Élections de la délégation financière algérienne de 1901

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Élections de la délégation financière algérienne de 1901
71 délégués
et

Les élections de la délégation financière algérienne de 1901 sont les secondes élections locales s'étant déroulée en Algérie pendant la période coloniale française pour désigner les représentants de la délégation financière.

En août 1898, à l'occasion de réformes financières et pour apaiser les colères autonomistes, le gouverneur général Édouard Laferrière ainsi que le Président de la République Félix Faure décident d'instituer les délégations financières pour décider du budget de l'Algérie française et notamment décider les taux et les assiettes de l'impôt[1]. Le caractère du budget de l'Algérie est celui d'une collectivité locale décentralisée. Elle est alors une entité administrative beaucoup plus vaste qu'une collectivité locale ordinaire, commune ou département, de telle sorte que peu à peu son budget prend une dimension à caractère véritablement étatique.

Par la loi du 19 décembre 1900, l’Algérie cesse d’être considérée « comme un simple prolongement de la France continentale » ; elle est dotée de la personnalité civile et de l’autonomie budgétaire. La métropole garde la charge des dépenses ; militaires (55 millions en 1898, soit plus que l’ensemble des recettes perçues en Algérie : 53 millions) et les pensions des fonctionnaires métropolitains, ainsi que 12 garantie d’intérêt des chemins de fer (20 à 25 millions), soit un total de quelque 84 millions. L’ensemble des recettes effectuées en Algérie revient en revanche au budget algérien. De plus, le budget doit être voté par les délégations financières et le Conseil supérieur de gouvernement. Cette même loi prévoit dans son article 2 que l'organisation et les attributions des délégations financières sont provisoirement régies par le décret du 23 août 1898. À l'instar des colonies françaises, dont le régime financier est établi par la loi du 13 avril 1901, le projet de budget de l'Algérie est établi par le gouverneur général sous le contrôle des ministres de l'Intérieur et des Finances.

La force des milieux autonomistes antijuifs reste cependant encore assez importante comme avec Jules Guérin qui devient maire d'Alger en mai 1900, utilisant des « jeunesse antisémite nationaliste » et il devient conseiller général d'Alger en juin 1901. Cependant, l'antijudaïsme était déjà en recul en raison d'autres problématiques, en lien notamment avec les algériens et berbères[2].


Mode de scrutin

Résultats

Sources et références

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