Weißenfels
ville allemande
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Weissenfels (en allemand : Weißenfels) est une ville d'Allemagne, de l'arrondissement du Burgenland dans le Land de Saxe-Anhalt. Le patrimoine historique de la cité comprend le château de Neu-Augustusbourg, résidence des ducs de Saxe-Weissenfels de 1680 à 1746.
(Landkreis)Burgenland
(Ortsteile)13
| Weissenfels Weißenfels | |||
Place du marché et château. | |||
Armoiries |
Drapeau |
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| Administration | |||
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| Pays | |||
| Land | |||
| Arrondissement (Landkreis) |
Burgenland | ||
| Nombre de quartiers (Ortsteile) |
13 | ||
| Bourgmestre (Bürgermeister) Mandat |
Götz Ulrich (CDU) (2021-2028) |
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| Code postal | 06667, 06688 | ||
| Code communal (Gemeindeschlüssel) |
15 2 68 035 | ||
| Indicatif téléphonique | (0)3443 | ||
| Immatriculation | BLK, HHM, NEB, NMB, WSF, ZZ | ||
| Démographie | |||
| Population | 39 181 hab. () | ||
| Densité | 1 584 hab./km2 | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | 51° 12′ 00″ nord, 11° 58′ 00″ est | ||
| Altitude | 100 m |
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| Superficie | 2 474 ha = 24,74 km2 | ||
| Localisation | |||
| Géolocalisation sur la carte : Allemagne
Géolocalisation sur la carte : Saxe-Anhalt
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| Liens | |||
| Site web | weissenfels.de | ||
| modifier |
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Géographie
La ville a 39 745 habitants et est située dans le Sud de Saxe-Anhalt. Elle se trouve sur les rives de la Saale moyenne, à la lisière sud du bassin lipsien. Des villes proches sont Halle, Leipzig et Naumbourg.
Plus au Sud s'étend la région viticole de Saale-Unstrut.
Quartiers
En plus du centre-ville, le territoire communal comprend douze localités :
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Transports
La gare de Weissenfels est reliée à la ligne de Halle à Bebra avec des embranchements vers Berlin, Leipzig, Fulda et Francfort-sur-le-Main. Elle est desservie par les trains Intercity-Express et InterCity, Regional-Express et Regionalbahn.
La Bundesstraße 87 (Magdeburg–Wittenberge), la Bundesstraße 91 (Rathenow–Gardelegen) et la Bundesstraße 176 se croisent à la ville. L'autoroute 9 passe à l'est de Weissenfels.
Histoire
Du moyen-âge au Sturm und Drang
La Guerre de Succession de Thuringe éclata avec l'extinction de la dynastie des princes Ludovingiens en 1247. Le château-fort de Weissenfels, qui contrôlait la frontière orientale, en était l'un des principaux enjeux et c'est là que le 1er juillet 1249, les barons de Thuringe reconnurent la suzeraineté du landgrave Henri III de Misnie, prince de la maison de Wettin. Les landgraves successifs annexent au XIVe siècle Weissenfels et son château à leurs fiefs saxons. Mais à la mort du dernier landgrave Guillaume III (1482), la Thuringe cessa d'être un fief autonome. Elle alla aux neveux de Guillaume, Ernest et Albert III de Saxe. Au terme du partage de Leipzig (1485) Weissenfels et son octroi revinrent à la branche albertine. Jusqu'en 1815, Weissenfels, rattachée au Cercle de Thuringe et siège du palais des ducs de Saxe-Weissenfels (1656–1746), devint un important centre administratif.
Martin Luther a prêché en l’église Sainte-Marie en 1518 alors qu'il se rendait à la Diète d'Augsbourg, puis en 1521 lors de son voyage pour la Diète de Worms. Le 3 juin 1539, la ville s'est convertie au protestantisme. En 1572, le duc Auguste Ier de Saxe remit le couvent Sainte-Claire à sa tante Sidonie.
Au cours de la Guerre de trente ans, la ville, dévastée à plusieurs reprises, vit sa population baisser de 2200 à 960 habitants, mais à la fin de la guerre, elle connut un rebond économique. Rétablie comme capitale du Duché de Saxe-Weissenfels, l'archevêque de Magdebourg Auguste y fit édifier en 1660 le château de Neu-Augustusburg, juste à l'emplacement de l'ancien château-fort, rasé par les Suédois en 1644. Son fils Jean-Adolphe Ier de Saxe-Weissenfels mena les travaux à leur terme, et les ducs en firent leur palais jusqu'en 1746.
En 1786, la famille du prodige Novalis s'établit dans cette ville. Le jeune ingénieur des mines, déjà auditeur au Conseil électoral des Salines, y composa ses premiers poèmes et manifestes littéraires. Il mourut de phtisie dans la maison familiale en 1801[1].
Des guerres napoléoniennes à la Révolution industrielle


