Yves Magnier
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Yves Magnier est un océanographe et homme politique français de Nouvelle-Calédonie, né le à Nouméa (Nouvelle-Calédonie).
Yves Magnier est le fils d'Édouard Magnier (1912-1999), natif de Koné, engagé volontaire dans le bataillon du Pacifique des Forces françaises libres (FFL) de 1940 à 1944, président de l'Association des engagés volontaires après la guerre puis conseiller général gaulliste de Nouvelle-Calédonie de 1945 à 1946, à l'origine, aux côtés d'un autre ancien combattant, Émile Limousin, d'un vœu reconnaissant aux Mélanésiens la qualité de Français et réclamant ainsi l'abolition du régime de l'indigénat[1], et enfin conseiller municipal gaulliste puis Rassemblement pour la Calédonie dans la République (RPCR) de Nouméa de 1947 à 1989 ainsi que 2e adjoint aux maires Roger Laroque et Jean Lèques de 1965 à 1989[2]. Du côté paternel, Yves Magnier descend à la quatrième génération d'un instituteur de la Somme, Ferdinand-Joseph Magnier (1834-1914), fils d'un tisserand en coton installé à Moindou puis Koné[3].
Yves Magnier est également le fils de Félicie Bénébig, par laquelle il est à la fois l'arrière-petit-fils d'un ancien surveillant du bagne, le Béarnais Félix Bénébig (1858-1927), affecté dans l'archipel de 1885 à 1895 puis après 1898, et d'un ancien transporté, Pierre-Prudent Pasdeloup (1836-1926), un perruquier et coiffeur de Bourges condamné à « La Nouvelle » en 1881 puis installé comme colon à Pouembout. De plus, par sa mère, Yves Magnier est le neveu du compagnon de la Libération Auguste Bénébig[4],[5].
Carrière professionnelle
- 1960 : docteur ès sciences spécialisé en océanographie, avec une thèse sur les masses d'eau de la circulation équatoriale dans le Pacifique,
- 1961 : il intègre l'Office de la recherche scientifique et technique outre-mer (ORSTOM), à Nouméa,
- 1969 - 1974 : chercheur de l'ORSTOM à Madagascar,
- 1974 : il revient définitivement en Nouvelle-Calédonie,
- - : directeur de l'aquarium de Nouméa[6]. Durant cette période, il se fait notamment remarquer dans le domaine scientifique pour ses recherches sur les nautiles[7] ou pour sa découverte en 1979 que le récif aiguille de la baie de Prony n’est pas un récif corallien, mais la conséquence du jaillissement d’une source d’eaux thermales dans la mer[8],[9].