Église Saint-Pierre de Corbais

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Début de la construction1771-1773
Église Saint-Pierre de Corbais
Image illustrative de l’article Église Saint-Pierre de Corbais
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Rattachement Archidiocèse de Malines-Bruxelles
Début de la construction 1771-1773
Fin des travaux 1836
Architecte chanoine Jaumotte
Antoine Moreau
Style dominant classique
Protection Inventaire no 25068-INV-0001-02
Géographie
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Province Drapeau de la province du Brabant wallon Province du Brabant wallon
Commune ou Ville Mont-Saint-Guibert
Section Corbais
Coordonnées 50° 38′ 43″ nord, 4° 39′ 22″ est
Géolocalisation sur la carte : Brabant wallon
(Voir situation sur carte : Brabant wallon)
Église Saint-Pierre de Corbais
Géolocalisation sur la carte : Belgique
(Voir situation sur carte : Belgique)
Église Saint-Pierre de Corbais

L’église Saint-Pierre est une église catholique de style classique du XVIIIe siècle située à Corbais, village de la commune belge de Mont-Saint-Guibert, en Brabant wallon.

L'église actuelle est édifiée en style classique en 1771-1773 par l'architecte Jamotte, chanoine du Chapitre de Nivelles[1],[2],[3],[4],[5]. La clé d'arc du portail affiche le millésime 1773[3].

L'édifice est transformé en 1836-1837 par l'architecte provincial Antoine Moreau, qui exhausse la voûte, ajoute les collatéraux et fait placer un pavement noir et blanc[3],[4],[5],[1],[2].

Statut patrimonial

Sans être classée, l'église n'en figure pas moins à l'Inventaire régional du patrimoine en Wallonie sous la référence 25068-INV-0001-02[4].

Architecture

Architecture extérieure

Matériaux

L'église, couverte d'ardoises, est édifiée en briques rouges, avec un soubassement de moellons blancs de calcaire gréseux[4],[5] assemblés en appareil irrégulier.

La pierre bleue (petit granit) est utilisée pour le portail et l'encadrement des baies.

Le clocher

Le clocher, surmonté d'une flèche octogonale d'ardoises[4], présente un soubassement de moellons blancs et des chaînages d'angle constitués de blocs de pierre bleue.

Chacun des quatre niveaux de la face occidentale du clocher est orné d'une baie de style classique :

  • un portail (voir ci-dessous) ;
  • une fenêtre d'orgue, à environ un mètre au-dessus du portail, dont les piédroits à deux harpes supportent un arc en plein cintre à clé trapézoïdale sous double rouleau de brique[4] ;
  • une petite fenêtre cintrée ;
  • une baie campanaire à abat-son, répétée à la même hauteur sur chaque face de la tour carrée[4].

Le dernier étage porte une horloge à cadran noir et chiffres dorés sur trois des quatre faces.

Chacun des niveaux porte des ancres de façade, en forme de X aux niveaux supérieurs, et en forme de Y ou de I aux niveaux supérieurs.

Le clocher est flanqué de chaque côté d'une annexe arrondie édifiée, comme le clocher, en briques sur soubassement de moellons blancs, et percée d'un baie cintrée à encadrement de pierre bleue et clé d'arc, sans harpes contrairement aux autres fenêtres de l'édifice.

Le portail

Le bas-relief en bronze.

Au rez-de-chaussée, la tour est percée d'un portail en pierre bleue à impostes et clé d'arc saillantes, à encadrement mouluré, écoinçons en léger relief et baie en demi-lune au motif rayonnant, avec le millésime 1773 gravé sur la clé d'arc[3],[4].

Ce portail est flanqué de deux pierre commémoratives.

La dalle située à gauche du portail rend hommage aux militaires du Commonwealth décédés à Corbais le  : les sergents Barrett, Kirkwood, Twining et Williams de la Royal Air Force, Carroll de la Royal Canadian Air Force et Stone de la Royal New Zealand Air Force.

La dalle située à gauche du portail évoque le souvenir des morts de la Première Guerre mondiale, le soldat Émile Léonard et le sous-lieutenant Émile Fabry, morts respectivement à Dixmude en 1914 et à Zaren en 1918. Elle est ornée d'un bas-relief en bronze signé F. Delvaux représentant un lion et un étendard portant les mots Honneur et Liberté inscrits en lettres d'or. Sous le bas-relief est gravée la devise de la Belgique : L'union fait la force.

Les façades latérales

Fenêtre de la façade méridionale.

Les façades latérales de la nef classique sont masquées par les collatéraux, dont la toiture prolonge celle de la nef.

Ces collatéraux présentent chacun trois façades, sans chaînages d'angle : deux petites façades aveugles, à l'est et à l'ouest, et une longue façade percée de trois grandes fenêtres de style classique dont l'encadrement de pierre bleue est constitué de piédroits à deux harpes supportant un arc en plein cintre à clé trapézoïdale sous double rouleau de brique[4].

Ces façades latérales présentent un soubassement en moellons de grès blanc et sont ornées de nombreuses plaques funéraires, vestiges de l'ancien cimetière paroissial (voir plus loin).

Le chevet et la sacristie

Le chevet, haut et plus étroit que les nefs, est composé de deux travées de chœur et d'un chevet plat aux angles coupés[4], sans chaînages d'angle. Les deux travées de chœur sont percées de fenêtres classiques, en tous points semblables à celles des collatéraux.

Le chevet est flanqué d'une petite sacristie basse au sud[4] réalisée dans les mêmes matériaux et percée d'une petite fenêtre carrée à encadrement de pierre bleue.

Architecture intérieure

L'ancien cimetière paroissial

Notes et références

Articles connexes

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