Yannick Nézet-Séguin

chef d'orchestre canadien From Wikipedia, the free encyclopedia

Yannick Nézet-Séguin, né le à Montréal, est un chef d'orchestre canadien.

Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (51 ans)
MontréalVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Yannick Nicholas SéguinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Directeur musical Orchestre de Philadelphie, depuis le 18 octobre 2012 ...
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Il dirige l'Orchestre Métropolitain de Montréal depuis 2000 et l'Orchestre philharmonique de Rotterdam de 2008 à 2018 et devient la même année chef d'orchestre invité principal de l'Orchestre philharmonique de Londres. Le , à trente-sept ans, il devient chef principal du prestigieux Orchestre de Philadelphie. Il dirige aussi quelques opéras au Metropolitan Opera de New York avant de succéder au directeur musical du Met, James Levine[1], en .

Il est reconnu comme une étoile montante dans le monde de la direction d'orchestre[2]. Le , il se voit décerner un doctorat honorifique en musique de l'Université McGill, à Montréal, Québec, Canada, pour ses multiples accomplissements.

Il est choisi par l'orchestre philharmonique de Vienne pour diriger le concert du nouvel an 2026[3],[4].

Biographie

Yannick est le benjamin d'une famille de 3 enfants ; l'aînée Sylviane et la cadette Isabelle œuvrent toutes deux dans le domaine de l'enseignement. Sa mère Claudine Nézet, M.A. éducation, originaire de Montréal, d'ascendance bretonne, a fait carrière dans l'enseignement et la recherche universitaires, principalement à l'UQAM. Son père Serge P. Séguin, natif de Lachute, Ph.D. éducation, a fait carrière comme professeur à l'Université du Québec à Montréal (UQAM); il a été directeur du doctorat en éducation durant plusieurs années.

Yannick Nézet-Séguin étudie le piano à l'âge de cinq ans auprès de Jeanne-d'Arc Lebrun-Lussier et s'intéresse au métier de chef d'orchestre depuis l'âge de dix ans. Il poursuit ses études primaires à l'école St-Isaac-Jogues, ses études secondaires au Collège Mont-Saint-Louis et ses études collégiales au Collège de Bois-de-Boulogne à Montréal. Parallèlement, il est admis dans la classe de piano d'Anisia Campos au Conservatoire de musique et d'art dramatique du Québec à Montréal[5]. Il étudie la direction chorale au Westminster Choir College à Princeton dans le New Jersey, auprès de Joseph Flummerfelt.

À 19 ans, Nézet-Séguin rencontre le chef Carlo Maria Giulini qu'il suit en répétitions et en concert, et échange avec lui sur ses interprétations. Nommé directeur musical du Chœur polyphonique de Montréal en 1994, il obtient le même poste au Chœur de Laval en . En 1995, il fonde son ensemble vocal et instrumental, La Chapelle de Montréal, avec lequel il dirige de deux à quatre concerts par année jusqu'en 2002. Il considère Charles Dutoit comme sa première inspiration d'enfant et Carlo Maria Giulini comme son maître.

À l'Opéra de Montréal, de 1998 à 2002, il occupe les fonctions de chef de chœur, d'assistant chef d'orchestre et de conseiller musical et dirige plusieurs productions et galas. Soutenu par plusieurs personnes dont Paul Desmarais (fils) et Jean-Pierre Goyer, en , il prend la direction de l'Orchestre Métropolitain à Montréal, avec lequel il réalise de nombreux enregistrements, sous étiquette Atma classique. De 2003 à 2006, il occupe également le poste de chef invité principal de l'Orchestre symphonique de Victoria.

En 2004, sa carrière débute en Europe, et, quelques années plus tard, aux États-Unis. Choisi unanimement par les musiciens, il succède à Valery Gergiev en septembre 2008 comme directeur de l'Orchestre philharmonique de Rotterdam (RPhO). Son premier contrat de quatre ans avec le RPhO se prolonge jusqu'en 2015. Au même moment, il devient Chef invité principal de l'Orchestre philharmonique de Londres, et ce jusqu'en 2014.

En et 2009, Yannick Nézet-Séguin est invité à diriger l'Orchestre de Philadelphie. En , il est nommé directeur musical de cet orchestre, son poste prenant effet en .

Yannick Nézet-Séguin participe à de nombreuses productions canadiennes d'opéras, dont Faust de Gounod à Vancouver en 2006, Madame Butterfly de Puccini à Montréal en 2008, et Salomé de Richard Strauss à Montréal en 2011.

Le , il fait ses débuts au Metropolitan Opera (Met) de New York avec une nouvelle production de Carmen de Bizet mettant en vedettes Elīna Garanča et Roberto Alagna. Il retourne au Met, en , pour Don Carlos de Verdi et, en , pour Faust avec Jonas Kaufmann. En , il fait ses débuts à La Scala de Milan dans Roméo et Juliette de Gounod. En , il dirige Rusalka de Dvorak au Royal Opera House de Londres.

En , il annonce qu'il quittera la direction musicale de l'Orchestre de Rotterdam en 2018[6]et est nommé chef honoraire.

En 2016, il effectue une tournée en Europe où il dirige le Chamber Orchestra of Europe[7]. Il effectuera par la suite de nombreuses tournées européennes, asiatiques et américaines avec plusieurs de ses ensembles.

Il dirige le concert du Nouvel-An à Vienne le 1er janvier 2026[8].

Distinctions

Prix

Honneurs

Nézet-Séguin est également honoré par une fresque murale (dont l'auteure est MC Baldassari) de l'organisme MU à 10401, rue Berri, à Montréal, dans l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville où il est né[12].

Décorations

Accueil critique

En , après l'un de ses concerts avec l'Orchestre de chambre d'Europe à la Philharmonie de Paris, Julien Hanck (Bachtrack (en)) loue « son juste équilibre entre carrure et sensualité, sa conception très courbe de la temporalité. On peut être exaspéré par cette volonté de tout vouloir incarner, de tout vouloir humaniser, mais il en résulte toujours un réel bonheur d’expression, et un ton particulier, qui sont tout simplement la marque d’un style. Et ce n’est pas seulement l’approche, mais encore l’enthousiasme dont il est capable, qui rendent bon nombre de ses concerts inoubliables. […] Yannick Nézet-Séguin donne à cette musique [la Symphonie Pastorale de Beethoven, ndlr] le visage de sentiments humains. A travers un méticuleux travail d’articulation et de mise en relief, il souligne à l’envi les figuralismes qui abondent dans ces pages, et en personnifie les phrasés. Résultat ? Dès le chant de berger, et jusqu’aux lueurs finales, un jeu orchestral très léché, très tenu »[15].

En , Tristan Labouret (idem), qui assiste à une représentation similaire (même formation et même lieu), voit en « une vraie leçon sur l'art de la direction […] il engage tout son corps dans un mélange de vivacité, de naturel, de souplesse et d’intensité dramatique qui contamine aussitôt l’orchestre […] aucun geste n['est] gratuit, neutre, désincarné […] Ainsi dirigé, le texte de Brahms devient chargé d'une puissance expressive et d'une richesse dramatique rarement remarquées. »[16].

Christophe Huss (Le Devoir) écrit le soir du concert du nouvel an 2026 à Vienne que Nézet-Séguin « a assurément marqué de son empreinte » de manière « mémorable » cet événement[17].

Discographie

Notes et références

Liens externes

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