Vulaines
commune française du département de l'Aube
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Vulaines (de son vrai nom Vulaines-sur-Vanne) est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.
| Vulaines | |
L'église Saint-Antoine. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Aube |
| Arrondissement | Troyes |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays d'Othe |
| Maire Mandat |
Philippe Etcheto 2020-2026 |
| Code postal | 10160 |
| Code commune | 10444 |
| Démographie | |
| Gentilé | Vulainais, Vulainaises |
| Population municipale |
226 hab. (2023 |
| Densité | 26 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 14′ 03″ nord, 3° 37′ 18″ est |
| Superficie | 8,72 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton d'Aix-Villemaur-Pâlis |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | vulaines.jimdo.com |
| modifier |
|
Géographie
Existent au territoire :
- l'Autoroute A5 et sa sortie n° 19,
- La Vanne.
Toponymie
Villeines, Vilenae, Vilennes, dont le nom apparaît dès le XIe siècle sur un pouillé du diocèse de Sens. Vulaines-sur-Vanne sur la carte Cassini.
Sur un cadastre de 1840, on voit au territoire : Charmoy, Châteliers, Jean-Joly, chemin des Minières, Motte de Vulaines, la Potence, le Signal-des-Essarts.
Hydrographie
La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Vanne, un bras de la Vanne, un bras de la Vanne, le Fossé de Tiremont et divers autres petits cours d'eau[1],[Carte 1].
La Vanne, d'une longueur de 59 km, prend sa source dans la commune de Fontvannes et se jette dans l'Yonne à Paron, après avoir traversé 22 communes[2].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[5] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[6]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 740 mm, avec 11,9 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Mards-en-Othe à 15 km à vol d'oiseau[9], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 759,6 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −21,3 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[12], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Vulaines est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle est située hors unité urbaine[14] et hors attraction des villes[15],[16].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (84,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (84,6 %), forêts (11,4 %), zones urbanisées (3,9 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Historique
Le fief relevait de Villemaur. La communauté avait quelques biens et usages connu depuis février 1330 mais elle était fort pauvre, le village avait brûlé en 1624, au moment où elle devait héberger des gens de guerre et qui ne laissait que trois ou quatre maisons intactes. Plus de quinze foyers devaient encore en 1789 chercher du travail à l'extérieur du village ou mendier. En 1789, le village était encore de l'intendance et de la généralité de Paris, de l'élection et du bailliage de Sens. En 1806, le château qui était en ruines fut vendu par la ville comme matériaux. En 1902 était organisée une compagnie de pompiers.
Jean-Joly
Aussi dit Jean-Juilly, était un fief qui est cité en 1504 ayant pour seigneur Bernard de Pontville aussi seigneur de Flacy. Et en fin Claude le Blanc, secrétaire d'État à la Guerre qui l'avait acheté en 1720 à Marie Moreau, veuve de Charles Alexis d'Abonde, étant tutrice de ses enfants.
Politique et administration
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[19].
En 2023, la commune comptait 226 habitants[Note 3], en évolution de +0,44 % par rapport à 2017 (Aube : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 34,8 %, soit en dessous de la moyenne départementale (35,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 30,8 % la même année, alors qu'il est de 27,7 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 106 hommes pour 120 femmes, soit un taux de 53,1 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,41 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Lieux et monuments

La paroisse dépendait du diocèse de Sens et du doyenné de la Rivière de Vanne et à la collation de l'évêque. L'église, sous le patronage d'Antoine, est du XIIe siècle. Elle a comme mobilier une statuaire du XVIe siècle :
- Marie et saint Jean au Calvaire[24] qui se trouvaient sur la poutre de Gloire mais entourent actuellement un Christ en Croix[25] en bois.
- Un saint Antoine[26].
- Une sainte[27].
Elle possédait plusieurs dalles funéraires du XIIIe siècle comme celle de Jehan Leclerc, de sa mère et de Jacqueline de Villeneuve.
Deux blasons, traces d'un litre funéraire, de Claude-Esprit Jouvenel de Harville des Ursins, marquis de Traînel et de son épouse, Marie-Antoinette de Goyon de Matignon ?
Personnalités liées à la commune
Héraldique
| Blason | Coupé haussé: au 1er re-coupé au I d'argent à l'inscription « Vulaines » en lettres de sable, au II d'azur à la jumelle d'or potencée et contre-potencée intérieurement, au 2e parti, au I d'or à l'église d'argent mouvant de la pointe et adextrée en chef d'une cloche du même, au II d'azur à l'arbre d'argent mouvant du flanc senestre et adextrée en pointe d'une mirabelle du même[28]. |
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|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Vulaines sur le site de l'Institut géographique national
- Vulaines sur le site de l'Insee
