Il est élu pour la première fois député de Castellón au Parlement valencien en , mais démissionne au bout de trois ans pour devenir haut fonctionnaire de la Généralité valencienne. Après avoir été directeur de cabinet du président Joan Lerma entre et , il devient maire de sa ville natale pendant 17 ans.
Il retrouve les bancs du Parlement territorial en , et y exerce les fonctions de porte-parole du groupe socialiste —alors dans l'opposition— de à . Ayant échoué en à être désigné secrétaire général du Parti socialiste du Pays valencien-PSOE (PSPV-PSOE), il quitte l'assemblée valencienne en pour entrer au Congrès des députés.
Il est nommé directeur général des Relations informatives et de la Communication auprès de la présidence de la Généralité valencienne en , à seulement 27 ans. Il doit alors renoncer à ses mandats électoraux.
Lors des élections municipales du , il est tête de liste à Morella, où il remporte 1 057 voix, soit 52,5% des suffrages et 6 élus sur 11 au conseil municipal. Il est désigné maire le et relevé de ses fonctions à la Généralité – désormais dirigée par le Parti populaire (PP) – le . Il est en outre réélu à la députation provinciale de Castellón et y devient porte-parole du groupe socialiste, qui se trouve renvoyé dans l'opposition.
Une personnalité du Parlement valencien
Candidat à un nouveau mandat municipal aux élections du , il se présente à nouveau au Parlement valencien dans la province de Castellón. Il est ainsi réélu maire et député régional, obtenant le poste de porte-parole suppléant, sous l'autorité d'Antoni Asunción.
Le , après qu'Asunción s'est retiré de la vie politique du fait de son échec au congrès du PSPV-PSOE, il est promu porte-parole du groupe socialiste, première force de l'opposition.
Au cours des élections du , il conserve sa mairie et son mandat parlementaire. À l'ouverture de la législature le , le secrétaire général régional socialiste Joan Ignasi Pla le remplace dans ses fonctions au groupe parlementaire; il devient alors deuxième vice-président du Parlement.
Mise en retrait
Il remporte un nouveau mandat municipal et régional le . Quinze mois plus tard, le , il se présente au secrétariat général du Parti socialiste du Pays valencien-PSOE, en concurrence avec le maire de AlaquàsJorge Alarte. Il est défait par 282 voix contre 262, alors que son adversaire disposait du soutien de la direction nationale du parti[1].
Il annonce le qu'il apporte son soutien à Alarte comme chef de file à l'élection régionale du 22 mai 2011, renonçant ainsi à l'affronter au cours de primaires militantes[2].
Lors du XIIe congrès du PSPV-PSOE, il se présente de nouveau au secrétariat général, contre Alarte. Ximo Puig est élu le par 321 voix sur 525, soit une large victoire de 61% des suffrages exprimés, en réunissant l'ensemble des oppositions au titulaire sortant; dans son discours d'investiture il rend hommage aux dirigeants historique de la fédération, Joan Lerma et Ciprià Ciscar[3]. Il démissionne de son mandat municipal le suivant.
Le , il se présente aux primaires ouvertes pour la désignation du candidat du PSPV-PSOE à la présidence de la Généralité. Au cours de ce scrutin – le premier de ce type pour le Parti socialiste ouvrier espagnol et qui mobilise 50 000 électeurs et 16 400 adhérents – il remporte 37 843 voix, soit 68,8% des suffrages, loin devant le maire de FauraToni Gaspar[4]. Il est officiellement proclamé candidat par le comité national du parti vingt jours plus tard, prononçant à cette occasion un discours mettant l'accent sur les politiques sociales et les défavorisés[5].
Il devient le suivant secrétaire aux Réformes démocratiques du PSOE, dans la commission exécutive fédérale formée par le nouveau secrétaire général du parti Pedro Sánchez.
Président de la Généralité valencienne
Après les élections au Parlement valencien du , le PSPV-PSOE, la Coalition Compromís et Podemos s'accordent pour soutenir sa candidature à la présidence de la Généralité. Le , à l'issue d'un débat parlementaire au cours duquel il annonce la création d'un bureau anti-fraude et anti-corruption et la réouverture de la télévision publique régionale, Ximo Puig est investi président de la Généralité valencienne par 50 voix pour, 44 contre et 5 abstentions, bénéficiant comme prévu du soutien de Compromís et de Podemos, qui n'intègre pas le gouvernement régional. Sa nomination est effective le [6]. Il est le deuxième socialiste à occuper cette fonction, vingt ans après la défaite de Joan Lerma.
