Église Notre-Dame de Mousty

From Wikipedia, the free encyclopedia

TypeÉglise
Début de la constructionXe siècle
Église Notre-Dame de Mousty
Image illustrative de l’article Église Notre-Dame de Mousty
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église
Rattachement Archidiocèse de Malines-Bruxelles
Début de la construction Xe siècle
Fin des travaux XXe siècle
Style dominant Architecture romane
Architecture classique
Protection Icône du bouclier bleu apposé sur un immeuble classé de la Région wallonne Patrimoine classé (1952, 1986, no 25121-CLT-0007-01)
Géographie
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Province Drapeau de la province du Brabant wallon Province du Brabant wallon
Ville Ottignies-Louvain-la-Neuve
Section Mousty
Coordonnées 50° 39′ 39″ nord, 4° 33′ 53″ est
Géolocalisation sur la carte : Brabant wallon
(Voir situation sur carte : Brabant wallon)
Église Notre-Dame de Mousty
Géolocalisation sur la carte : Belgique
(Voir situation sur carte : Belgique)
Église Notre-Dame de Mousty

L’église Notre-Dame de Mousty est une église de style roman et classique située à Mousty, section de la ville belge d'Ottignies-Louvain-la-Neuve, dans la province du Brabant wallon.

Historique de l'église

L'église Notre-Dame de Mousty a peut-être été bâtie sur le site (ou à proximité) d'une villa gallo-romaine.

L'édifice est une église de style roman mosan datant du XIe siècle[1], remplaçant probablement une église en bois dont on n'a plus de traces, qui fut transformée à l'époque classique, au XVIIIe siècle (1729, 1744 et 1772).

L'église dépendait probablement du XIe au XIIIe siècle d'un petit chapitre de chanoines. L'étymologie du lieu - Mousty (Moustiers en 1230) dérivant en effet du latin monasterium[2] - en est peut-être une trace mais ce mot pouvait dénommer simplement des lieux de culte, sans pour autant qu'une communauté religieuse y soit attachée[1].

Le chœur, le transept, la nef et la crypte de l'église font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le . Elle est classée dans sa totalité à l'exception du porche depuis le [3].

L'église a fait l'objet d'une rénovation importante de 1967 à 1969.

Les arcades romanes de la base du chevet.

Historique de la place de l'Église

« L'ancien village se concentrait à proximité de la place de l'Église et de la chaussée Provinciale. Cette place triangulaire rassemblait l'église Notre-Dame et son presbytère, la première école avant la création de l'école communale à la fin du XIXe siècle, une ancienne ferme, une ancienne auberge et quelques habitations des XVIIIe et XIXe siècles. Autrefois pavée et plantée d'un arbre de la Liberté, cette place identifiait bien le centre du village. En 1970, lors de l'élargissement de la rue de la Station qui la borde du côté nord, elle a été rétrécie et a perdu tout aspect convivial, ne servant plus aujourd'hui que de parking »[4].

Architecture extérieure

Le chevet

Fragment de brique ou de tuile gallo-romaine.

L'église possède un chevet carré dont la partie inférieure est romane et la partie supérieure date du XVIIIe siècle.

La partie romane est constituée de moellons assemblés en opus incertum parmi lesquels on distingue des morceaux de tuiles et de briques provenant probablement d'une villa gallo-romaine.

Elle est ornée d'une grande arcade aveugle et est percée à sa base d'arcades en plein cintre percées chacune d'une petite fenêtre cintrée (restaurée) éclairant la crypte. Le chevet compte deux arcades complètes sur sa face orientale et deux arcades incomplètes sur ses faces nord et sud, interrompues par les sacristies en brique édifiées ultérieurement.

La partie haute des façades du chevet date du XVIIIe siècle et est constituée de briques. Les façades latérales du chevet sont surmontées d'une frise de dents d'engrenage en briques.


Le transept

Fragment de brique gallo-romaine inclus dans la maçonnerie du transept.

Tout comme le chevet, le transept possède une partie inférieure romane et une partie supérieure datant du XVIIIe siècle et plus particulièrement de 1744 comme l'atteste la date inscrite en briques noires sur le pignon à épis du bras méridional du transept.

Ici aussi, la partie romane est constituée de moellons assemblés en opus incertum parmi lesquels on distingue des morceaux de tuiles et de briques provenant probablement d'une villa gallo-romaine et utilisés en remploi[5].

La partie haute des façades du transept date de 1744 et est constituée de briques.

Les sacristies

Le chevet est flanqué de deux sacristies de style classique : l'une date du XVIIe siècle et l'autre du XVIIIe siècle.

Les façades latérales

La façade septentrionale vue de nuit.

Les façades méridionale et septentrionale de la nef datent de 1744, année où les bas-côtés délabrés ont été réédifiés.

Elles sont édifiées en briques et présentent un soubassement en pierre bleue ainsi qu'une corniche biseautée également en pierre bleue.

Elles sont percées de grandes fenêtres de style classique dont l'encadrement de pierre de taille est constitué de piédroits harpés portant un arc surbaissé.

La façade occidentale

La croix de pierre qui se dresse devant la façade.

La façade occidentale et son pignon à épis ont été construits vers 1771-1772 lorsque l'église a été prolongée par l'ajout du narthex.

Le porche est moderne : il a été rajouté en 1937[6]. Il présente lui aussi un pignon à épis mais ici les épis de brique alternent avec une maçonnerie de moellon.

En avant de la façade se dresse un monument funéraire en forme de rocaille surmonté d'une croix de pierre imitant le bois, ses nœuds et ses nervures.

Architecture intérieure

Abords

Références

Related Articles

Wikiwand AI