Élections législatives togolaises de 2002
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Les élections législatives togolaises de 2002 se sont tenues le afin de renouveler la totalité des 81 sièges de l’Assemblée nationale. Elles faisaient suite à la dissolution anticipée de cette dernière et s’inscrivaient dans le cadre de l’Accord-cadre de Lomé (ACL) signé en entre le pouvoir et l’opposition, destiné à résoudre la crise politique que le pays connaissait depuis le début des années 1990[1].
Selon les termes de l’Accord-cadre de Lomé, de nouvelles élections législatives devaient être organisées dans un climat de consensus politique. Toutefois, les révisions successives du code électoral et la remplacement de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) par un comité de sept magistrats nommés par la Cour constitutionnelle ont suscité de vives contestations. Plusieurs partis d’opposition ont estimé que les conditions d’un scrutin libre et transparent n’étaient pas réunies et ont appelé au boycott. Ces partis se sont regroupés au sein de la Coalition des forces démocratiques, créée à la veille du scrutin. Malgré ce boycott, 16 partis politiques et 8 candidats indépendants ont pris part à l’élection[1].
Déroulement du scrutin
Environ 2,84 millions d’électeurs étaient inscrits sur les listes électorales. Le taux de participation officiel a été annoncé à 67,4 %, soit 1 915 875 votants. Toutefois, plusieurs sources indépendantes et observateurs ont évoqué une participation beaucoup plus faible dans certaines régions du pays. Le scrutin s’est déroulé sous la supervision d’une cinquantaine d’observateurs venus d’Afrique, d’Europe et des États-Unis. Ces derniers ont jugé le scrutin globalement pacifique, mais ont déploré l’absence de l’opposition traditionnelle. L’Union européenne a estimé que la préparation du scrutin n’avait pas respecté les engagements de l’Accord-cadre de Lomé[1].
| N° | Parti/Formation politique | Sièges obtenus |
|---|---|---|
| 01 | Rassemblement du peuple togolais | 72 |
| 02 | Rassemblement pour le soutien de la démocratie et du développement | 3 |
| 03 | Union pour la démocratie et le progrès social | 2 |
| 04 | Juvento | 2 |
| 05 | Mouvement des croyants pour l'égalité et la paix | 1 |
| 06 | Indépendants | 1 |
| Total | 81 |
Le RPT, parti au pouvoir, a ainsi conservé une large majorité parlementaire. La nouvelle Assemblée nationale comptait 75 hommes et 6 femmes, soit 7,4 % de femmes[2],[3].
Controverses
Plusieurs observateurs nationaux et internationaux ont mis en doute la crédibilité des résultats officiels. Des taux de participation très élevés et des scores quasi unanimes ont été enregistrés dans certaines circonscriptions, tandis que des taux beaucoup plus faibles étaient observés ailleurs. La démission et la fuite à l’étranger d’un des sept magistrats chargés de superviser les élections ont également soulevé des interrogations sur les pressions exercées sur les organisateurs du scrutin. Les partis d’opposition boycotteurs ont dénoncé un retour au parti unique et ont appelé à la reprise d’un dialogue politique autour de la mise en œuvre de l’Accord-cadre de Lomé[4].