Saint-Benoist-sur-Vanne

commune française du département de l'Aube From Wikipedia, the free encyclopedia

Saint-Benoist-sur-Vanne est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

Faits en bref Administration, Pays ...
Saint-Benoist-sur-Vanne
Saint-Benoist-sur-Vanne
La chapelle Saint-Gengould.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Troyes
Intercommunalité CC du Pays d'Othe
Maire
Mandat
Laurent L'Etrop
2026-2032
Code postal 10160
Code commune 10335
Démographie
Gentilé Sabatins, Sabatines
Population
municipale
228 hab. (2023 en évolution de −3,8 % par rapport à 2017)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 14′ 12″ nord, 3° 40′ 16″ est
Superficie 16,68 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Troyes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Aix-Villemaur-Pâlis
Législatives [2e circonscription de l'Aube
Localisation
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Saint-Benoist-sur-Vanne
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Saint-Benoist-sur-Vanne
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Saint-Benoist-sur-Vanne
Liens
Site web saintbenoistsurvanne.jimdo.comVoir et modifier les données sur Wikidata
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Géographie

Localisation

La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Troyes ainsi que dans sa zone d'emploi, et dans le bassin de vie d'Aix-Villemaur-Pâlis[I 1].

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Paisy-Cosdon, Planty, Rigny-le-Ferron et Vulaines.

Communes limitrophes de Saint-Benoist-sur-Vanne
Planty
Vulaines Saint-Benoist-sur-Vanne Paisy-Cosdon
Rigny-le-Ferron

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 16,68 km2 ; son altitude varie de 234 à 110 mètres[1].

Hydrographie

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Saint-Benoist-sur-Vanne[Note 2].

La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie.

Elle est drainée par la Vanne et un de ses bras de la Vanne, le Fossé 01 d'Armentières, le ruisseau des Abimes et divers autres petits cours d'eau[2],[Carte 1].

La Vanne, d'une longueur de 59 km, prend sa source dans la commune de Fontvannes et se jette dans l'Yonne à Paron, après avoir traversé 22 communes[3].

L'Armentières et la Bouillarde sont deux sources qui sortent du plateau de la Forêt d’Othe, au pied du coteau à Courmononcle et qui appartiennent à la ville de Paris. Leurs eaux sont captées et alimentent l'acqueduc de la Vanne (157 km), qui, avec celui du Loing, fait partie d'un projet d'aqueducs conçu en 1858 par l'ingénieur Eugène Belgrand à la demande du baron Haussmann pour approvisionner Paris en eau potable captée dans les sources de rivières situées en dehors de la capitale[4].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : les Gravelles (2,1 ha)[Carte 1],[5].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[8] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[9]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 736 mm, avec 12 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Mards-en-Othe à 12 km à vol d'oiseau[12], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 759,6 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −21,3 °C, atteinte le [Note 3].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[15], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Saint-Benoist-sur-Vanne est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[16].

Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Troyes, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 209 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (76,6 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (71,3 %), forêts (20,9 %), zones urbanisées (2,9 %), prairies (2,8 %), zones agricoles hétérogènes (1,6 %), eaux continentales[Note 5] (0,6 %)[19].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Habitat et logement

En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 149, alors qu'il était de 147 en 2011 et 2016[I 2].

Parmi ces logements, 71,8 % étaient des résidences principales, 19,5 % des résidences secondaires et 8,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 98,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0,7 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Benoist-sur-Vanne en 2022 en comparaison avec celle de l'Aube et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (19,5 %) supérieure à celle du département (5,1 %) et à celle de la France entière (9,7 %).

Davantage d’informations Typologie, Aube ...
Le logement à Saint-Benoist-sur-Vanne en 2022.
Typologie Saint-Benoist-sur-Vanne[I 3] Aube[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 71,8 85,7 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 19,5 5,1 9,7
Logements vacants (en %) 8,7 9,2 8
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Toponymie

Anciennement nommé Curtis Morini, il change son nom à l'occasion du don du village à l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire.

Le qualificatif Vanne' renvoie au nom de la rivière qui draine la commune, la Vanne. Ce toponyme désigne un « retranchement construit dans une rivière pour fermer le passage aux poissons »[20].

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Courmorin[1].
En 1854, la commune a absorbé celle voisine de Courmononcle[1].

Sur un cadastre de 1840 sont nommés au territoire : Aletin, Armentières, Bouillarde, Bout-de-Brémont, la Briqueterie de la route et celle du haut, Chanay, le château et son bois, Chatillonnerie, la Chaux, Chemeix, Essert, fontaine de l'Etang, Ferme-Fruitier, Grande-Borne, le Gué, Haute-Rive, la Joux, Louvière[21], Luteau[22], Maillecul[23], Maison-Neuve, le Marais, Massicault[24], Moulin-à-Vent, Palluau, Platrière, les Quarante-Arpents, les Réaulx, les bois de Saint-Benoit et de Poitier, Sainte-Anne, Sainte-Marie et la Vieille Tuilerie.

Histoire

Moyen Âge

Le fief relevait de Villemaur dont le premier seigneur connu est Hugue de Montfey vers 1230.

Temps modernes

Avant 1789, le village était de l'intendance et de la généralité de Châlons, de l'élection et du bailliage de Troyes.

Époque contemporaine

La commune, instituée par la Révolution française, absorbe en 1865 celle de Courmononcle[1], qui, au recensement de 1831, ne comptait plus que 92 habitants[25].

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement de Troyes du département de l'Aube[I 1].

Elle faisait partie depuis 1793 du canton d'Aix-Villemaur-Pâlis[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton d'Aix-Villemaur-Pâlis[I 1] porté de 10 à 38 communes..

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Aube.

Intercommunalité

Saint-Benoist-sur-Vanne est membre fondatrice de la communauté de communes du Pays d'Othe[I 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2002 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs[26]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1823   Alexandre Nicolas Peschart d'Ambly[réf. nécessaire]    
1851   François Eugène Peschart d'Ambly   Baron, propriétaire
Conseiller d'arrondissement d'Aix-en-Othe (1855 → ?)
         
2001 2004 Pierre Fouillet    
mars 2005 septembre 2017[27] Henri Kerzreho   Retraité
Démissionnaire
octobre 2017 en cours
(au 5 mai 2026)
Laurent L'Etrop   Électrotechnicien
Vice-président de la CC du Pays d'Othe (2026 → )
Réélu pour le mandat 2026-2032[28],[29]
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Équipements et services publics

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[31].

En 2023, la commune comptait 228 habitants[Note 6], en évolution de −3,8 % par rapport à 2017 (Aube : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
254276288266310348382390396
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
518549555555565504480430385
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
384363330277323313286304307
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
236244235230198214239231235
Davantage d’informations - ...
2021 2023 - - - - - - -
233228-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Le saut démographique constaté entre 1851 et 1856 correspond à la prise en compte de la population de l'ancienne commune de Courmononcle, absorbée en 1854.

Économie

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Personnalités liées à la commune

Pour approfondir

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Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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