Élection présidentielle brésilienne de 2026
élection au Brésil
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L'élection présidentielle brésilienne de 2026 a lieu les et [1] afin d'élire le président de la république fédérative du Brésil, ainsi que le vice-président. Il s'agit de la 10e élection présidentielle du pays depuis la promulgation de la constitution de 1988.
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| Élection présidentielle brésilienne de 2026 | ||||||||||||||
| (1er tour) (2d tour) |
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| Type d’élection | Élection présidentielle | |||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Inscrits | 158 745 502 | |||||||||||||
| Votants | 125 275 835 | |||||||||||||
| 78,92 % | ||||||||||||||
| Votes exprimés | 119 300 788 | |||||||||||||
| Votes blancs | 2 300 798 | |||||||||||||
| Votes nuls | 3 674 249 | |||||||||||||
| Flávio Bolsonaro – PL Colistier : Alfredo Gaspar | ||||||||||||||
| Voix | 56 104 503 | |||||||||||||
| 47,03 % | ||||||||||||||
| Luiz Inácio Lula da Silva – PT Colistier : Geraldo Alckmin | ||||||||||||||
| Voix | 53 879 538 | |||||||||||||
| 45,16 % | ||||||||||||||
| Président de la république fédérative du Brésil | ||||||||||||||
| Sortant | ||||||||||||||
| Luiz Inácio Lula da Silva PT |
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| modifier - modifier le code - voir Wikidata | ||||||||||||||
D'autres élections seront organisées simultanément, notamment les élections parlementaires afin de renouveler les 513 sièges de la Chambre des députés et 54 des 81 sièges du Sénat composant le Congrès national, ainsi que les gouverneurs, vice-gouverneurs et assemblées législatives des États fédérés, et le conseil de district de Fernando de Noronha.
Contexte
Élection présidentielle de 2022
Lula remporte le second tour face au président sortant Jair Bolsonaro avec 50,90 % des suffrages exprimés, soit l'écart de voix le plus serré pour un second tour d'une élection présidentielle depuis la fin de la Dictature militaire en 1985. Malgré une victoire plus compliquée qu'attendue, il parvient ainsi à décrocher la présidence du pays pour la troisième fois après son élection en 2002 et 2006[2].
Avec 49,10 % des suffrages, Jair Bolsonaro démontre l'implantation dans le pays d'un « bolsonarisme » appelé à lui survivre. Il ne parvient néanmoins pas à décrocher un deuxième mandat, et devient le premier président sortant à échouer à se faire réélire immédiatement après son premier mandat depuis l'amendement constitutionnel de 1997 ayant permis cette possibilité. Sa réaction est alors très attendue, Bolsonaro ayant à de nombreuses reprises remis en cause le système électoral, faisant craindre une difficile transition avant la passation de pouvoir prévue le [3],[4].
Invasion de la place des Trois Pouvoirs

Le , après 48 h de silence et plusieurs manifestations et blocages de routes par ses partisans qui font redouter une remise en cause des résultats, Jair Bolsonaro annonce lors d’une conférence de presse au palais de l'Aurore son intention de « respecter la constitution ». Après avoir concédé à demi-mot sa défaite, il déclare également que les manifestations en sa faveur « doivent être pacifiques » tout en les justifiant en les qualifiant de fruits « d’un sentiment d’indignation et d’injustice ». Son chef de cabinet annonce dans la foulée le début de la transition entre les deux administrations présidentielles[5],[6],[7].
Le , Bolsonaro et son parti, le Parti libéral (PL) déposent un recours auprès du Tribunal supérieur électoral (TSE) en mettant en avant un audit ayant révélé que les machines à voter fabriquées avant 2020 sont victimes d'un bug qui fait qu'elles n'enregistrent pas les chiffres d'identification des électeurs dans leurs historiques. Le PL demande par conséquent que les votes de ces machines — qui représentent 59 % de celles utilisées lors du vote —, soit invalidés, ce qui conduirait à un résultat du second tour donnant Bolsonaro vainqueur avec 51 % des suffrages exprimés. La demande fait l'objet de critiques de la part d'experts indépendants, qui pointent le fait que ce bug n'affecte ni la fiabilité ni la crédibilité des résultats, les chiffres en question figurant malgré tout sur les bilans des votes imprimés par les machines[8]. Le lendemain, le TSE rejette le recours et inflige au PL une amende de 22,9 millions de reais pour avoir déposé un litige « de mauvaise foi ». Le président du TSE ainsi que du Tribunal suprême fédéral, Alexandre de Moraes, juge notamment cette mauvaise foi prouvée par le refus des plaignants d'apporter des précisions à leur requête, « l'absence totale de preuves de véritable irrégularité dans le vote », et une « présentation totalement frauduleuse des faits »[9].
Lula est investi pour son troisième mandat le [10]. Le des milliers de militants pro-Bolsonaro ne reconnaissant pas la victoire de Lula envahissent le palais du Congrès national, le palais présidentiel du Planalto et le Tribunal suprême fédéral et vandalisent les lieux. Les militants sont délogés le jour même après une intervention des forces de sécurité[11].
Soupçons d'ingérence américaine
La campagne électorale est marquée par des soupçons d'ingérences des États-Unis. Le gouvernement brésilien a ainsi demandé l’ouverture d’une enquête sur l’utilisation de fonds publics américains pour soutenir un agenda politique favorable à Flávio Bolsonaro[12]. Une enquête du quotidien britannique The Guardian a notamment révélé que Washington finançait des groupes politiques visant à contester le Tribunal suprême fédéral brésilien[13]. En 2025, le gouvernement américain avait également imposé des sanctions commerciales au Brésil à la suite de la condamnation de l’ancien président Jair Bolsonaro pour son projet de coup d’État[12] et pris des sanctions individuelles contre les juges du Tribunal suprême[13].
Le 24 juillet 2026, Brasilia refuse d’accorder des visas à deux diplomates américains qui cherchent à « mettre en doute l’intégrité du système électoral brésilien »[14]. Fin août 2026, un rapport des services de renseignement brésiliens classe au niveau « critique » le risque d'ingérence états-unienne dans le scrutin[13]. Ces accusations s’inscrivent dans un contexte international plus large de préoccupations concernant l’implication de l’administration Trump dans les élections étrangères. À partir de son retour au pouvoir en janvier 2025, Donald Trump multiplie les interventions dans les élections d'Amérique latine, cherchant à y faire triompher ses alliés. Au Brésil, « Donald Trump ne cache pas sa préférence politique pour le bolsonarisme », souligne le chercheur en relations internationales Fernando Romero Wimer. « Son gouvernement a construit une relation privilégiée avec l'opposition et a utilisé des instruments de l'État pour tenter de peser sur le scrutin présidentiel brésilien »[13].
Des analystes estiment qu'une intervention américaine comme l'attaque contre le Venezuela de janvier 2026 est peu probable du fait du poids géopolitique du Brésil, du coût de la guerre contre l'Iran et l’approche des élections de mi-mandat aux États-Unis. « La plus grande menace, ce sont les actions des plateformes numériques pour créer des courants d’opinion dans l’électorat », notamment pour semer le doute sur le résultat du scrutin[14].
Mode de scrutin

Le président de la république fédérative du Brésil est élu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours pour un mandat de quatre ans renouvelable une seule fois de manière consécutive. Est élu le candidat qui réunit la majorité absolue des votes valides au premier tour. À défaut, les deux candidats arrivés en tête s'affrontent lors d'un second tour, et celui recueillant le plus de suffrages est élu. Chaque candidat se présente avec un colistier, candidat à la vice-présidence.
La Constitution de 1988 impose à tout candidat à la présidence ou à la vice-présidence de la République d'être né citoyen du Brésil et sur le territoire national, être âgé d'au moins 35 ans, résider au Brésil, jouir de ses droits électoraux et être membre d'un parti politique.
