Église des Dominicains de Strasbourg

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DédicatairePierre martyr
Début de la construction1929
Couvent des Dominicains de Strasbourg
Image illustrative de l’article Église des Dominicains de Strasbourg
Église conventuelle des Dominicains.
Présentation
Culte Catholique
Dédicataire Pierre martyr
Rattachement Archidiocèse de Strasbourg
Début de la construction 1929
Style dominant néo-roman
Site web http://dominicains-strasbourg.fr/
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Département Bas-Rhin
Ville Strasbourg
Coordonnées 48° 34′ 56″ nord, 7° 46′ 01″ est

Le couvent des Dominicains de Strasbourg est situé boulevard de la Victoire, dans la collectivité européenne d'Alsace.

La présence des Dominicains à Strasbourg remonte à 1224[1]. Leur ancien couvent, détruit en 1870, se situait à l'emplacement de l'actuelle église du Temple-Neuf.

À la suite de la Réforme protestante, la présence dominicaine fut interrompue à Strasbourg jusqu'en 1924. À cette date, les Dominicains s'installèrent dans le quartier de la Neustadt, à côté du jardin botanique. En 1929 une demande est formulée par les Dominicains pour la construction d'une chapelle à l'emplacement du jardin. Malgré une opposition assez importante l'accord est obtenu à condition que les pierres artificielles utilisées pour la construction aient l'apparence de pierres de taille, c'est le système Nasousky, procédé qui a été utilisé pour la reconstruction d' églises dans les années 1930 (Architecte Rigal/Belfort). Comme souvent dans les ordres mendiants, l'édifice ne comporte pas de clocher.

L'église conventuelle est l'œuvre de l'architecte Robert Rigal. Elle a est réalisée entre 1929 et 1931 dans le style néo-roman rhénan.

L'architecte s'inspira des églises romanes alsaciennes du XIIe siècle comme Rosheim, Altorf et Siegolsheim.

Pendant la seconde guerre mondiale, une partie du couvent est détruit lors des bombardements. La sacristie de l'église sera entièrement détruite[2]. Des travaux de rénovation et d'agrandissement de l'immeuble jusqu'à l'église débuteront en 1947, sur des plans de Fernand Guri[3]. La structure générale actuelle date de cette époque.

En 2022, l'église a est entièrement nettoyée et équipée d'un nouvel éclairage.

En juin 2023, un nouvel autel en grès rose a été consacré. Il possède des reliques de Sainte Odile, Sainte Bernadette, La Bienheureuse Marie Eppinger, Sainte Thérèse.

L'église était à l'origine dotée d'un orgue dû au facteur Strasbourgeois Georges Schwenkedel en 1934. De traction électro-pneumatique, l'orgue comportait un clavier de " Fernwerk" dans le chœur des frères pour accompagner la liturgie. Un nouvel orgue construit par Yves Koenig a été inauguré le 9 décembre 2023 par Olivier Penin. D'esthétique d'Allemagne du centre, s'inspirant largement des orgues qu'à connu Jean-Sebastien Bach, le nouvel orgue comporte 2 claviers et 17 jeux.

Architecture de l'église

Plan

L'édifice est orienté à l'ouest et construit selon un plan allongé de six travées. La chapelle est composée d'un vaisseau central et de deux collatéraux se terminant par un chevet semi-circulaire. Jusqu'en 1944, elle possédait une sacristie donnant sur le choeur ( à gauche) et le choeur des frères à droite (actuelle sacristie). Une série de parloirs permet d'isoler l'édifice du boulevard[4].

Élévation extérieure

La façade principale est percée d'un porte à deux vantaux encadrés par un portail à voussures couronnée d'un gâble et surmonté de trois baies en plein cintre. Les collatéraux sont percés d'une baie en plein cintre.

Les murs latéraux sont percés de baies et épaulés de contreforts.

L'édifice est couvert par une toiture à deux pans avec une croix en pierre placée au faîte de la toiture.

Élévation intérieure

L'édifice s'élève sur deux niveaux dont le premier possède des arcades en plein cintre et le second des murs percés de baies cintrées accueillant les retombées des voûtes couvertes en berceau.

Très dépouillée, l'architecture est typique de l'ordre mendiant. Les chapiteaux sont les seuls élèments décoratifs du lieu dont la sobriété invite à la prière. Les vitraux, détruits en 1944 ont été remplacés par de simples vitres.

Décoration intérieure

  • Tableau de la Vierge du Rosaire avec saint Dominique et sainte Catherine de Sienne, inscrit depuis 1998 au classement des monuments historiques, datant de 1683[5].
  • Statue de la Trinité, dite Trône de Grâce, datant du XVe siècle. Elle a été restaurée en 2009 avec le soutien de la fondation du patrimoine[6].
  • Tableau de la Vierge du Rosaire (début XIXe siècle) avec Saint Dominique
  • Tabernacle baroque en bois doré provenant d'un couvent Dominicains de Dijon (18ème siècle)
  • Statue de la Vierge Marie (début XXe siècle) ornant autrefois le chœur des frères situé à la place de l'actuelle sacristie.
  • Autel en grès (2023)
  • Orgue Yves Koenig (2023) d'esthétique allemande, s'inspirant de la facture d'orgues qu'a connu Jean-Sébastien Bach. Le buffet en chêne est à fleur de tribune avec des sculptures en tilleul.

Vie religieuse

Galerie

Notes et références

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