Yvonne Kocher

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Décès
Nom de naissance
Yvonne Renée KocherVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
NanoukVoir et modifier les données sur Wikidata
Yvonne Kocher
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Yvonne Renée KocherVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
NanoukVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
École des surintendantes d’usines et de services sociaux (d) (-)
Université de Paris (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Membre de
Conflit
Lieu de détention
Distinctions

Yvonne Kocher, alias Nanouk, est une résistante française, née le à Paulhiac (Lot-et-Garonne) et tuée le lors des marches de la mort du camp de concentration de Ravensbrück.

Yvonne Renée Kocher naît à Paulhiac dans une famille protestante, d'un père médecin, Louis Kocher, et de Marie Bastian[1]. Elle grandit à Paris, obtient le baccalauréat au lycée Fénelon, puis étudie à la Sorbonne, où elle obtient un certificat de chimie appliquée. Elle travaille de 1920 à 1922 pour la Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériel d’abonnés à Gaz, à Vaugirard, puis à la Compagnie des Lampes, à Ivry, où elle découvre la profession de surintendante. En octobre 1923, à 26 ans, elle entre à École des surintendantes d’usines et de services sociaux, dont elle sort diplômée en juillet 1925. Elle retourne alors travailler à l'usine de Compteurs de Gaz de Vaugirard, comme surintendante, jusqu'en 1940. Elle s'engage auprès des miséreux de la Zone de Paris[2]. En parallèle, elle participe au culte et fait le catéchisme aux enfants du temple protestant de l'Oratoire du Louvre[3].

Durant l'Occupation de la France par l'Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, elle se met à la disposition de la Croix-Rouge française, qui l’affecte aux camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande[4]. Confrontée à un intendant corrompu qui détourne une partie des vivres destinés aux internés, elle proteste par écrit, et en juillet 1941 est expulsée par les autorités du camp. Elle remplacée par une autre protestante, Annette Monod. Yvonne Kocher organise ensuite pour la Croix-Rouge le service social en Seine inférieure, pendant trois ans. Elle organise des cantines scolaires, soupes populaires, dispensaires, repas dans les prisons, visites médicales dans les écoles. En parallèle, elle s'engage dans la résistance[4], et cache des parachutistes anglais.

En août 1943, elle doit quitter Rouen pour échapper à la Gestapo. Elle quitte alors son poste à la Croix-Rouge, et s'installe à Paris. Sous le surnom de Nanouk, elle distribue des tracts, héberge des personnes recherchées, stocke des produits pharmaceutiques. Elle est agent de liaison des Nouvelles équipes de la renaissance française (NERF). Le , elle est arrêtée, puis torturée au siège de la Gestapo, 11, rue des Saussaies[5], avant d'être envoyée à la prison de Fresnes.

Mémorial du camp de concentration de Ravensbrück, cimetière du Père-Lachaise, division 97.

Le , quelques jours avant la libération de Paris, elle est déportée à Ravensbrück par le dernier train à quitter la région parisienne, le convoi des 57 000[6],[7]. Ravensbrück est un camp de concentration pour femmes situé au nord de Berlin. Yvonne Kocher y soutient ses codétenues, et est surnommée « le sourire de Ravensbrück »[8],[9],[10],[11],[12]. Elle refuse de travailler dans une usine de fabrication d'obus pour l'armée allemande, au camp Torgau[13]. Fin octobre 1944, elle est envoyée dans un camp annexe, à 100 km à l'est de de Ravensbrück, appelé Königsberg en Neumark, Königsberg sur l'Oder ou « petit Könisberg ». Après la guerre et la nouvelle frontière entre l'Allemagne et la Pologne, la ville polonaise est renommée Chojna[14]. Le , à cause de l'avancée de l'armée soviétique durant offensive Vistule-Oder, le camp est évacué par les SS [15],[16]: Yvonne Kocher est exécutée pendant les marches de la mort[17],[18],[19],[20],[21].

Décoration

Bibliographie

Notes et références

Voir aussi

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