Édouard Colonne

chef d'orchestre français From Wikipedia, the free encyclopedia

Judas dit Jules puis Édouard Colonne[1], né le à Bordeaux et mort le dans le 16e arrondissement de Paris[2], est un violoniste et chef d'orchestre français.

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 71 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise, Grave of Colonne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Judas ColonneVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Naissance, Décès ...
Édouard Colonne
Photographie d'Édouard Colonne par Nadar.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 71 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise, Grave of Colonne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Judas ColonneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Conjoints
Irma Marié de l'Isle (d) (jusqu'en )
Eugénie Vergin (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Mathilde Colonne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Instrument
Maître
Distinction
signature d'Édouard Colonne
Signature.
Tombe d'Édouard Colonne (cimetière du Père-Lachaise, division 89)
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Il est le fondateur des Concerts Colonne en 1873.

Biographie

Origines et formation

Édouard Colonne est né dans une famille de musiciens d'origine juive portugaise par sa mère (Ferreira) et italienne (Colonna) par son père : son grand-père Raphaël (1785-1853)[3] et son père Abraham (1812-1875)[4] étaient l'un et l'autre des musiciens professionnels.

Il entre au Conservatoire de Paris en 1856 et remporte un premier prix d'harmonie en 1858 puis, en 1863, un premier prix de violon.

Carrière

Durant ses études au conservatoire, il est violoniste du rang au Théâtre-Lyrique (actuellement théâtre de la Ville) avant de devenir, en 1858, premier violon à l'orchestre de l'Opéra de Paris. Il est également second violon du Quatuor Lamoureux, aux côtés du violoniste Charles Lamoureux (lequel fondera par la suite l'orchestre Lamoureux, grand rival des Concerts Colonne), puis dans l'orchestre de Jules Pasdeloup, où il effectue ses premières armes à la baguette.

En 1873, grâce aux fonds apportés par la maison d'édition musicale Hartmann, il fonde le « Concert National » au théâtre de l'Odéon. Il donne, lors du concert inaugural, la première mondiale de l'oratorio de César Franck Rédemption, avec Vincent d'Indy à la direction du chœur.

Après le retrait d'Hartmann en raison de difficultés financières, il crée son propre orchestre, les  Concerts du Châtelet, rapidement rebaptisé  Association artistique des Concerts Colonne. En résidence au théâtre du Châtelet, l'orchestre se fait une spécialité du répertoire français contemporain.

En 1892, il est nommé directeur artistique de l'orchestre de l'Opéra de Paris, où il avait débuté, mais il n'y reste qu'une saison, préférant se consacrer désormais à sa propre formation.

Il est, avec André Messager et Camille Chevillard, l'un des trois chefs français de renom pionniers de l'enregistrement orchestral. En 1906-1907, il réalise une vingtaine d'enregistrements pour Pathé à la tête d'un orchestre réduit, comme l'imposait à l'époque la technique de prise de son par cornet acoustique.

Colonne meurt en à son domicile parisien, 21 rue Louis-David[5], des suites d'une longue maladie. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise[6],[7].

Famille

Époux en premières noces d'Irma Marié de L'Isle (1841-1891)[8], sœur de la cantatrice Célestine Galli-Marié, il a deux enfants, Mathilde (1862-1941), qui épousera le compositeur et éditeur de musique Antony Choudens[9] puis en le banquier Hermann Hirsch-Neumann, et Édouard (1863-1882)[10].

Colonne se remarie en [11] avec la soprano et professeur de chant Eugénie Vergin (1854-1941)[12], avec qui il a deux autres enfants, Félix (1888-?) et Daniel (1892-1916)[13].

Aucun de ses quatre enfants ne semble avoir laissé de descendance.

Distinctions

Postérité

Plusieurs rues portent son nom en France :

Une salle du musée Hector-Berlioz à la Côte-Saint-André porte également son nom.

Par contre, aucune plaque commémorative n'a, à ce jour, été apposée sur sa maison natale à Bordeaux au 230, rue Sainte-Catherine[18], ni sur son dernier domicile parisien au 21, rue Louis-David.

Discographie

  • Édouard Colonne, Intégrale des enregistrements Pathé-Saphir, Tahra, 1999, réf. COL 001 [gravures d'œuvres de Beethoven, Berlioz, Bizet, Brahms, Chopin, Delibes, Godard, Gounod, Massenet, Mozart, Saint-Saëns, Schubert, Wagner, Weber et Widor réalisées en 1906-1907 et numérisées par Claude Fihman].

Iconographie

Références

Annexes

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