Église Saint-Cybi (Holyhead)
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| Église Saint-Cybi | ||
| Présentation | ||
|---|---|---|
| Nom local | St Cybi Church | |
| Culte | Anglicanisme | |
| Dédicataire | Cybi (en) | |
| Type | Église paroissiale | |
| Rattachement | Diocèse | |
| Début de la construction | 1480 à 1520 | |
| Style dominant | Architecture néo-gothique | |
| Protection | Grade I | |
| Géographie | ||
| Pays | ||
| Nation | ||
| comté | Anglesey | |
| île | Holy Island | |
| Ville | Holyhead | |
| Coordonnées | 53° 18′ 41″ nord, 4° 37′ 57″ ouest | |
| Géolocalisation sur la carte : Anglesey
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L'église Saint-Cybi à Holyhead[n 1] est une église du pays de Galles dans le Royaume-Uni. Créée à l'origine au VIe siècle, le bâtiment actuel date principalement des années 1480 à 1520. L'établissement originel a été construit à l'intérieur d'un château fortifié dont il reste des vestiges importants, notamment les murs qui entourent toujours l'église. Elle a été un lieu de culte sans interruption majeure depuis le VIe siècle jusqu'à nos jours.
Elle est classée Grade I (intérêt exceptionnel), ainsi que les murs romains qui l'entourent.
Cette église est le bâtiment le plus important de cette petite ville. Elle reçoit environ 10 000 visiteurs par an – en sus des fréquentations pour les services religieux[1].
L'église est à Holyhead, sur l'île Holy Island, à l'ouest de l'île d'Anglesey, baignée par la mer d'Irlande sur la côte ouest de l'île d'Angleterre.
Elle est au centre ville, à deux pas du rivage de l'ancien port dit port intérieur[2],[3].
Elle est au cœur d'un fort romain appelé Caer Gybi dont les vestiges entourent l'église. Le fort a lui aussi été nommé d'après Cybi (en)[n 2],
qui a fondé l'établissement religieux dans l'enceinte du fort[5],[6].
Ce fort a été construit au sommet d'un décrochement du terrain (mini-falaise, plutôt apparenté à une butte) de 5 m de hauteur. Jusque dans les années 1800, la mer atteignait le pied de la falaise ; mais les grands travaux d'aménagement du port exécutés dans le courant de ce XIXe siècle ont fait notablement reculer la ligne du rivage[4].
- La ligne de côte devant l'église avant et après les travaux du port
- Gravure par Richard B. Godfrey (en), 1772
- Aquarelle par un auteur non précisé, illustrant A tour in Wales par Thomas Pennant - édition de 1781
- Photo de 2007 montrant le recul de la ligne de côte
Les vestiges du fort romain sont eux aussi classés monument historique grade I[4].
Description
Les murs du chœur, des transepts et de la tourelle d'escalier sont en blocs de schiste avec un peu de meulière en pierre de taille ; les murs de l'aile nord sont en blocs de schiste posés sans grande attention à l'alignement, ceux de l'aile sud et du porche sud sont en pierre meulière, et ceux de la tour ouest sont en moellons. Tous les habillages sont en grès ou en meulière[n 3] ; les toits sont couverts de plomb[7].
Malgré les destructions du XVIIe siècle, le lieu possède encore quantité de traits historiques remarquables[8],[4].
Le chœur est l'une des parties les plus anciennes de l'église, datant du XIIIe siècle[9].
Des figures ornementales se trouvent dans toute l'église[9] - notamment des sculptures des XVe et XVIe siècles à l'intérieur de l'église et à l'extérieur sur le côté sud[4]. Parmi les ornements les plus remarquables se trouve une belle frise sculptée sur la porte sud, représentant Dieu en majesté soutenant le Christ en croix[8].
Le chœur abrite un autel original Tudor ; les extrémités des bancs sont ornées de sculptures 'Homme vert'[8],[n 4].
Il y a une fenêtre de lépreux dans la nef : les lépreux pouvaient observer les services depuis l'extérieur de l'église[8].
Le pignon du transept sud porte un cadran solaire avec l'inscription « Yr hoedl ar hyd ei haros a dderfydd yn nydd ac yn nos » (« La vie bien que longtemps elle dure finira en jour et nuit »)[9].

("chapelle de la tombe").
Photo de 2019 : l'église est en travaux.
Eglwys y Bedd
Dans l'enceinte du cimetière supérieur[4] sur le côté sud du fort romain[11], à gauche de l'entrée principale de l'enceinte, se trouve Eglwys y Bedd (en) ("chapelle de la tombe")[4]. Le bâtiment d'aujourd'hui était autrefois la nef d'une petite chapelle, probablement construite au XIVe siècle : il en reste, très visible sur la façade au-dessus de l'entrée, le contour d'un arc du chœur. Les archéologues ont aussi trouvé des vestiges d'un bâtiment antérieur[11].
Selon la tradition, le chef de clan irlandais Sirigi[11] ou Seirgi ou Serigi ou Serygei 'Wyddel'[4] (Serigi[n 5]
"The Irishman") a été tué au combat vers l'an 500 par Cadwallon Lawhir ap Einion[n 6],[n 7],
après une défense si vaillante qu'elle lui a gagné le respect des gallois. Ces derniers l'auraient enterré ici, et un sanctuaire érigé à cet endroit. Elle a un nom alternatif : Capel Llan y Gwyddel, ou “Chapelle de l'enclos de l'irlandais”[11].
Ce bâtiment a aussi la réputation de se trouver sur le site de la tombe de saint Cybi mort ici en l'an 554[4].
Cette chapelle est classée Grade II[4] ; de nos jours elle sert de church hall (en), lieu à proximité d'une église et utilisé pour des activités laïques appropriées aussi bien que des activités religieuses[11].
La chapelle Stanley
Cette chpelle porte aussi le nom de "chapelle de saint David (St David's Chapel)[14].
Elle combine l'art préraphaélite, le style gothique victorien et l'Art nouveau ; c'est un bel exemple de l'architecture de la fin du XIXe siècle. Les vitraux richement colorés sont l'œuvre du célèbre atelier de William Morris. La pièce centrale est une statue de W.O. Stanley (voir plus bas « Histoire » > « XIXe siècle ») grandeur nature en marbre de Carrare par le sculpteur Hamo Thornycroft[8],[15], réputée être parmi les meilleurs exemples de cette période. Devant ce mémorial se trouve une grille en fer forgé formée entièrement des initiales de Mme Stanley, E. et S., et qui est l'œuvre de T.J. Gawthorp[n 8], métallurgiste d'art pour la reine Victoria[16], Edward VIII[17] et George V[16],[17] et travaillant beaucoup dans le style Arts and Crafts[17], avec son atelier dans Long Acre (en) à Londres[14].
La serpentine verte (parfois appelée “marbre Mona”, Mona marble) des marches précédant le mémorial Stanley a été extraite dans la carrière de Rhoscolyn[9],[18], qui a cessé son activité en 1897[19].


