L'édifice actuel résulte de la transformation au XVIIIesiècle d'un édifice du siècle précédent[2]: le chœur, la sacristie basse et le transept datent du milieu du XVIIesiècle tandis que la nef et l'avant-nef ont été construites en 1760[3], comme l'illustre le cartouche qui orne le fronton[2].
C'est l'abbaye d'Affligem qui a fait reconstruire la nef en 1760, après avoir reconstruit la cure en 1758[4].
Si l'église elle-même n'est pas classée, ses orgues, par contre, font l'objet d'un classement depuis le [5].
Le transept du XVIIesiècle[3], fortement altéré au sud, ne présente son aspect original qu'au niveau du croisillon nord, percé d'une élégante fenêtre dont les piédroitsbiseautés à triple harpe portent un arc à intrados surbaissé et extradoscintré. Le croisillon sud montre de lourdes traces de réfection: sa fenêtre a perdu son encadrement de pierre dans sa partie supérieure, l'arc étant remplacé par un simple arc surbaissé réalisé en briques.
L'église se termine par un chevet plat, prolongé par une sacristie basse, tous deux du XVIIesiècle[3].
La maçonnerie du chevet est constituée sur une hauteur d'environ deux mètres d'un mélange de moellons de grès et de grès ferrugineux, la partie haute de la façade étant édifiée en briques rouges et percée de fenêtres à arc surbaissé.
Le pignon de la nef est soutenu par des contreforts aux chaînages d'angle de pierre blanche contrastant avec la brique rouge.
La sacristie, quant à elle, est entièrement édifiée en moellons de grès et de grès ferrugineux.
Les côtés du chœur sont couverts de lambris de la même époque que l'autel, ornés de médaillons ovales ornés de portraits de saints (comme le portrait de saint Ambroise).
Ses fenêtres sont ornées de vitraux réalisés en 1988 par le maître-verriercanadien Willy Yvon Charlier sur des cartons du curé E. Stevens[3],[1].
Le chœur.
L'autel.
Les fonts baptismaux.
Environs
Le millésime 1759 du portail de la cure.
Dans l'enceinte de l'ancien cimetière, face au chevet, se dresse une réplique de la grotte de Lourdes construite en 1932 par Gustave Francotte[3].
Au nord de l'église, la cure, datée de 1758 par le chronogramme ornant le linteau de la porte, est précédée d'un mur d'enceinte dont le portail est daté de 1759 par le millésime ornant sa clé d'arc[2].
↑Jules Tarlier et Alphonse Wauters, La Belgique ancienne et moderne - Géographie et histoire des communes belges: province de Brabant, canton de Genappe, A. Decq éditeur, novembre 1859, p.23