Yasmine Pahlavi

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Dynastie Pahlavi
Nom de naissance Yasmine Etemad-Amini
Naissance (57 ans)
Téhéran (Iran)
Père Abdollah Etemad-Amini
Yasmine Pahlavi
Description de cette image, également commentée ci-après
Yasmine Pahlavi en 2023.
Biographie
Dynastie Pahlavi
Nom de naissance Yasmine Etemad-Amini
Naissance (57 ans)
Téhéran (Iran)
Père Abdollah Etemad-Amini
Mère Forough Eftekhari
Conjoint Reza Pahlavi
Enfants Noor Pahlavi
Iman Pahlavi
Farah Pahlavi

Yasmine Pahlavi, née Etemad-Amini le à Téhéran (Iran), est l'épouse de Reza Pahlavi, prince héritier de l'État impérial d'Iran[1] et prétendant au trône d'Iran.

Jeunesse

Yasmine Pahlavi est née à l'hôpital Pars de Téhéran, dans l'État impérial d'Iran. Elle est la fille d'Abdollah Etemad-Amini, homme d'affaires[2] et homme politique iranien, membre dirigeant du Parti constitutionnaliste de l'Iran[3]  un parti politique d'exil , et de son épouse Forough Eftekhari[4],[5]. Elle a fréquenté un pensionnat privé à Téhéran jusqu'à ce que la montée des tensions, à la fin des années 1970, contraigne sa famille à quitter définitivement l'Iran. Ils se sont installés dans la région de San Francisco, en Californie, où elle a poursuivi ses études à l'école secondaire Notre-Dame.

Vie professionnelle

Elle est diplômée de l'université George-Washington[6], où elle a obtenu un baccalauréat en sciences politiques et un doctorat en droit. Elle est admise au barreau du Maryland en 1998[1].

Elle a travaillé pendant dix ans, de 2001 à 2011[3], comme avocate au Children's Law Center à Washington, D.C., dans la défense des droits des jeunes défavorisés et vulnérables[7]. Elle était également cofondatrice et directrice de Foundation for the Children of Iran[7]. Fondée en 1991[7], cette fondation humanitaire organise l'approvisionnement de soins de santé vitaux[7] aux enfants iraniens ou d'origine iranienne, sans distinction de race, de couleur, de croyance, de religion ou d'appartenance politique, et souffrant de pathologies complexes. Elle démissionne de son poste de direction et de toute affiliation à la fondation en février 2014[8].

Santé et engagements

En novembre 2018, elle informe ses abonnés sur Facebook être atteinte d'un cancer du sein[9],[4] et publie une mise à jour, le lendemain de son opération chirurgicale, sur Instagram[9] (où elle compte 1,4 million d'abonnés).

Épouse du dernier prince héritier de la dynastie Pahlavi d'Iran, elle est devenue par son mariage une personnalité politique de premier plan et accompagne régulièrement son mari dans la plupart de ses interventions politiques, soutenant ses engagements. De passage à Paris en août 2023, elle dira au cours d'une interview « Nous ne nous battons pas pour la monarchie mais pour la liberté »[10].

Mariage et enfants

Yasmine Pahlavi, née Yasmine Etemad-Amini, a épousé le 12 juin 1986, à Greenwich dans le Connecticut[5], le prince Reza Pahlavi (né en 1960), fils du dernier chah d'Iran Mohammad Reza Pahlavi et de la chahbanou Farah Pahlavi. De leur union sont nées trois filles[11] (altesses impériales) :

  1. la princesse Noor Zahra Pahlavi (née le ) ;
  2. la princesse Iman Laya Pahlavi (née le ). Elle épouse Bradley Sherman  responsable des partenariats chez Matternet (en), une société américaine de livraison par drones commerciaux , le à Paris[12] ;
  3. la princesse Farah Mitra Pahlavi (née le ).

