Élection présidentielle togolaise de 2005
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| Élection présidentielle togolaise de 2005 | ||||||||||||||
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Inscrits | 3 599 306 | |||||||||||||
| Votants | 2 288 279 | |||||||||||||
| 63,58 % | ||||||||||||||
| Blancs et nuls | 83 932 | |||||||||||||
| Faure Gnassingbé – Rassemblement du peuple togolais | ||||||||||||||
| Voix | 1 327 537 | |||||||||||||
| 60,22 % | ||||||||||||||
| Emmanuel Bob Akitani – Union des forces de changement | ||||||||||||||
| Voix | 841 797 | |||||||||||||
| 38,19 % | ||||||||||||||
| Président de la République | ||||||||||||||
| Sortant | Élu | |||||||||||||
| Faure Gnassingbé RPT |
Faure Gnassingbé RPT | |||||||||||||
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L'élection présidentielle togolaise de 2005 a eu lieu le .
Faure Gnassingbé est élu à la présidence.
L'élection inquiète vivement les organisations des droits de l'homme et l'opposition togolaise qui, compte tenu des précédentes élections, craignent des fraudes électorales massives. Un des principaux opposants, Gilchrist Olympio, n'est pas autorisé à se présenter en raison de son exil en France. La Constitution prévoit en effet qu'un candidat à l'élection présidentielle doit vivre sur le sol togolais l'année précédant l'élection. Cette règle empêchera également Kofi Yamgnane, ancien ministre français possédant la double nationalité de se présenter malgré son souhait.
Quatre candidats sont autorisés à se présenter :
- Faure Gnassingbé, soutenu par le Rassemblement du peuple togolais (RPT) ;
- Emmanuel Bob Akitani, candidat de la coalition de l'opposition radicale, soutenu par Gilchrist Olympio ;
- Harry Olympio, candidat du Rassemblement pour le soutien à la démocratie et au développement (RSDD, opposition modérée) ;
- Nicolas Lawson, homme d'affaires qui annonce le retrait de sa candidature le 22 avril.
En avril, l'opposition dénonce les conditions de préparation de l'élection dont la date est fixée au 24 avril. Elle demande son report et la révision des listes électorales. Plusieurs radios indépendantes sont suspendues par décision gouvernementale. Un collectif d’organisations non gouvernementales, dont Amnesty International et la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) estime que la libre participation au processus électoral n'est pas garantie.
Le , deux jours avant le scrutin, François Boko, ministre de l'Intérieur du gouvernement intérimaire, considéré comme proche de Faure Gnassingbé Eyadema, demande le report du scrutin. Il dénonce dans une conférence de presse, « un processus électoral suicidaire » en soulignant les risques de violences, des manquements graves dans la préparation de ce scrutin et « un regain de discours tribal, régionaliste et xénophobe ». Il est aussitôt limogé et se réfugie à l'ambassade d'Allemagne. Les contestations surgissent dès le processus de découpage électoral : les cartes d'électeurs sont délivrées en priorité dans les régions favorables au pouvoir en place alors que dans les bastions de l'opposition, les électeurs peinaient à recevoir le document officiel.
Déroulement
Le 24 avril, jour du scrutin, de nombreux incidents ont eu lieu pendant le déroulement du vote. Au moment du dépouillement des violences éclatent à la suite de mouvements de foule dénonçant des vols d'urnes par l'armée, et divers autres incidents de ce type. Plusieurs dizaines de morts et des blessés sont à déplorer.
Proclamation des résultats
Le 26 avril 2005, Faure Gnassingbé Eyadema est déclaré vainqueur des élections d'après des résultats provisoires.
Le 29 avril 2005, la « déclaration à propos des résultats provisoires du scrutin présidentiel », de la coalition de l'opposition, relève les points de contestation de ce scrutin, dont les résultats auraient été proclamés au détriment d'Emmanuel Bob Akitani, le principal opposant de ce scrutin.
Résultats
| Candidat | Parti | Voix | % | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Faure Gnassingbé | RPT | 1 327 537 | 60,22 | |||
| Emmanuel Bob Akitani | UFC | 841 797 | 38,19 | |||
| Nicolas Lawson | PRR | 22 980 | 1,04 | |||
| Harry Olympio | RSDD | 12 033 | 0,55 | |||
| Votes valides | 2 204 347 | 96,33 | ||||
| Votes blancs et nuls | 83 932 | 3,67 | ||||
| Total | 2 288 279 | 100 | ||||
| Abstention | 1 311 027 | 36,42 | ||||
| Nombre d'inscrits / participation | 3 599 306 | 63,58 | ||||
Rapport des observateurs
Une initiative d'ONG françaises et allemandes a suivi sur place les conditions du scrutin. Ils font une conférence de presse le à Ouagadougou.
Les chrétiens des diocèses catholiques du Togo organisent une observation discrète et méthodique du déroulement du vote qu'ils consignent dans un rapport qui confirme de nombreuses et importantes irrégularités au détriment d'Emmanuel Bob Akitani.
Les observations bénévoles laissent suspecter un surnombre de 900 000 électeurs sur un corps électoral d'environ 2 500 000 personnes.