Le , Puig annonce avoir prononcé la dissolution du Parlement et convoqué des élections anticipées pour le , malgré l'opposition exprimée par Compromís et sa vice-présidente Mónica Oltra. Il cherche ainsi à améliorer la visibilité politique du territoire valencien en séparant ce scrutin du renouvellement des autres assemblées régionales prévu pour le , et à accroître la participation en couplant les élections valenciennes avec les élections générales[7]. Le scrutin voit la victoire du PSPV-PSOE avec 24% des voix et 27 députés, arrivant en tête pour la première fois depuis 1991, tandis que de son ensemble la majorité qui le soutenait totalise 52 députés, contre 47 aux trois partis de droite: les socialistes sont les seuls à progresser, gagnant quatre sièges tandis que Compromís en perd un et Unides Podem en abandonne cinq[8].
Les trois partis de gauche s'accordent le pour entamer des négociations en vue de constituer une nouvelle coalition et approuvent cinq jours plus tard la répartition entre eux des postes du bureau du Parlement, s'assurant d'en contrôler trois contre deux à l'opposition[9],[10]. Les discussions pour la constitution du nouvel exécutif démarrent le [11] et se concluent le , à quelques minutes du début du débat d'investiture de Puig. Le «deuxième pacte du Jardin botanique» est présenté dans l'après-midi au château de Santa Barbara, à Alicante[12]. Il reçoit le lendemain l'investiture du Parlement valencien, faisant le plein de sa majorité avec 52 voix favorables, contre 46 oppositions[13]. Du fait de la perte du gouvernement andalou six mois plus tôt, sa confirmation au pouvoir en fait le plus important des «barons» du PSOE[14].
Aux élections régionales du 28 mai 2023, le Parti socialiste gagne quatre sièges supplémentaires, mais la disparition d'Unidas Podemos —faute de franchissement du seuil électoral— et le recul de deux sièges de Compromís conduisent à la perte de la majorité par le «pacte du Jardin botanique». Le Parti populaire (PP) et Vox totalisent 53 députés, soit trois sièges de plus que la majorité absolue[15].
↑(es) Ferran Bono et Ignacio Zafra, «Ximo Puig adelanta las elecciones de la Comunidad Valenciana al 28 de abril», El País, (lire en ligne, consulté le ).
↑(es) Ferran Bono, Ignacio Zafra, Cristina Vázquez et Manuel Gómez, «Puig gana y la izquierda suma para revalidar el Gobierno valenciano», El País, (lire en ligne, consulté le ).
↑(es) «Puig, Oltra y Dalmau coinciden en pactar un Gobierno “fuerte y unido”», El País, (lire en ligne, consulté le ).
↑(es) Ferran Bono, «Primer acuerdo del nuevo Botànic: Morera volverá a presidir las Cortes Valencianas», El País, (lire en ligne, consulté le ).
↑(es) «PSPV, Compromís y Podem destacan el mestizaje del Botànic I en la primera reunión para reeditarlo», El País, (lire en ligne, consulté le ).
↑(es) Rafa Burgos, «Puig, Oltra y Dalmau firman en Alicante la renovación del Botànic», El País, (lire en ligne, consulté le ).
↑(es) Laura Martínez, «Ximo Puig es reelegido presidente de la Generalitat Valenciana con advertencias de Mónica Oltra sobre la lealtad entre socios», Eldiario.es, (lire en ligne, consulté le ).
↑(es) Ferran Bono, «Puig consolida su peso como barón del PSOE al ser reelegido presidente», El País, (lire en ligne, consulté le ).
↑(es) Espagne, Communauté valencienne. «Junta Electoral de la Comunitat Valenciana. Publicación de los resultados finales y la relación de diputados y diputadas electos en las elecciones a Les Corts Valencianes celebradas el día 28 de mayo de 2023.», DOGV. (version en vigueur: 15 juin 2023) [lire en ligne(page consultée le 16 juin 2023)]