Zaven Almazyan
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nationalité | |
| Activités |
Tueur en série, militaire, docker, violeur, nécrophilie |
| Période d'activité |
- |
| Victimes |
3 |
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| Condamnation |
Zaven Sarkisovich Almazyan[note 1], né le 5 mai 1950 à Rostov-sur-le-Don et mort en 1973 en RSS d'Ukraine, désigné dans les chroniques criminelles sous l'appellation de maniaque de Vorochilovgrad, est un criminel soviétique, auteur d’homicides sériels et de viols. Son activité délictuelle se concentra principalement dans les villes de Rostov-sur-le-Don et de Vorochilovgrad, où il perpétra, entre 1969 et 1970, une série de forfaits incluant trois assassinats.
Crimes
Almazyan vit le jour le 5 mai 1950 à Rostov-sur-le-Don, au sein d’une famille d’origine arménienne. Son enfance fut marquée, en marge de sa scolarité, par la pratique de la lutte libre, discipline dans laquelle il acquit la maîtrise de techniques d’étranglement qu’il devait ultérieurement employer sur ses victimes. En 1968, l’obtention de son diplôme secondaire en poche, il s’inscrivit dans un établissement d’enseignement technique tout en exerçant la fonction de manutentionnaire. C’est durant cette période qu’il traversa une crise psychologique aiguë, provoquée par le refus d’une jeune femme, dont il escomptait qu’elle lui fît perdre sa virginité, et qui lui préféra un autre homme[1].
Dès l'orée de1969, Almazyan instaura un mode opératoire immuable pour ses agressions : il appréhendait ses victimes sous la menace d'une lame, alléguant une prétendue dette de jeu contractée aux cartes, avant de les conduire en un lieu dévoyé afin d'y consommer le viol. Lors de son troisième méfait, l'intéressé sema par mégarde une carte d'étudiant nominative. Il parvint toutefois, par ses dénégations, à abuser la vigilance des agents de la force publique. Dans l'appréhension d'une incarcération imminente, il sollicita son incorporation au sein de l'Armée rouge auprès du commissariat militaire[1]. Affecté à une unité stationnée à Vorochilovgrad, il se vit confier la surintendance d'une porcherie. Cette fonction subalterne lui octroyait la latitude nécessaire pour s'extraire de la férule de sa hiérarchie et multiplier les absences illicites. Le 26 mars 1970, il perpétra son premier forfait en cette localité, suivi d'une série de cinq autres agressions en l'espace d'une quinzaine. Face à cette recrudescence criminelle, la direction du département de police régionale ordonna le déploiement de patrouilles renforcées et de droujinas, mobilisant environ 300 citoyens. Pour obvier à son arrestation, Almazyan déplaça dès lors son activité délictuelle vers les quartiers les plus déserts de la ville[1].
Le 14 avril 1970, Almazyan perpétra son premier homicide. Il ligota les poignets de Svetlana Mazurina, âgée de dix-sept ans, lui infligea un bâillon confectionné dans un linge, puis la viola et l’étrangla. En guise de trophée, il subtilisa les parures en or de la défunte[1]. Le 16 mai de la même année, lors d’une tentative de viol sur l’une des jeunes femmes servant d’appât, un individu nommé Vitaly Vlasov fut appréhendé. Il confessa de multiples viols commis entre 1966 et 1970 (vingt-deux furent ultérieurement attestés), mais se refusa à reconnaître les meurtres. Vlasov fut en conséquence condamné à une peine de quinze années de réclusion. Ultérieurement, un autre suspect fut arrêté alors qu’il s’essayait à violer une adolescente de treize ans, mais il fut établi qu’il ne s’agissait pas de l’auteur des homicides. Une missive anonyme fut adressée aux autorités policières, son expéditeur prétendant connaître l’identité du meurtrier, mais cette allégation ne put être corroborée par l’enquête[1].
Le 4 juillet 1970, Almazyan assassina et viola Nina Zaikova, âgée de dix-sept ans, laissant sur les lieux du forfait un fragment du périodique « Vie rurale ». Le 6 août de la même année, il s’en prit à Olga Serova, âgée de vingt ans, alors qu’elle regagnait son domicile après son travail ; l’intervention d’un passant le contraignit à prendre la fuite. Le 22 septembre 1970, Almazyan tenta une nouvelle agression, laquelle échoua en raison de l’arrivée de témoins, le forcené s’éclipsant derechef. Il abandonna néanmoins sur les lieux un fragment de papier estampillé du sceau d’une unité militaire. L’enquête ne put toutefois exploiter cet indice, une erreur d’analyse ayant conduit à une mélecture des chiffres partiellement effacés[1]. Ultérieurement, le 21 octobre, il viola et tua Larisa Rogova, âgée de vingt ans, lui dérobant une boucle d’oreille ainsi qu’un chandail écarlate. Dans la nuit du 7 au 8 novembre, alors qu’il s’attaquait à une femme dans un jardin public, un groupe de volontaires posté à proximité se lança à sa poursuite. Après un ratissage des parcs, Almazyan et cinq autres individus suspects furent appréhendés. L’un des témoins survivants des agissements du criminel parvint alors à l’identifier formellement[1].
Procès
Zaven Almazyan reconnut sans délai l'intégralité des meurtres perpétrés à Rostov-sur-le-Don et à Vorochilovgrad. À la suite de son aveu, une perquisition opérée en son domicile permit de mettre au jour, dans son appentis, tous les effets soustraits aux victimes de viols et d'homicides. Son action criminelle se solda par trois assassinats et douze viols. La chambre de visite du tribunal militaire du district militaire de Kiev le condamna à la peine capitale. Ce jugement fut confirmé en appel par la Cour suprême de l'Union soviétique. L'exécution de la sentence, réalisée par peloton d'exécution, intervint en 1973[1].
Dans les médias
- Film documentaire Steel Fingers de la série « L'enquête a été menée... »