Saint-Benoist-sur-Vanne
commune française du département de l'Aube
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Saint-Benoist-sur-Vanne est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.
| Saint-Benoist-sur-Vanne | |
La chapelle Saint-Gengould. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Aube |
| Arrondissement | Troyes |
| Intercommunalité | CC du Pays d'Othe |
| Maire Mandat |
Laurent L'Etrop 2026-2032 |
| Code postal | 10160 |
| Code commune | 10335 |
| Démographie | |
| Gentilé | Sabatins, Sabatines |
| Population municipale |
228 hab. (2023 |
| Densité | 14 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 14′ 12″ nord, 3° 40′ 16″ est |
| Superficie | 16,68 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Troyes (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton d'Aix-Villemaur-Pâlis |
| Législatives | [2e circonscription de l'Aube |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | saintbenoistsurvanne.jimdo.com |
| modifier |
|
Géographie
Localisation
La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Troyes ainsi que dans sa zone d'emploi, et dans le bassin de vie d'Aix-Villemaur-Pâlis[I 1].
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Paisy-Cosdon, Planty, Rigny-le-Ferron et Vulaines.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 16,68 km2 ; son altitude varie de 234 à 110 mètres[1].
Hydrographie

La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie.
Elle est drainée par la Vanne et un de ses bras de la Vanne, le Fossé 01 d'Armentières, le ruisseau des Abimes et divers autres petits cours d'eau[2],[Carte 1].
La Vanne, d'une longueur de 59 km, prend sa source dans la commune de Fontvannes et se jette dans l'Yonne à Paron, après avoir traversé 22 communes[3].
L'Armentières et la Bouillarde sont deux sources qui sortent du plateau de la Forêt d’Othe, au pied du coteau à Courmononcle et qui appartiennent à la ville de Paris. Leurs eaux sont captées et alimentent l'acqueduc de la Vanne (157 km), qui, avec celui du Loing, fait partie d'un projet d'aqueducs conçu en 1858 par l'ingénieur Eugène Belgrand à la demande du baron Haussmann pour approvisionner Paris en eau potable captée dans les sources de rivières situées en dehors de la capitale[4].
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : les Gravelles (2,1 ha)[Carte 1],[5].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[8] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[9]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 736 mm, avec 12 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Mards-en-Othe à 12 km à vol d'oiseau[12], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 759,6 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −21,3 °C, atteinte le [Note 3].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[15], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Saint-Benoist-sur-Vanne est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[16].
Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Troyes, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 209 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[17],[18].
Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (76,6 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (71,3 %), forêts (20,9 %), zones urbanisées (2,9 %), prairies (2,8 %), zones agricoles hétérogènes (1,6 %), eaux continentales[Note 5] (0,6 %)[19].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Habitat et logement
En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 149, alors qu'il était de 147 en 2011 et 2016[I 2].
Parmi ces logements, 71,8 % étaient des résidences principales, 19,5 % des résidences secondaires et 8,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 98,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0,7 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Benoist-sur-Vanne en 2022 en comparaison avec celle de l'Aube et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (19,5 %) supérieure à celle du département (5,1 %) et à celle de la France entière (9,7 %).
Toponymie
Anciennement nommé Curtis Morini, il change son nom à l'occasion du don du village à l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire.
Le qualificatif Vanne' renvoie au nom de la rivière qui draine la commune, la Vanne. Ce toponyme désigne un « retranchement construit dans une rivière pour fermer le passage aux poissons »[20].
Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Courmorin[1].
En 1854, la commune a absorbé celle voisine de Courmononcle[1].
Sur un cadastre de 1840 sont nommés au territoire : Aletin, Armentières, Bouillarde, Bout-de-Brémont, la Briqueterie de la route et celle du haut, Chanay, le château et son bois, Chatillonnerie, la Chaux, Chemeix, Essert, fontaine de l'Etang, Ferme-Fruitier, Grande-Borne, le Gué, Haute-Rive, la Joux, Louvière[21], Luteau[22], Maillecul[23], Maison-Neuve, le Marais, Massicault[24], Moulin-à-Vent, Palluau, Platrière, les Quarante-Arpents, les Réaulx, les bois de Saint-Benoit et de Poitier, Sainte-Anne, Sainte-Marie et la Vieille Tuilerie.
Histoire
Moyen Âge
Le fief relevait de Villemaur dont le premier seigneur connu est Hugue de Montfey vers 1230.
Temps modernes
Avant 1789, le village était de l'intendance et de la généralité de Châlons, de l'élection et du bailliage de Troyes.
Époque contemporaine
La commune, instituée par la Révolution française, absorbe en 1865 celle de Courmononcle[1], qui, au recensement de 1831, ne comptait plus que 92 habitants[25].
- Saint-Benoist-sur-Vanne représenté par Charles Fichot en 1884
- Le village.
- Le château
- La chapelle Saint-Gencoul
- Saint-Benoist-sur-Vanne au tout début du XXe siècle
- Courmononcle.
- La ferme de Courmononcle.
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
Rattachements administratifs
La commune se trouve dans l'arrondissement de Troyes du département de l'Aube[I 1].
Elle faisait partie depuis 1793 du canton d'Aix-Villemaur-Pâlis[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton d'Aix-Villemaur-Pâlis[I 1] porté de 10 à 38 communes..
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Aube.
Intercommunalité
Saint-Benoist-sur-Vanne est membre fondatrice de la communauté de communes du Pays d'Othe[I 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2002 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Liste des maires
Équipements et services publics
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[31].
En 2023, la commune comptait 228 habitants[Note 6], en évolution de −3,8 % par rapport à 2017 (Aube : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Le saut démographique constaté entre 1851 et 1856 correspond à la prise en compte de la population de l'ancienne commune de Courmononcle, absorbée en 1854.
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Église paroissiale Saint-Benoit qui était au doyenné de Villemaur.
- Chapelle Saint-Gengould de Courmononcle.
- Lavoir.
- Château.
- L'église,
Personnalités liées à la commune
Pour approfondir
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :


