Villers-lès-Roye

commune française du département de la Somme From Wikipedia, the free encyclopedia

Villers-lès-Roye est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Faits en bref Administration, Pays ...
Villers-lès-Roye
Villers-lès-Roye
Détail de l'église Saint-Rémi : croix de briques assemblées en pointes de diamant.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Roye
Maire
Mandat
Bruno Caron
2020-2026
Code postal 80700
Code commune 80803
Démographie
Population
municipale
288 hab. (2023 en évolution de +5,11 % par rapport à 2017)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 42′ 24″ nord, 2° 43′ 59″ est
Altitude Min. 62 m
Max. 99 m
Superficie 6,31 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Roye
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Roye
Législatives 5e circonscription de la Somme
Localisation
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Villers-lès-Roye
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Géographie

Localisation

Villers-lès-Roye est un village picard de l'Amiénois et de la région naturelle du Santerre.

Limitrophe de Roye, la localité est située à 13 km au nord-est de Montdidier[1], 33 km au nord de Compiègne[2], 38 km au sud-est d'Amiens[3] et à 43 km au sud-ouest de Saint-Quentin[4] à vol d'oiseau[Note 1].

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de six communes.

Les communes limitrophes sont Andechy, Damery, L'Échelle-Saint-Aurin, Goyencourt, Roye et Saint-Mard.

Géologie et relief

À la fin du XIXe siècle, la nappe qui alimente les puits se trouve à environ 25 m de profondeur[5]. Le limon des plateaux couvre majoritairement le territoire, consacré à l'agriculture.

Au sud du territoire communal, la vallée de l'Avre compte 14 ha de terrains tourbeux[5].

Hydrographie

Réseau hydrographique

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par l'Avre et l'Échelle-Saint-Aurin[6],[Carte 1].

L'Avre, d'une longueur de 66 km, prend sa source dans la commune de Amy, à 81 m d'altitude, et se jette dans la Somme à Longueau, à 24 m d'altitude, après avoir traversé 31 communes[7]. Les caractéristiques hydrologiques de l'Avre sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 0,45 m3/s[Note 2]. Le débit moyen journalier maximum est de 3,11 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 3,16 m3/s, atteint le même jour[8].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Villers-lès-Roye[Note 3].

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Somme aval et Cours d'eau côtiers ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 835 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Somme canalisée. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte d'aménagement hydraulique du bassin versant de la Somme (AMEVA)[9].

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[12] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[13]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 704 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 8,5 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rouvroy-en-Santerre à 7 km à vol d'oiseau[16], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 635,8 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17,5 °C, atteinte le [Note 4].

Urbanisme

Typologie

Au , Villers-lès-Roye est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19]. Elle est située hors unité urbaine[20]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Roye, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[20]. Cette aire, qui regroupe 35 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[21],[22].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (89,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (85,7 %), zones urbanisées (5,6 %), forêts (4,9 %), zones agricoles hétérogènes (3,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,3 %)[23]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Villaris ad Royam ; Vilers juxta Royam (1201) ; Villaria (1243) ; Vilers (1243) ; Vileirs (1260) ; Vilers subtus Roye (1301) ; Villers (1522) ; Villiers (1567) ; Villiers sous Roye (1648) ; Villers-lez-Roye (1733) ; Villers-les-Roye (1757) ; Villars-les-Roye (1761) ; Villars-les-Roie (1787)[24].

Formation toponymique médiévale en Villers-, appellatif toponymique issu du latin villare désignant une partie de la villa, c'est-à-dire « partie d'un domaine », donc « ferme »[25].

La préposition « lès » permet de signifier la proximité d'un lieu géographique par rapport à un autre lieu. En règle générale, il s'agit d'une localité qui tient à se situer par rapport à une ville voisine plus grande. La commune de Villers indique qu'elle se situe près de Roye.

Histoire

Au lieudit Le Blamont, on a trouvé des vestiges évoquant une occupation romaine. Une ancienne voie romaine délimite le territoie communal[5].

Carte de l'offensive des Cent-Jours, pendant la Première Guerre mondiale.

Jean de l'An, seigneur du village, décède en 1651 comme l'atteste une pierre tombale se trouvant dans l'église[5].

Le village fut dévasté lors du siège de Roye en 1653, puis, à nouveau détruit en 1918.

En 1918, la grande offensive des Alliés dite offensive des Cent-Jours, entre Amiens et Mons, commence le . Huit jours après, le , le 65e bataillon de chasseurs à pied (BCP) passe à l'attaque en direction de Roye et s'empare de Villers-lès-Roye[26]. Le 65e BCP appartient à la 56e division d'infanterie commandée par le général Demetz.

Politique et administration

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 2008 Lucien Sené   Agriculteur retraité
mars 2008[27] mai 2020[28] Maurice Lefèvre   Agriculteur et employé d'usine retraité
mai 2020[28] en cours
(au 4 juin 2020)
Bruno Caron   Gérant d'entreprise
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Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[30].

En 2023, la commune comptait 288 habitants[Note 6], en évolution de +5,11 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
285296291296298295274263266
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
262266248254240251242229239
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
245260246132181164173186190
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
161162128183187203219223266
Davantage d’informations - ...
2018 2023 - - - - - - -
272288-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

En 1898, le village compte deux écoles dont une congréganiste, destinée aux filles du village[5].

Le bâtiment qui a servi d'école date de 1833[5].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Église contemporaine Saint-Rémi.

Personnalités liées à la commune

  • César Ernest Payan (1879-1919), maire d'Entraunes décédé dans la commune.

Annexes

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Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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