Élections fédérales suisses de 2027
élections en Suisse
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Les élections fédérales suisses de 2027, pour la 52e législature de l'Assemblée fédérale suisse, auront lieu le [1] afin de renouveler les 200 sièges du Conseil national et 45 des 46 sièges du Conseil des États.
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| Élections fédérales suisses de 2027 | ||||||||||||||
| 200 sièges du Conseil national (majorité absolue : 101 sièges) 45 des 46 sièges du Conseil des États[a] (majorité absolue : 24 sièges) | ||||||||||||||
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| Type d’élection | Élections législatives | |||||||||||||
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Contexte
Contexte politique général
Les élections fédérales suisses de 2027 s'inscrivent dans la continuité de la législature ouverte à la suite du scrutin du 22 octobre 2023, marqué par une progression de l'Union démocratique du centre (UDC) et un recul des partis écologistes, tandis que les rapports de force entre le Parti socialiste (PS), le Centre (ex PDC) et le Parti libéral-radical (PLR) sont demeurés relativement stables[2],[3],[4],[5],[6].
Depuis lors, le paysage politique suisse a été dominé par plusieurs enjeux structurants, notamment la maîtrise de l'immigration, les relations institutionnelles avec l'Union européenne (paquet « Bilatérales III » soumis à referendum obligatoire en 2028)[7], la sécurité et la défense, la politique énergétique ainsi que la maîtrise des finances publiques.
Parallèlement, le système politique suisse a continué d'être caractérisé par une forte stabilité institutionnelle, reposant sur le principe de concordance gouvernementale, le fédéralisme et les instruments de démocratie directe. Contrairement à de nombreux systèmes parlementaires européens, les évolutions politiques se traduisent généralement par des ajustements progressifs des rapports de force plutôt que par des alternances gouvernementales, les principaux partis étant représentés de manière permanente[8] au sein du Conseil fédéral. Cette configuration confère une importance particulière aux votations populaires et aux initiatives fédérales dans l'orientation de l'agenda politique national[9].
Les principaux enjeux de la législature 2023–2027
Au cours de la législature 2023-2027, plusieurs votations fédérales d'importance, notamment l'initiative populaire « Pas de Suisse à 10 millions ! (initiative pour la durabilité) » de juin 2026 portée par l’UDC[10], les débats relatifs au service civil[10] ainsi que les discussions autour de l'initiative sur la neutralité en septembre 2026, ont contribué à structurer les clivages politiques et géographiques.
Les questions économiques ont également occupé une place importante durant la législature[11]. La hausse persistante du coût de la vie[12], l'évolution des primes d'assurance-maladie[13], les tensions sur le marché du logement dans plusieurs centres urbains[14] ainsi que les préoccupations liées à la compétitivité économique ont constitué des thèmes récurrents des débats parlementaires et des campagnes de votation. En parallèle, la mise en œuvre de la Stratégie énergétique 2050 et les discussions relatives à la sécurité de l'approvisionnement électrique ont continué d'alimenter les débats entre les différentes sensibilités politiques.
Parallèlement, les évolutions géopolitiques[15] en Europe[16] et les rapports des Autorités fédérales et du Contrôle fédéral des finances (CDF) concernant les investissements et dépenses militaires[17] ont renforcé l'importance des questions de sécurité, de défense et de politique étrangère dans l'agenda politique fédéral[18].
Évolution du paysage partisan
Depuis 2023, les principaux partis ont maintenu leur repositionnement sur plusieurs thématiques. L'UDC a principalement axé sa communication sur les questions migratoires, de souveraineté et de neutralité[19]. Le PS a concentré ses campagnes sur le pouvoir d'achat, les assurances sociales et le logement[20]. Le PLR a mis l'accent sur la compétitivité économique, les finances publiques et la simplification administrative[21], tandis que le Centre a poursuivi son positionnement de parti de compromis, notamment sur les questions institutionnelles et budgétaires[22]. Les partis écologistes ont recentré leur discours sur la transition énergétique, la biodiversité et les politiques climatiques, dans un contexte moins favorable qu'au lendemain des élections de 2019.
Élections cantonales et communales depuis 2023
Politique cantonale
Les élections cantonales organisées entre les élections fédérales de 2023 et l'été 2026 constituent des indicateurs intermédiaires de l'évolution du paysage politique suisse. Dans plusieurs cantons alémaniques, elles ont confirmé la dynamique favorable à l'UDC observée lors des élections fédérales[23].
Parlements cantonaux
À Saint-Gall (2024), l'UDC a réalisé une progression marquée au Grand Conseil, principalement aux dépens du PLR, du PS et des Verts[24]. Une évolution similaire a été observée en Argovie (2024), où l'UDC a renforcé sa position de premier parti cantonal, tandis que les principales pertes ont concerné les Verts et les Vert'libéraux[25]. À Berne (2026), l'UDC a également enregistré un gain significatif de sièges au parlement cantonal, consolidant son statut de première force politique. À l'inverse, la Thurgovie (2024) a constitué une exception, l'UDC y reculant au profit du Centre et du PS.
