Communauté de communes du Grand Roye
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Une première communauté de communes du Grand Roye est créée le , regroupant les communes d'Armancourt, Balatre, Beuvraignes, Biarre, Carrépuis, Champien, Crémery, Cressy-Omencourt, Damery, Dancourt-Popincourt, l’Echelle-Saint-Aurin, Ercheu, Étalon, Fonches-fonchettes, Fresnoy-les-Roye, Goyencourt, Gruny, Hattencourt, Herly, Laucourt, Liancourt-Fosse, Marché-Allouarde, Rethonvillers, Roiglise, Roye, Saint-Mard, Tilloloy, Verpillères et Villers-les-Roye[1].
Cette communauté résulte de la transformation du syndicat intercommunal à vocation multiple (SIVOM) du canton de Roye, créé le , qui était devenu le un SIVOM à la carte. Il était composé de 29 des 33 communes de l'ancien canton de Roye (Billancourt, Breuil, Curchy et Moyencourt n'avaient pas adhéré au SIVOM)[1].
Le , la commune de Rethonvillers s'en est retirée pour adhérer à la communauté de communes du Pays Neslois[2].
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du Département.
Après des hypothèses de regroupement des communautés de communes du Grand Roye (CCGR), du canton de Montdidier (CCCM), du Santerre et d’Avre, Luce et Moreuil[3], la préfète dévoile en son projet prévoit la « fusion des communautés de communes du Grand Roye et du canton de Montdidier », le nouvel ensemble de 24 805 habitants regroupant 62 communes[4],[5]. À la suite de l'avis favorable des intercommunalités concernées[6] et de la commission départementale de coopération intercommunale en [7], la préfecture a sollicité l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion le [8].
La nouvelle intercommunalité, qui conserve la dénomination de communauté de communes du Grand Roye, est créée par un arrêté préfectoral du [9],[1].
Le , Hargicourt fusionne avec Contoire et Pierrepont-sur-Avre pour constituer la commune nouvelle de Trois-Rivières[10]. Celle-ci choisit l'appartenance à CC du Grand Roye[11]. Le nombre de communes est inchangé mais le territoire communautaire s'agrandit de 1 094 habitants et de 11,44 km2.
Herly, qui avait déjà exprimé ce souhait en 2017, a engagé une procédure en 2021/2022 afin de quitter le Grand Roye, malgré l'opposition de son conseil communautaire, pour rejoindre la communauté de communes de l'Est de la Somme[12],[13]
Territoire communautaire
Description
La communauté de communes du Grand Roye, située dans la région picarde du Santerre, à l’est du département de la Somme et à la limite de l’Oise, est constituée depuis 2017 de 62 communes.
Son territoire est desservi par les sorties 11 et 12 de l'autoroute A1, l'ex-route nationale 334 (actuelle RD 934), reliant Amiens à Noyon.
Elle est traversée par
- la LGV Nord, comprenant la gare TGV Haute-Picardie située sur les communes d'Estrées-Deniécourt et d'Ablaincourt-Pressoir, aisément accessible depuis le territoire intercommunal.
- la Ligne d'Ormoy-Villers à Boves avec sa desserte TER Picardie Amiens - Compiègne (gares de Montdidier et de Hargicourt - Pierrepont.
L'intercommunalité est irriguée par :
- l'Avre (Verpillières, Roiglise, Roye, Saint-Mard, l'Échelle-Saint-Aurin, Villers-lès-Roye)
- l’Ingon (Fonches-Fonchette , Étalon et Herly)
ainsi que leurs affluents[14].
Composition
La communauté de communes est composée des 62 communes suivantes :
Démographie

Politique et administration
Siège
Le siège de la communauté est à Montdidier, 1136 Rue Pasteur Prolongée[9].
Élus
La communauté de communes est administrée par son Conseil communautaire, composé à compter des élections municipales de 2020 dans la Somme et pour tenir compte de l'évolution démographique des communes, le conseil communautaire est réduit à 93 membres répartis comme suit[16] :
- 15 sièges pour Montdidier ;
- 14 sièges pour Roye ;
- 3 sièges pour Trois-Rivières ;
- 2 sièges pour Beuvraignes et Ercheu ;
- 1 siège pour les autres communes.
Au terme des élections municipales de 2020, le conseil communautaire restructuré a réélu sa présidente, Bénédicte Thiébaut, maire de Roiglise, et désigné ses 15 vice-présidents, qui sont[17],[18] :
- Joël Suin, maire de Trois-Rivières ;
- Frédérick Boquet, maire de Liancourt-Fosse ;
- Michel Choisy, maire de Rollot ;
- Éric Guibon, maire-adjoint de Roye ;
- Hervé Defrance, conseiller municipal de Montdidier ;
- Marjorie Delaporte, maire d’Armancourt ;
- Xavier Balzot, maire de Erches ;
- Josiane Hérouart, maire-adjoint de Roye ;
- Valérie Lejeune, conseillère municipale de Montdidier ;
- Valérie Bauduin, maire de Goyencourt ;
- Brigitte Demarcy, maire d’Ayencourt-Le-Monchel ;
- Jean-Pierre Ramu, conseiller délégué de Roye ;
- Tony Lheureux, conseiller municipal de Montdidier ;
- Anne Leroyer, maire de Saint-Mard ;
- Pascal Lefèvre, maire de Fescamps.
La présidente, les 15 vice-présidents et 10 autres membres — et notamment les maires des bourgs-centres — constituent le bureau de l'intercommunalité pour la mandature 2020-2026[18].
Liste des présidents
Compétences
L'intercommunalité exerce les compétences qui lui ont été transférées par les communes membres, dans les conditions fixées par le code général des collectivités territoriales.
Ces compétences ont été déterminées par le conseil communautaire de et sont[24] :
- Compétences obligatoires :
- Aménagement du territoire ;
- Développement économique ;
- GEMAPI ;
- Aire d'accueil des gens du voyage ;
- Collecte et traitement des déchets des ménagers et déchets assimilés.
- Compétences optionnelles :
- Protection et mise en valeur de l'environnement ;
- Politique du logement et du cadre de vie ;
- Voirie ;
- Action Sociale ;
- Sentiers de randonnées ;
- Transport ;
- Gestion de l'immeuble loué à la gendarmerie ;
- Gestion des animaux errants ;
- SDIS.
- Compétences facultatives :
- Assainissement non collectif
- Aménagement numérique du territoire
- Equipements culturels, sportifs d'intérêt communautaire
- Déneigement
- Aérodrome intercommunal
- Politiques contractuelles
- Fonds de concours
Régime fiscal
La Communauté de communes est un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre.
Afin d'assurer ses compétences, la communauté de communes perçoit une fiscalité additionnelle aux impôts locaux des communes, sans fiscalité professionnelle de zone et sans fiscalité professionnelle sur les éoliennes[9].