Polémiques

Les prises de position de Yasmine Pahlavi sur les réseaux sociaux mettent régulièrement en lumière les clivages existant au sein de l'opposition iranienne. Le mouvement monarchiste pointe régulièrement du doigt la responsabilité des mouvements politiques ayant participé à la révolution de 1979, les présentant souvent comme les complices de la République islamique après avoir été ceux de Khomeini, même s'ils sont depuis passés à l'opposition au nouveau régime. Une position qui demeure l'un des points de friction les plus vifs de la politique iranienne en exil.

Narges Mohammadi

En décembre 2023, elle met en doute sur Instagram la crédibilité de la lauréate du prix Nobel de la paix Narges Mohammadi, se demandant comment elle avait pu accorder une interview à Angelina Jolie depuis sa prison[13], peu de temps avant que Mohammadi ne reçoive le prix Nobel de la paix le 10 décembre[14]. Cette dernière étant proche des cercles néo-shariatistes, elle est suspectée par l'opposition monarchiste de ne pas être une véritable prisonnière politique, mais une marionnette du gouvernement de la République islamique qui adhèrerait à son idéologie profonde, malgré des divergences superficielles[14],[2]. Taghi Rahmani, époux de Mohammadi et lui aussi néo-shariatiste, réagit par une série de tweets décrivant le processus périlleux par lequel les prisonniers politiques iraniens communiquaient avec l'extérieur[13], un processus également utilisé par le mouvement monarchiste en Iran[14].

Ces frictions illustrent une divergence stratégique profonde : d'un côté la ligne monarchiste, qui soutient une unification de l'opposition derrière Reza Pahlavi et prône souvent une pression internationale maximale (sanctions, isolement diplomatique) ; de l'autre, les mouvements pro-démocratie républicains, souvent issus d'anciens mouvements d'opposition aux Pahlavi comme le Front national, l'OMPI ou les cercles shariatistes adeptes d'un islam politique modéré, qui craignent qu'une hégémonie monarchiste n'étouffe la diversité politique et qui privilégient souvent des mécanismes de résistance interne[14].

Israël

Yasmine Pahlavi affiche également un soutien marqué à l'État d'Israël, ce qui constitue un sujet de discorde majeur au sein de la diaspora iranienne.

En septembre 2022, après le début du mouvement de protestation populaire né après la mort de Mahsa Amini (une jeune Kurde iranienne décédée en détention après avoir été arrêtée pour avoir prétendument enfreint la loi sur le port obligatoire du hijab[14]), elle publie une photo d'une soldate israélienne à Jérusalem-Est (sous occupation israélienne) accompagnée du slogan « Femme, Vie, Liberté », ce qui a suscité des critiques. Des militants du mouvement de contestation dénoncent alors un amalgame entre leur cause nationale et le conflit israélo-palestinien.

En novembre 2023, elle manifeste publiquement son soutien à l'État d'Israël pendant la guerre de Gaza, en participant à un rassemblement pro-israélien à Washington et en brandissant un drapeau israélien[15],[14]. Sa participation à ce rassemblement, ainsi que d'autres prises de position pro-israéliennes et la diffusion de messages tels que « Hit them Israel, Iranians are behind you » (« Frappez-les Israël, les Iraniens sont derrière vous »)[16] lors des bombardements aériens pendant la guerre des Douze Jours entre l'Iran et Israël[17] ont accentué les divisions, y compris chez les monarchistes. Plusieurs factions redoutent alors l'impact de frappes militaires sur la population civile ou pour l'image de l'opposition, si celle-ci venait à les soutenir.

En juin 2025, elle fait l'objet d'une autre polémique après avoir publié sur Instagram la photo d'un graffiti illustrant un message qui disait « Death to three corrupts : Mullahs, Leftists, and Mujahids » (« Mort aux trois maux : les mollahs, les gauchistes et le MEK »[18]) ; l'opposition royaliste étant en effet très critique envers les courants ayant participé à la révolution islamique, comme le MEK (ou Organisation des moudjahiddines du peuple d'Iran).

Notes et références

Articles connexes

Liens externes

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