Église Saint-Pierre-ès-Liens des Junies
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| Église Saint-Pierre-ès-Liens | ||||
Vue d'ensemble. | ||||
| Présentation | ||||
|---|---|---|---|---|
| Culte | Catholique romain | |||
| Dédicataire | Saint Pierre-ès-Liens | |||
| Type | Église paroissiale | |||
| Rattachement | Diocèse de Cahors (siège) | |||
| Début de la construction | XIVe siècle | |||
| Style dominant | Gothique | |||
| Protection | ||||
| Géographie | ||||
| Pays | France | |||
| Région | Occitanie | |||
| Département | Lot | |||
| Commune | Les Junies | |||
| Coordonnées | 44° 32′ 08″ nord, 1° 14′ 10″ est | |||
| Géolocalisation sur la carte : Lot
Géolocalisation sur la carte : Midi-Pyrénées
Géolocalisation sur la carte : France
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L'église Saint-Pierre-ès-Liens des Junies est une église catholique située aux Junies, en France.
Historique
Vers 1214, Guillaume de Cadaillac, évêque de Cahors (1208-1235), donne la terre de Canourgues à Bertrand de Jean, marchand cadurcien enrichi dans le négoce et la banque, cahorsin[2]. Cette donation est intervenue au moment de la croisade des Albigeois. Il est possible qu'elle soit liée à leur participation financière au profit de l'évêque qui a combattu au côté de Simon de Montfort et obtenu que le comté de Cahors soit rattaché aux évêques de Cahors. Les de Jean vont donner leur nom à la terre qu'ils ont acquise, les Joanies, qui va progressivement devenir les Junies.
En 1316, Gaucelme de Jean, neveu du pape Jean XXII accède à la pourpre cardinalice. Il est évêque d'Albano. En 1343, il décida de fonder sur les terres de sa famille et du château des Junies, avec Gisbert et Philippe de Jean, un prieuré de femmes rattaché aux dominicaines du monastère de Prouille. Philippe Ier de Jean, fidèle au roi de France Philippe VI, seigneur des Junies, a reçu le domaine royal de Cazals. Gisbert de Jean a été évêque de Carcassonne de 1347 à 1354
Le prieuré est construit jusqu'en 1355, près du ruisseau de la Masse. La construction de l'église, commencée après 1330, est terminée en 1343 et l'ensemble du monastère vers 1353. Gaucelme de Jean est mort en 1348 et a précisé dans son testament quelles doivent être les dédicaces des autels. L'achèvement des travaux est attribué à Gisbert de Jean.
Une bulle de 1355 du pape Innocent VI autorisa la fondation aux Junies d'une communauté de douze religieuses dominicaines respectant la règle de saint Augustin, qui y furent effectivement installées avant 1363. Les religieuses y sont restées jusqu'à la Révolution.
En 1355, noble et puissant baron, messire Benoît de Jean, seigneur des Junies et Salviac, fils de Philippe Ier de Jean, passe dans le parti Anglais et accueille à Bordeaux le prince de Galles, Édouard de Woodstock. Son fils Philippe II de Jean a continué à soutenir le parti Anglais. Sa veuve, Cécile de Cardaillac a légué la terre des Junies à son frère, Jean de Cardaillac, archevêque de Toulouse qui l'a cédé au comte d'Armagnac. Ce dernier vendit la seigneurie des Junies à la famille de Morlhon. La seigneurie entra dans la famille de Touchebœuf-Beaumont par le mariage en 1608 d'Antoine de Touchebœuf-Beaumont avec Hélène de Buisson de Bournazel, fille de Florette de Morlhon[3].
L'église a d'abord été dédiée à Notre-Dame, et les deux chapelles à Marie-Madeleine et saint André.
L'enquête de 1668 montre que le couvent a souffert des guerres de Religion. Les bâtiments sont en mauvais état et on travaille alors à la clôture.
Le monastère est vendu comme bien national à la Révolution. La communauté des Junies a racheté l'église pour en faire l'église paroissiale. Elle a été dédiée à saint Pierre et les chapelles à la Vierge Marie et à saint Joseph quand elle est devenue paroissiale en 1801.
Des travaux ont alors été entrepris avec le percement d'une nouvelle baie dans la chapelle sud, construction d'un clocher-porche sur les plans de l'architecte cadurcien Ficat, en 1851, à l'emplacement du portail d'origine Les parties hautes de la nef avec un portail évoquant la remise des clés du royaume à saint Pierre et le clocher ont été restaurés en 1890. Les murs et les voûtes ont reçu un décor peint.
Protection
L'édifice est classé au titre des monuments historiques le [1].
Description
L'église est un large vaisseau unique à chevet plat percé d'une grande fenêtre avec lancettes et trilobes décorée de vitraux, avec deux chapelles. Elle est voûtée d'ogives quadripartites dont les croisées retombent sur des colonnes à bague feuillue ou des colonnettes sur culots.
Mobilier
Au fond de la nef se trouve un retable baroque de composition pyramidale datant du XVIIe siècle. Il est dominé par le Christ de la Résurrection. Il est consacré aux saints de l'ordre dominicain : saint Dominique de Guzman et saint Thomas d'Aquin, mais aussi sainte Catherine de Sienne, saint Pierre de Véronne, saint Hyacinthe de Cracovie et sainte Agnès de Montepulciano. La présence de la statue de sainte Rose de Lima - première sainte du Nouveau Monde - témoigne que le retable est postérieur à 1673, date de sa canonisation[4].