vielmanay :

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1981 ? Christian Fontaine DVG  
2015 2020 Joël Pot   Agriculteur
2020 en cours Jean-Marc Baucino   artisan
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[33].

En 2023, la commune comptait 173 habitants[Note 2], en évolution de −5,46 % par rapport à 2017 (Nièvre : −2,78 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
453523515502550594540611614
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
643652610575616647616587603
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
545531493422392340339308259
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
247229176184190182186183189
2015 2020 2023 - - - - - -
181177173------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[35].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Notes et références

Voir aussi

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