La ville a été frappée lors des escarmouches de la Campagne d'Allemagne (1813) : ainsi, le 29 avril 1813, l'avant-garde du corps d'armée de Ney, commandée par Souham, tomba sur la cavalerie russe de Lanskoï. Celle-ci, n'ayant aucun espoir d'enfoncer les carrés français, se retira après quelques démonstrations de principe de l'autre côté du ruisseau Gruna[2]. Deux jours plus tard, le général Wintzigerode lançait une reconnaissance en direction de Weißenfels lorsqu'il se trouva face à face avec le 3e corps d'armée français, en route pour Lützen. Les Français se formèrent en quatre carrés, et l'une de ces formations parvint même à s'emparer de l'artillerie russe qui les bombardait ; Winzigerode dut se replier. Lors de ce combat, 33 Français avaient été tués, dont le maréchal Bessières[2].
Au Congrès de Vienne, la Saxe, en raison de son alliance avec la France, dut céder à la Prusse ses territoires au nord et à l'ouest, notamment l'arrondissement de Thuringe et Weissenfels : regroupés avec les arrondissements de Mersebourg, de Halle, d'Halberstadt, de Magdebourg, de Torgau, de Wittenberg, de Stendal et de Saltzwedel, ces territoires formèrent la Province de Saxe. Le district de Weissenfels fut rattaché au nouveau district de Mersebourg, et le 1er octobre 1816, Weissenfels en devint le chef-lieu.
Depuis la fin du XVIIIe siècle, la région connaissait un décollage économique, d'abord grâce à la découverte de gisements de charbon (1764), puis à l'industrialisation au milieu des années 1840 : la ville était spécialisée dans le cuir et la fabrique de chaussures (45 ateliers en ville en 1895). Depuis 1846, Weissenfels était raccordée au chemin de fer (Thüringer Bahn), et l'exode rural amena en ville des populations essentiellement catholiques d'Eichsfeld, du Sauerland, de Silésie et de Bohême. Il fallut inaugurer une église catholique en 1873 : l'église Ste-Elisabeth[3].
Le XXe siècle

De 1900 à la Première guerre mondiale, Weissenfels devint en Allemagne le centre de la mégisserie, avec l'importation de peaux de renne depuis la Russie. Le premier fabricant de vêtements en fourrure de la ville fut J. C. Keller & Sohn[4]. Jusqu'à l'introduction de la machine à coudre les peaux, au milieu des années 1930, la plupart des familles ouvrières de la région arrondissaient leurs revenus par la couture de doublures de vêtement en fourrure, ou le rembourrage avec les rebuts de fourrure[5].
La ville, qui apportait la main d'œuvre des usines chimiques Leuna (1916) et Buna (1936), bénéficia en retour d'un développement considérable des institutions culturelles : universités populaires, théâtre et salles de concert. Le 18 octobre 1928, la salle de théâtre Gloria était inaugurée[6].
Sous le Troisième Reich, tous les opposants politiques et les exclus de la Volksgemeinschaft furent impitoyablement pourchassés ou exécutés. La synagogue du n°14 de la Nordstraße 14 avait été détruite lors de la Nuit de cristal[7] (1938). Le 12 avril 1945, l'armée américaine encerclait la ville, et les combats durèrent 4 jours. Le ,la 69e division d'infanterie (États-Unis) de la 1e Armée US s'empara de la ville. Après trois mois d'occupation, les Américains remirent Weissenfels aux Forces d'occupation soviétiques. Le Conseil interallié, de 1947, qui consacra la dissolution de la Prusse, rattacha Weissenfels au nouveau Land de Saxe-Anhalt.
Les casernes de la Zeitzer Straße et de la Selauer Straße (Straßburg-Kaserne), construites au cours des années 1930 dans le cadre du réarmement de la Wehrmacht ont été affectées en 1945 à la KVP puis remises aux forces d'occupation soviétiques et à la NVA de la RDA. La caserne Sachsen-Anhalt a été reprise depuis 1992 par la Bundeswehr.

Après la Deuxième guerre mondiale, la plupart des cordonneries ont été fusionnées dans un combinat (VEB Schuhfabrik „Banner des Friedens“ Weißenfels)[8]. Jusqu'à la fin des années 1980, Weißenfels était le plus gros producteur de chaussures de RDA, employant 6 000 ouvriers et produisant 75 % des chaussures du pays. Depuis la réunification allemande (1990), la privatisation et les restructurations ont entraîné la ruine de l'industrie locale. La mondialisation du commerce et la libre circulation des marchandises n'ont laissé aucune chance à la cordonnerie de l'ex-RDA. Cela, conjugué à la diminution des besoins de main d'œuvre dans le secteur pétrochimique (cession des usines Leuna), a provoqué l'explosion du chômage, faiblement compensé par une reconversion dans l'industrie agroalimentaire : le groupe Tönnies GmbH est depuis 1990 le principal employeur de la région[9]. Mais depuis 2010, ce même industriel emploie une multitude de saisonniers d'Europe balkanique[10]. Le redécoupage du land de Saxe-Anhalt et la fusion avec l'Arrondissement du Burgenland a privé Weißenfels de son statut biséculaire de chef-lieu d'arrondissement. Enfin, lors de la crise des migrants de 2015, Weißenfels a dû recueillir 600 demandeurs d'asile[11], soit 2% des réfugiés en Saxe-Anhalt[12].
| Appartenances historiques
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Jumelages
Kornwestheim (Allemagne) depuis 1990
Komárno (Slovaquie) depuis 1996
Personnalités
- Johann (Johannes Gottfried) Olearius (1611-1684) y est mort
- Heinrich von Bünau (1697-1762)
- Joachim Wilhelm von Brawe (1738-1758)
- Karl Heinrich Heydenreich (1764-1801), philosophe et poète, y est mort
- Georg Philipp Friedrich baron von Hardenberg dit Novalis (1772-1801) y est mort
- Friedrich Hermann Loew (1807-1878)
- Jean-Baptiste Bessières, maréchal d'Empire et duc d'Istrie, y est mort au combat le
- Louise von François (1817-1893), autrice
- Willy Kükenthal (1861-1922)
- Georg Kükenthal (1864-1955)
- Horst P. Horst (1906-1999)
- Andreas Martens (1951- )