Zone économique exclusive de Wallis-et-Futuna

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La zone économique exclusive de Wallis-et-Futuna parmi les ZEE de l'Océanie. En violet, la zone économique exclusive de la France.

La zone économique exclusive de Wallis-et-Futuna est la zone économique exclusive (ZEE) autour de la collectivité d'outre-mer française de Wallis-et-Futuna. Instaurée par décret en 1978, elle fait partie de la ZEE de la France et a une superficie de 256 742 km2[1]. En comptant les eaux intérieures (189 km2) et la mer territoriale (5 632 km2), les eaux territoriales françaises à Wallis-et-Futuna s'étendent sur 262 563 km2[1]. Les limites de la ZEE coïncident avec cinq frontières maritimes de la France avec les territoires voisins : Tonga, Fidji, Nouvelle-Zélande (archipel des Tokelau), Tuvalu et Samoa.

Au sein de cette zone, les habitants se livrent à la pêche côtière, et des accords ont été passés depuis 1991 avec les États-Unis pour l'exploitation des ressources halieutiques en échange de rétributions financières. Dans les années 2010, la ZEE de Wallis-et-Futuna est explorée et cartographiée afin d'y détecter d'éventuelles ressources minières sous-marines, ce qui soulève une grande opposition de la part de la population et des chefferies locales, et le processus législatif et industriel est interrompu. Ce projet minier met en évidence deux types de souveraineté concurrentes sur la zone économique exclusive : officiellement sous souveraineté française, cet espace maritime fait l'objet de revendications de la part des rois et chefs coutumiers wallisiens et futuniens, qui y voient une continuité avec les terres dont ils ont la gestion.

La zone économique exclusive de Wallis-et-Futuna est située dans l'Océan Pacifique. Elle se trouve autour des îles de Wallis, de Futuna et d'Alofi. C'est l'une des quatre zones économiques exclusives françaises situées en Océanie, avec celle de la Polynésie française, celle de la Nouvelle-Calédonie et celle de Clipperton. De par la situation insulaire de Wallis-et-Futuna, cette zone économique exclusive marque également plusieurs frontières de la France avec les pays et territoires voisins : avec les Fidji, les Samoa, la Nouvelle-Zélande (Tokelau), les Tonga et les Tuvalu[2].

Cette ZEE recouvre plusieurs zones tectoniques actives, avec plusieurs zones volcaniques actives. En 2010, 2011 et 2012 le sud de la ZEE a été cartographiée en détail par trois expéditions menées par l'Ifremer et financée à la fois par le gouvernement français, des instituts de recherches publics et des entreprises privées, intéressées par une potentielle exploitation des ressources des fonds marins. Ces expéditions ont permis de découvrir plusieurs volcans, dont le plus important est le Kulo Lasi, au sud-est de Futuna, qui mesure 20 kilomètres de diamètre[3].

Historique

La zone économique exclusive de Wallis-et-Futuna a été établie en 1978 par un décret, en même temps que les ZEE de Nouvelle-Calédonie, de Polynésie française et de Clipperton[4]. Les zones économiques exclusives sont ensuite consacrées par la conférence de Montego Bay en 1982[3].

La méthode de l'équidistance a été utilisée pour déterminer l'étendue de la zone économique exclusive autour de Wallis-et-Futuna. Une partie de cette zone a été fixée par des accords : en 1980 avec Tonga, en janvier 1983 avec Fidji, Tuvalu en 1985 (puis 2014) et la Nouvelle-Zélande (qui administre l'archipel des Tokelau) en juin 2003[2]. Seule la frontière avec les Samoa n'a pas été délimitée[5]. Le nord de la ZEE de Wallis-et-Futuna, entre celle des Tuvalu et celle de Tokelau, n'a de frontière avec aucun territoire et donne sur les eaux internationales[2].

En 2012, la France dépose une demande d'extension du plateau continental auprès de la Commission des limites du plateau continental (CLPC), conjointement avec la Nouvelle-Zélande et Tuvalu[6] ; la réponse peut prendre de nombreuses années à arriver, en raison des nombreuses demandes déposées par les États auprès de cette commission, dans un contexte d'intérêt stratégique des fonds marins pour les ressources potentielles qui s'y trouvent[7]. L'extension serait de 17 000 km2, à partager entre la France, Tuvalu et la Nouvelle-Zélande[8].

La montée des eaux induite par le changement climatique pourrait provoquer une modification des frontières maritimes pour de nombreux archipels du Pacifique, y compris Wallis-et-Futuna[9].

Exploitation

Références

Voir aussi

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