Zémire et Azor

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Nbre d'actes 4
Chorégraphie Gaëtan Vestris
Zémire et Azor
Description de cette image, également commentée ci-après
Le Tableau magique de Marmontel d’Henri Gramont.
Genre Opéra-ballet
Nbre d'actes 4
Musique André Grétry
Chorégraphie Gaëtan Vestris
Livret Jean-François Marmontel
Langue
originale
Français
Création
Théâtre royal, Fontainebleau

Personnages

  • Zémire, fille de Sander, (soprano)
  • Azor, roi de Kamir (ténor)
  • Sander, père de Zémire, marchand perse (baryton)

Airs

La Fauvette

Zémire et Azor est un opéra-ballet en quatre actes d'André Grétry, sur un livret de Jean-François Marmontel et chorégraphié par Gaëtan Vestris, créé devant la cour à Fontainebleau, le [1], puis à la Comédie-Italienne à Paris, le .

  • Zémire, jeune Persane, soprano
  • Azor, jeune prince persan, ténor
  • Sander, père de Zémire, de Fatmé et de Lisbé, baryton
  • Lisbé, sœur de Zémire, soprano
  • Fatmé, sœur de Zémire, mezzo-soprano
  • Ali, esclave de Sander, ténor

Argument

Sander est sauvé par un être effrayant, Azor, qui exige en retour l'amour d'une de ses trois filles. Zémire se sacrifie pour son père et rejoint Azor. D'abord terrifiée, elle se laisse peu à peu toucher par la bonté de celui-ci. Sa famille manquant à Zémire, il la lui fait apparaître dans un tableau magique et la transporte vers elle avec la promesse de revenir. Sander veut dissuader Zémire de retourner auprès d'Azor, mais la constance de la jeune fille rompt l'enchantement qui pesait sur Azor et lui rend sa forme première de beau et jeune prince. Zémire régnera alors avec lui sur ses États.

Historique

Inspiré du conte La Belle et la Bête de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont[1], Zémire et Azor peut être associé au genre naissant de l'Opéra-féerie.

L'opéra contient l'air fameux pour soprano La Fauvette et oppose personnages sérieux et bouffons (le serviteur Ali). L'œuvre est encore occasionnellement jouée, notamment en Belgique.

Analyse

Zémire et Azor est une œuvre déterminante dans le répertoire dramatique dans la mesure où, héritière du théâtre de foire au début des années 1760, elle figure, en 1771, au programme des fiançailles du Dauphin de France et de Marie-Antoinette. Elle est emblématique de « l’ascension de l’opéra-comique au sein de la hiérarchie des genres dramatiques de l’Ancien Régime[2] ».

Bibliographie

  • (en) David Charlton, « The Appeal of the Beast : A Note on Grétry and Zémire et Azor », The Musical Times, Paris, vol. 121, no 1645, , p. 169–72 (lire en ligne).
  • Nicholas Cronk, « De La Belle et la Bête à Zémire et Azor : les avatars d’un conte au dix-huitième siècle », La Lettre de la Maison Française d’Oxford, Oxford, vol. 14, , p. 179-187 (ISSN 2753-989X, lire en ligne).
  • Catherine Ramond, « Une bête sans bêtise : les adaptations théâtrales de La Belle et la Bête au XVIIIe siècle ou les métamorphoses de la féerie », Féeries, Paris, no 4, , p. 35-50 (ISSN 1957-7753, lire en ligne).
  • Patrick Taïeb et Judith Le Blanc, « Merveilleux et réalisme dans Zémire et Azor : un échange entre Diderot et Grétry », Dix-Huitième Siècle, vol. 43, no 1, , p. 185-201 (ISSN 1760-7892, lire en ligne).

Discographie

Sources

Références

Liens externes

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