Écauville

commune française du département de l'Eure From Wikipedia, the free encyclopedia

Écauville est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Faits en bref Administration, Pays ...
Écauville
Écauville
La mairie et l'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Bernay
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Neubourg
Maire
Mandat
Françoise Maillard
2020-2026
Code postal 27110
Code commune 27212
Démographie
Gentilé Ecauvillais
Population
municipale
116 hab. (2023 en évolution de +4,5 % par rapport à 2017)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 07′ 32″ nord, 0° 59′ 35″ est
Altitude Min. 119 m
Max. 149 m
Superficie 3,35 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Évreux
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Neubourg
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Écauville
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Écauville
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Écauville
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Écauville
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Géographie

Localisation

Le territoire de la commune possède un fragment séparé par Feuguerolles et Quittebeuf.

Communes limitrophes d’Écauville (exclave)
Feuguerolles
Quittebeuf Écauville (exclave) Feuguerolles
Quittebeuf

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le fossé 01 de la commune de Feuguerolles[2],[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique d'Écauville[Note 1].

Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : la mare Robert (0,1 ha) et le Routoir d'écauville (0,1 ha)[Carte 1],[3].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[6] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[7]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 708 mm, avec 11,5 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Louviers à 16 km à vol d'oiseau[10], est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 719,5 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −18,9 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

Typologie

Au , Écauville est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle est située hors unité urbaine[14]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Évreux, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[14]. Cette aire, qui regroupe 108 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[15],[16].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (97,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (88,6 %), zones agricoles hétérogènes (8,6 %), forêts (2,4 %), prairies (0,4 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous la forme Escauvilla au XIIIe siècle, Escauvilla en 1215, Escauville au XIVe siècle[18],[19].

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -ville au sens ancien de domaine rural et dont le premier élément Écau- représente vraisemblablement un anthroponyme. François de Beaurepaire rapproche Écauville d’Escoville (Calvados, Escoldi villa 1109) qui, selon lui, contient un nom de personne nom identifié[19].

Remarque : il existe un nom de personne vieux norrois Skáld[20], dont l'évolution romane régulière serait précisément *Escaud, le [d] ayant pu s'amuïr devant l'appellatif -ville comme on l'observe ailleurs.

Histoire

Le patronage de saint Amand, évêque de Maastricht, mort vers 679, indique une paroisse ancienne, cependant son existence ne nous est révélée que par les monuments du XIe siècle. Dans une charte rédigée en 1060, de Richard, comte d'Évreux, pour l'abbaye de Saint-Sauveur, il est fait mention d'une moute (meunerie) à Daubeuf et à Écauville. À la même époque, les seigneurs d'Iville exerçaient déjà une suzeraineté à Écauville. Robert d'Iville donna aux moines la moitié des dîmes d'Iville et le fief de Guimont (un aveu postérieur nous apprend que ce fief était situé à Écauville). À la fin du siècle suivant, Écauville appartenait à Robert le Maire, sous la suzeraineté de Richard d'Iville.

Robert Le Maire fit don, avec le consentement de Richard d'Iville, au chapitre d'Évreux, de ce qu'il possédait, c’est-à-dire de : l'église d'Écauville, des dîmes du blé, de la guede (plante donnant l’indigo, importée par les Romains, très cultivée au Moyen Âge) avec une acre de terre, à la réserve des droits d’autel laissés au vicaire qui devait administrer la cure au nom du chapitre. Ce vicaire devait avoir en outre les menues dîmes et six setiers (1 setier=150 litres) de blé par an. Henri du Neubourg confirma le don de son vassal.

Guérin de Cierrey, évêque d'Évreux, semble avoir donné part à cette donation, car l'obituaire du chapitre, en annonçant sa mort, arrivée vers 1200, lui attribue de don d'Ecauville, et de cent sous, à prendre sur les dimes. Le registre de Philippe Auguste signale à Ecauville un fief de haubert relevant du comté d'Évreux. La conquête de la Normandie, par ce prince, changea les idées du donateur Robert Le Maire ; ce personnage qui parait s'être retiré à l'abbaye de Saint-Ouen, légua, au moment de mourir, à l'abbaye de Saint-Ouen, d'abord une acre de terre à Saint Amand d'Ecauville, puis le fief en entier.

On a, de l'année 1216, un acte de Philippe Auguste, dans lequel le prince dit que par « affection pour l'abbé Saint-Ouen, il lui donne et concède à perpétuité un village nommé Écauville avec ses dépendances, tel que Robert Le Maire leur a donné en aumône ». Il y eut probablement de la résistance de la part du chapitre, mais la puissante abbaye l'emporta. À cinq ans de là, en 1222, le chapitre se fit confirmer par son évêque, Raoul de Cierrey, l'église d'Écauville avec toutes les dimes de blé et de la guede, avec une acre de terre donnée par Robert Le Maire. D'après le livre des jurés de Saint-Ouen, les lettres d'Écauville étaient affermées) moitié, à condition que le fermier devait porter la moitié des gerbes à la grange de Saint-Ouen à Écauville ; en compensation, le fermier avait tout le chaume. D’après un ancien pouillé (reçu administratif), remontant à 1380 environ, le chapitre d'Évreux avait conservé le patronage d'Écauville, dans le doyenné de Louviers.

L'aveu du Neubourg de 1403, rendu par Ives de Vieuxpont, contient le passage suivant « item les religieux, abbé et couvent de Saint-Ouen, entiennent un fief entier, noblement et franchement tenu à court et usage, nommé le fief d'Escauville, assis en ladite paroisse et illec environ, duquel j'ai droit de la moyenne justice, comme de mesures et de telles choses appartenantes en la moyenne justice et m'en doivent en palefroy (cheval) ou 7 livres pour relief, toutes les fois qu'il y a nouvel abbé »[21].

Politique et administration

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1995 ? Louise Feugère DVD  
mars 2001 en cours Françoise Maillard DVD Agricultrice retraitée
Les données manquantes sont à compléter.
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Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[23].

En 2023, la commune comptait 116 habitants[Note 4], en évolution de +4,5 % par rapport à 2017 (Eure : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
202206215218210212169163162
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
134131127106110105948883
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
808474605362515049
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
535353577473106116114
Davantage d’informations - ...
2018 2023 - - - - - - -
110116-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Église Saint-Amand : en 1911, des croix très anciennes de pèlerinages ont été remarquées sur le mur sud de l'église. Le patronage de saint Amand, mort vers 679, semblerait donner une origine ancienne à cette paroisse dont l'existence jusqu'ici n'est attestée que par une charte de 1060 du comte Richard d'Évreux pour l'abbaye de Saint-Sauveur[26].
  • Des retranchements de l'époque gallo-romaine existeraient dans le bois des Bosquets[26].

Patrimoine naturel

Site classé

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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