Église Saint-Georges de Marloie

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RattachementDiocèse de Namur
Début de la construction1954
Église Saint-Georges
L'église Saint-Georges,(paroisse Saint-Isidore) à Marloie
L'église Saint-Georges,(paroisse Saint-Isidore) à Marloie
Présentation
Culte catholique
Type église paroissiale
Rattachement Diocèse de Namur
Début de la construction 1954
Fin des travaux 1956
Architecte Victor Sarlet
Style dominant moderne
Géographie
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Province Drapeau de la province de Luxembourg Province de Luxembourg
Ville Marche-en-Famenne
Coordonnées 50° 12′ 02,4″ nord, 5° 18′ 58,8″ est
Géolocalisation sur la carte : Belgique
(Voir situation sur carte : Belgique)
Église Saint-Georges

L'église Saint-Georges est un édifice religieux catholique de style moderne sis à Marloie (commune de Marche-en-Famenne), dans la province de Luxembourg en Belgique. Construit en 1954 le bâtiment récent remplace l'église qui fut détruite lors d'un bombardement, durant la Seconde Guerre mondiale. La paroisse est placée sous le patronage de saint Isidore.

Au XIIe siècle, Marloie alors dépendance liégeoise de l'ancienne abbaye de Saint-Hubert semblait déjà posséder une église. En effet, l'église est citée dans la bulle pontificale Omne datum optimum du Pape Innocent II datée de 1139. Cependant, les plus anciennes traces d'un édifice remontent au XVIIe siècle où était établie une chapelle localisée quasiment à l'endroit de l'église actuelle. De nos jours, une des traces de l'ancienne chapelle est une pierre sculptée en clé de voute portant l'inscription de l'année 1606 entourant un blason inconnu, qui aurait vraisemblablement appartenu à un des seigneurs exploitant la cense' de Marloie. Cette pierre sculptée peut être retrouvée non loin du plateau du Gerny, insérée dans une petite chapelle reconstruite en 1977 dédiée à saint Isidore qui est notamment le saint patron de la paroisse de Marloie [1].

Le 28 avril 1895, post Révolution française, la paroisse de Marloie est officiellement érigée. Le premier curé en est l'abbé Antoine Daras. Trouvant la chapelle délabrée et trop petite pour les célébrations, elle fut détruite et remplacée la même année par un édifice plus vaste sur les lieux de la présente église[1].

Antoine Daras, curé de Marloie de 1895 à 1926

En 1905, à la suite du développement de la ligne de chemin de fer reliant Namur à Arlon et au Luxembourg, et au développement du village, l'église fut agrandie et dotée d'une travée supplémentaire pour la nef, d'un baptistère et d'un perron pour l'entrée[1].

Le dimanche 21 mai 1944 aux alentours de midi, un avion allié américain revenant de sa mission de destruction de matériels ferroviaires dans la région de Metz, en France, visa un train transportant 240 000 litres d'essence (pour le ravitaillement de camions allemands), et détruisit, en plus de sa cible, un train allemand (non identifié par la résistance belge ) transportant 450 tonnes de TNT stationné en gare de Marloie provoquant ainsi une explosion dévastatrice[2]. La déflagration rasa le village, fit des centaines de blessés et tua 42 personnes[3].

L'ancienne église vu de l'intérieur, après l'explosion

L'église lourdement endommagée par la catastrophe, dut être démolie en raison de l'effondrement du toit dans la nef et de la fragilisation des murs. Le carmel qui n'était pas loin fut également détruit par la déflagration. À la suite de ce drame, la salle paroissiale (« Le Cercle St-Georges ») servit de lieu de culte provisoire durant 10 ans[1].

Dès 1944, l'architecte Victor Sarlet, résidant de Marloie, réalisa les plans de reconstruction d'une nouvelle église de style néo-roman mais c'est finalement une église de style moderne qui verra le jour. L'année 1954 marquera le début des travaux de reconstruction et 2 ans plus tard, le 17 octobre 1956, la nouvelle église sera consacrée[1] par Mgr Charue, évêque de Namur.

Architecture

Construite essentiellement en béton armé, l'église étonne par son architecture moderniste.

L'ensemble du projet de Sarlet comporte en plus de l'église, un parvis, une chapelle de semaine, le presbytère et ses jardins[1].

Le local "Abbé Daras" en référence au premier abbé est situé à droite de l'entrée principale, c'était à l'origine le baptistère de l'église. Il sert aujourd'hui pour le catéchisme et fait aussi office de bibliothèque.

Extérieur

Campanile

Le campanile haut de 30 mètres dissimule en son sein trois cloches: l'une dédiée à saint Isidore, une autre à saint Antoine qui ont été récupérées de l'ancienne église et un bourdon de 950 kg, consacré à Marie de l'Assomption et coulé en 1955.

Le campanile vu depuis le monument aux morts

Façade

La façade avant de l'église est ornée d'une mosaïque représentant le Christ-Roi trônant, entouré de 8 personnages: quatre anges, saint Georges, saint Pierre, saint Paul et un évangéliste. Cette œuvre est le fruit de l'artiste français Maurice Rocher en 1955[1].

Façade de l'église avec vaste fresque du Christ-Roi

Intérieur

Mobilier

Les différentes statues en cuivre battu représentant le Christ (qui se trouvent dans le chœur), le saint Georges, la Vierge Marie ou encore, les fonts baptismaux ainsi que le mobilier tels que le chemin de croix ou le banc de communion, ont été dessinés par les artistes belges Zéfir Busine et Georges Boulmant[1].

Orgues

Les orgues du facteur belge Jos Stevens et Duffel, proviennent du pavillon du Saint-Siège de l'exposition universelle 1958 de Bruxelles.

L'orgue

Vitraux

Les vitraux sont l'œuvre de l'artiste namurois Louis-Marie Londot. Mélange de cercles telles des notes de musique, d'angles et de couleurs symbolisant le mouvement. Londot trouva son inspiration dans le chant de l'Alléluia.

Les vitraux

Chapelle de semaine

Entrée de la chapelle

La chapelle de semaine se trouve à droite de l'entrée principale. Depuis 2011, une statue en terre cuite de l'artiste belge Sabine de Coune représentant le Christ, trône au-dessus de l' Autel. Fait remarquable, le Christ bien qu’il soit ici représenté crucifié marquant ainsi l’achèvement de sa Passion, est aussi représenté comme étant ressuscité. En effet, l’artiste a laissé plusieurs éléments évoquant le Christ ressuscité. Tout d’abord le visage du Christ est joyeux et souriant, les yeux ouverts laissant exprimer de la sérénité. Ensuite, ses pieds sont tournés vers le sol évoquant une élévation, rappelant ainsi l’Ascension. Aussi, les bras évoquent une attitude d‘accueil et les mains de la statue ouvertes et tendues rappellent le passage biblique (Jn 14,1-3)[4] sur la place que Jésus prépare à ses disciples au paradis. Enfin, les stigmates, sont le lien entre le Jésus crucifié et le Jésus ressuscité. Ils marquent les souffrances endurées par le Christ avec les plaies au niveau des poignets et non des mains (représentation médicale), des pieds et de la marque de lance sur le flanc. Ces stigmates visibles retracent aussi l’épisode des évangiles où Jésus ressuscité montre ses plaies à ses disciples. Des touches dorées ont aussi été ajoutées par l’artiste sur chaque plaie qui évoquent la victoire du Christ sur la mort[5].

Liste des prêtres de Marloie

Notes et références

Annexes

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