Église catholique du Pays de Vaud

From Wikipedia, the free encyclopedia

L'interieur de l'abbatiale de Romainmôtier, église de l'ancien monastère bénédictin, temple réformé depuis 1536.

L'histoire de l'Église catholique du pays de Vaud est complexe.

Si jusqu'à la fin du Moyen Âge, sa réalité a été la même que celle d'un grand nombre de diocèses de Suisse et d'Europe, la situation a changé en 1528 puis 1536 lorsque les terres qui sont actuellement celles du canton de Vaud depuis 1789-1803, sont toutes passées sous domination bernoise. En effet, dès 1536, le pays de Vaud, à l'instigation des autorités du canton de Berne, adopte la Réforme protestante à l'exception du district d'Orbe-Échallens qui va connaître une forme de mixité et de tolérance confessionnelle.

Au début du XIXe siècle, le catholicisme refait son apparition dans le canton de Vaud. Il faudra néanmoins attendre la nouvelle Constitution vaudoise pour qu'une parfaite égalité financière, juridique et constitutionnelle place l'Église catholique vaudoise et la communauté israélite à égalité avec l'Église évangélique réformée du canton de Vaud.

L' Église catholique avant la Réforme protestante

La Réforme protestante

En 1476, le duché de Savoie perd de son influence dans ce qui constitue aujourd'hui le Chablais suisse. Profitant de cette situation, le canton du Valais et le canton de Berne envahissent le Chablais. Si de Martigny à Massongex, le Chablais devient valaisan, Berne s'installe dans les Madements d'Aigle, Ollon, Bex et les Ormonts[1]. Si au cours de ce conflit, la paroisse de Bex se met sous protection bernoise[2], le Madement d'Ollon est quant à lui conquis par le canton de Berne en 1476[3]. En 1528, c'est donc logiquement que les autorités bernoises imposent la Réforme protestant[4] à ce Mandement tout comme à l'ensemble des territoires bernois[5].

Dans le Mandement bernois d'Aigle[6], le culte catholique a donc été interdit en 1528. La messe a été supprimée à Ollon le 2 mars 1528.

Conquête du pays de Vaud et du pourtours du lac Léman : 1536

Après l'instauration de la Réforme protestante dans le Mandement bernois d'Aigle, le canton de Berne va poursuive son extension territoriale tout autour du bassin lémanique et en direction du canton de Fribourg. En 1536, en même temps que les avancées de l'armée bernoise, la Réforme protestante est étendue à tous le pays de Vaud[7], une partie du pays de Chablais et le pays de Gex[8]. An final, dans le pays de Vaud, le culte catholique ne fut maintenu que dans le bailliage d'Orbe-Échallens[9] (soit dans les paroisses d'Assens[10], de Bottens[11] et d'Échallens[12]) qui était un des bailliages communs de Berne et Fribourg[13].

Réforme protestante dans le pays de Vaud : 1536

Vue de la ville de Lausanne vers 1725 (artiste inconnu).

Les réformateurs

L'évêque de Lausanne

La Dispute de Lausanne

Les Bailliages communs

La Seigneurie d’Échallens

Le culte catholique dans l'ensemble du canton de Vaud

Avant l'Indépendance vaudoise de 1798 : Échallens-Assens-Bottens

L'Acte de Médiation

Naissance des paroisses catholiques hors du district d’Échallens

Il est important de noter que la Constitution vaudoise liés à de l'Acte de Médiation de 1803, ne garantissait la liberté de culte qu'aux communions établies dans le canton.

Dans le Canton de Vaud, à la suite de l'émigration de l'intérieur et de l'extérieur du territoire cantonal, le culte catholique est à nouveau autorisé en 1810 pour autant que les lieux de culte ne soient pas trop visibles – donc sans clocher ni cloches[14] - mais il n'est pas encore question de tolérance religieuse[15].

Sous le régime de cette loi de 1810, l'Église catholique fonda de nombreuses paroisses situées sur le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg mais aussi sur le diocèse de Sion[16].

  • Lausanne
  • Nord Vaudois
  • La Côte
Est vaudois : Riviera vaudoise et Chablais vaudois

Dans le district d'Aigle, les érections d'églises et de paroisses sont les suivantes : Aigle, Leysin, Les Diablerets, Villars-sur-Ollon, Gryon, Roche, Bex, Lavey, Ollon et les Plans-sur-Bex[17].

Érection de lieux de culte et sonneries des cloches

En 1878, une loi autorisa les catholiques à construire des clochers et faire sonner les cloches. Mais cette autorisation était souvent accompagnée de restrictions et il fallait au préalable demander l’autorisation du pasteur ou des autorités politiques de la commune[18]. Et, contrairement à ce que beaucoup croient, ce n’est pas l’église du Valentin de Lausanne qui fut la première église à actionner ses cloches (en 1948), mais l’église catholique d’Aigle. C’est en effet en 1878 que le Père Becque et ses paroissiens ont envoyé une pétition au Grand Conseil vaudois afin de pouvoir installer et faire sonner leur cloche « Béatrix  ». C’est ainsi qu’en 1879, Adrien Jardinier, évêque du diocèse de Sion, put la bénir et les fidèles l’entendre sonner[19]. Il fallut attendre 1970 pour que le statut des catholiques change profondément[20] et ce n’est qu’en 2003 (Constitution vaudoise de 2003[21]) que l’église catholique obtient une totale égalité de droit avec l’église évangélique réformée du canton de Vaud[22]. En 2007, une nouvelle législation précise les relations entre les églises et l'État de Vaud[23].

Statut des catholiques vaudois de 1970

Constitutions vaudoise de 2003

Les catholiques dans le canton de Vaud : un canton, deux diocèses

Charles Morerod, dominicain et évêque du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg (né en 1961, nommé en 2011).

Le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg[24] (LGF) et le diocèse de Sion[25] ont la responsabilité des 54 paroisses catholiques du canton de Vaud. Les paroisses de l’Evêché LGF sont regroupées en 16 Unités pastorales et celles du Chablais vaudois réunies dans le secteur d’Aigle. Ces 17 regroupements sont placés sous la responsabilité directe d’un curé-modérateur et d’une équipe pastorale de prêtres et laïcs. Administrativement, les 54 paroisses sont membres de la Fédération ecclésiastique catholique romaine du canton de Vaud (FEDEC-VD)[26].

Liste des paroisses du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg

Église catholique d'Ollon, dite église Saint-Victor, construite en 1950.

À l'exception du décanat d'Aigle, l'ensemble des paroisses catholiques vaudoises dépendent du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg et du Vicariat épiscopal de Lausanne[27].

En 2015, l'ensemble des secteurs paroissiaux est[28] :

Liste des paroisses du diocèse de Sion

Seul de décanat d'Aigle relève de la juridiction du diocèse de Sion et, en 2015, ces paroisses[29] sont desservies par les chanoines réguliers de l'Abbaye de Saint-Maurice.

La FEDEC

La vie religieuse dans la canton de Vaud

Sœurs de Saint Maurice

Clarisse

Chanoine réguliers de Saint-Maurice

Diaconesse de Saint-Loup

L'œcuménisme dans la canton de Vaud

Bibliographie

Notes et références

Articles connexes

Related Articles

Wikiwand AI