Économie de la Seine-Saint-Denis
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Cet article décrit l'économie de la Seine-Saint-Denis, caractérisée par son dynamisme, malgré un taux de chômage relativement élevé.
Trafic de drogue
Malgré un taux de chômage élevé (10,7 en [1]), dû en partie à un niveau d'éducation plus faible que dans les départements voisins, à la crise industrielle des années 1970, le « 93 » est un département dynamique, bien que ses domaines d'excellence soient parfois méconnus. Chaque année, plus de 8 000 entreprises sont créées dans le département[2][réf. incomplète].
Le département est l'un de ceux qui ont, ces dernières années, vu s'accroître de manière plus sensible qu'ailleurs le nombre des entreprises implantées ou créées et celui des emplois du secteur marchand.
De ce fait, le département, qui reste sensiblement plus marqué par le chômage (9,8 % au 4e trimestre 2007 - 64 385 demandeurs d'emploi recensés par l'ANPE en ) que les autres départements franciliens (6,9 % au 4e trimestre 2007), voit celui-ci baisser de 10,6 % en un an[3]. Cependant, en dépit de ces créations d'emplois, la population active résidente (726 500 personnes en 2006) demeure encore largement supérieure au nombre des emplois (526 500 en 2006) localisés dans le département[4].
Le PIB de la Seine-Saint-Denis s'élève en 2005 à 27,42 milliards d'euros[5], ce qui fait du département le 7e en France pour la richesse produite; mais, en 2022, le PIB par habitant (41 056 € par tête) situe le département à la neuvième place de ce point de vue.
Plusieurs villes sont confrontées à un important phénomène d'économie souterraine autour du trafic de stupéfiants pour un chiffre d'affaires annuel estimé à un milliard d'euros[6]. Les économistes estiment que 100 000 personnes vivent au trafic de cannabis en Seine Saint Denis sur 240 000 au total en France[7].


Ici, un site industriel à Aubervilliers au début du XXe siècle
Les pôles économiques
Le département dispose de six grands pôles économiques :
- la zone aéroportuaire de Paris-Charles-de-Gaulle, située à Tremblay-en-France, et les zones d'activités induites (Parc des expositions de Paris-Nord-Villepinte, parc d'activités Paris-Nord 2).
- la zone de la Plaine Saint-Denis, dans la communauté d'agglomération de Plaine Commune, prolongée par Saint-Ouen à l'ouest, principal pôle d'activités de Seine-Saint-Denis (tertiaire de bureaux, recherche, universités, activités industrielles et logistiques).
- le secteur central de la Seine-Saint-Denis, autour de Pantin, Bobigny, Romainville et Noisy-le-Sec (recherche-développement, tertiaire de bureaux, administrations, activités industrielles).
- le secteur de l'aéroport du Bourget - Le Blanc-Mesnil - Aulnay-sous-Bois, avec la plate-forme logistique de Garonor, de nombreuses zones d'activités, le centre commercial régional O'Parinor, et depuis 2017 l'usine de pales d'hélicoptères Airbus Helicopters à Dugny[8].
- le secteur de Montreuil - Rosny-sous-Bois - Bagnolet, pourvu d'activités tertiaires dans de grands complexes de bureaux (Montreuil et Bagnolet), de grands centres commerciaux (Bagnolet, Montreuil, Rosny-sous-Bois avec Rosny 2 et Domus) et d'activités industrielles.
- le secteur de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée sur Noisy-le-Grand, en constante progression économique et démographique.
| Commune | Nombre d'emplois |
|---|---|
| Saint-Denis | 81 157 |
| Montreuil | 52 865 |
| Saint-Ouen | 35 689 |
| Aubervilliers | 29 498 |
| Bobigny | 28 750 |
| Noisy-le-Grand | 28 564 |
| Aulnay-sous-Bois | 28 302 |
| Pantin | 27 919 |
| Tremblay-en-France | 16 844 |
| Villepinte | 15 206 |
| Bagnolet | 15 142 |
| Emploi au lieu de travail au [9]. | |