Le vote est obligatoire pour les citoyens de 18 à 70 ans, et facultatif pour ceux âgés de 16 à 18 ans ou de plus de 70 ans ainsi que pour les analphabètes. Le montant de l'amende pour abstention est cependant symbolique (en 2022, 3,51 réaux, soit environ 70 centimes d'euro)[15],[16].
Le scrutin a lieu au moyen d'urnes électroniques. Les électeurs doivent taper un code à deux chiffres correspondant au candidat qu'ils souhaitent élire. Une fois que les électeurs ont confirmé leur choix, le vote est transmis aux serveurs du Tribunal supérieur électoral. Les résultats sont ainsi dévoilés peu de temps après la fermeture des bureaux, malgré l'immensité du territoire[16].
Candidats déclarés
| Candidat (nom et âge[Note 1]) et parti politique |
Fonction(s) politique(s) | Numéro de candidat | Détails | ||
|---|---|---|---|---|---|
| Luiz Inácio Lula da Silva (80 ans) |
Président de la république fédérative du Brésil (2003-2011, depuis 2023) |
13 | Il annonce sa candidature à un nouveau mandat le [17]. | ||
| Flávio Bolsonaro (45 ans) Parti libéral (PL) |
Sénateur de Rio de Janeiro (depuis 2019) |
22 | Il annonce sa candidature le , avec le soutien de son père Jair Bolsonaro[18]. | ||
| Clariana Barão
(39 ans) |
Présidente de la direction générale du parti Démocratie Chrétienne au Mato Grosso[19] | 27 | Elle annonce sa candidature le 24 juillet 2026 suite aux désistements successifs d'Aldo Rebelo puis de Joaquim Barbosa[20]. | ||
| Edmilson Costa (76 ans) |
Secrétaire général du parti communiste brésilien | 21 | |||
| Romeu Zema (61 ans) Partido Novo (Novo) |
Gouverneur de Minas Gerais (2019-2026) |
30 | Campagne lancée le 23 mars 2026[21] | ||
| Ronaldo Caiado (77 ans) |
Gouverneur de Goiás (2019-2026) |
55 | Il annonce sa candidature le [22]. | ||
Sondages
Résultats
| Candidat | Colistier | Parti | Premier tour | Second tour | |||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Voix | % | ||||
| Flávio Bolsonaro | Alfredo Gaspar | PL | 56 104 503 | 47,03 | |||
| Luiz Inácio Lula da Silva | Geraldo Alckmin[a] | PT[b] | 53 879 538 | 45,16 | |||
| Augusto Cury | Júlio Delegado | AVANTE | 3 448 569 | 2,89 | |||
| Renan Santos | Coronel Medina | MISSÃO (pt) | 2 675 887 | 2,24 | |||
| Ronaldo Caiado | Gilberto Kassab | PSD | 2 605 148 | 2,18 | |||
| Romeu Zema | Eduardo Girão | NOVO | 326 488 | 0,27 | |||
| Samara Martins | Raquel Brício | UP (pt) | 122 911 | 0,10 | |||
| Hertz Dias | Vanessa Portugal | PSTU | 43 103 | 0,04 | |||
| Clariana Barão | Fabiana Torquato | DC | 40 043 | 0,03 | |||
| Edmilson Costa | Cleusa Santos | PCB | 22 693 | 0,02 | |||
| Wilson Grassi | Suêd Haidar | DEM (pt) | 16 881 | 0,01 | |||
| Rui Costa Pimenta | Antônio Carlos | PCO | 15 024 | 0,01 | |||
| Votes valides | 119 300 788 | 95,23 | |||||
| Votes blancs | 2 300 798 | 1,84 | |||||
| Votes nuls | 3 674 249 | 2,93 | |||||
| Total | 125 275 835 | 100 | 100 | ||||
| Abstention | 33 469 244 | 21,08 | |||||
| Inscrits / participation | 158 745 502 | 78,92 | |||||