Gouvernements cantonaux
Les élections des exécutifs cantonaux ont, quant à elles, mis en évidence une plus grande stabilité.
En Valais (2025), Le Centre a conservé sa position dominante au Conseil d'État avec notamment l'élection de Franziska Biner (Le Centre) et la réélection de Christophe Darbellay (Le Centre), aux côtés de Mathias Reynard (PS), Franz Ruppen (UDC) et Stéphane Ganzer (PLR). À Berne (2026), l'entrée d'Aline Trede (Verts) au Conseil-exécutif a constitué l'un des principaux changements, alors que les autres partis gouvernementaux ont conservé leur représentation[26],[27]. Dans le canton de Vaud, l'élection complémentaire de Roger Nordmann (PS) en mars 2026 a permis à la gauche de conserver le siège laissé vacant au Conseil d'État[28].
Politique communale
À l'échelle communale, les résultats apparaissent plus contrastés en raison du poids des personnalités locales et des listes d'entente. Ils confirment néanmoins certaines tendances observées au niveau cantonal, dont le maintien d'une forte implantation de la gauche dans les grands centres urbains, progression des partis bourgeois et de l'UDC dans de nombreuses communes rurales ou périurbaines, ainsi qu'un recul relativement fréquent des formations écologistes.
À Vernier (GE), par exemple, le scrutin communal répété[29] de 2025 s'est traduit par une progression de l'UDC et un recul des Verts[30].
Perspectives en vue des élections fédérales de 2027
À un peu plus d'une année du scrutin fédéral du 24 octobre 2027, le contexte politique se caractérise par une relative continuité des rapports de force issus des élections de 2023, bien que les campagnes de votation[31] et campagnes électorales à venir soient susceptibles de modifier ces intentions de vote. Les principaux thèmes attendus demeurent la politique migratoire, les relations avec l'Union européenne, la sécurité, le pouvoir d'achat, l'énergie et les finances publiques.
Système électoral
Le parlement bicaméral suisse, dit Assemblée fédérale, est doté d'une chambre basse, le Conseil national, et d'une chambre haute, le Conseil des États, toutes deux renouvelées intégralement tous les quatre ans au scrutin direct.
Le Conseil national est composé de 200 sièges pourvus dans des circonscriptions correspondant aux 26 cantons suisses. Six cantons élisent chacun un conseiller au scrutin uninominal majoritaire à un tour, tandis que les 194 sièges restants sont pourvus au scrutin proportionnel dans les vingt autres cantons qui forment des circonscriptions plurinominales dont le nombre de sièges varie à chaque élection en fonction de leur population. Les listes sont dites ouvertes et les électeurs ont ainsi la possibilité de les modifier en rayant ou ajoutant des noms, d'effectuer un panachage à partir de candidats de listes différentes ou même de composer eux-mêmes leurs listes sur un bulletin vierge. Après décompte des résultats, les sièges sont répartis sans seuil électoral mais selon la méthode du quotient de Hagenbach-Bischoff puis celle de la plus forte moyenne[32].
Les listes peuvent former des apparentements — et même des sous-apparentements entre différentes listes d'un même parti — pour combiner leurs résultats lors de la répartition des mandats. Les sièges obtenus sont ensuite partagés entre les différentes listes de l’apparentement toujours selon la même méthode[33]. Ce système permet aux voix des petits partis de ne pas être perdues et d'aller aux plus grands partis qui leur sont le plus proche politiquement.
Le Conseil des États est quant à lui composé de 46 sièges, soit deux pour vingt cantons et un seul pour chacun des six anciens demi-cantons : Obwald, Nidwald, Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Appenzell Rhodes-Extérieures et Appenzell Rhodes-Intérieures. Sur les 26 circonscriptions ainsi formées, 24 utilisent le scrutin majoritaire plurinominal en un ou deux tours de scrutin tandis que les cantons du Jura et de Neuchâtel utilisent un système proportionnel[34].
Changements récents
Depuis 2015, la répartition des sièges par circonscription est fondée sur la population résidente et réactualisée à chaque élection. Conformément aux chiffres de l'Office fédéral de la statistique, le Conseil fédéral annonce en date du que les cantons de Fribourg et de Lucerne disposent chacun d’un siège supplémentaire (respectivement 8 et 10 sièges) par rapport à la précédente élection, tandis que les cantons de Berne et des Grisons en ont un de moins chacun (23 et respectivement 4 sièges)[35].
Sondages
Sondages électoraux
| Institut | Date | Échantillon | PS | LV | PVL | PEV | LC | PLR | UDC | UDF | Autres |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| YouGov[36] | 31 oct. - | 3 304 | 18,0 % | 8,0 % | 8,0 % | NC | 15,0 % | 14,0 % | 28,0 % | NC | 9,0 % |
| YouGov[36] | 6 - | 3 401 | 17,0 % | 9,0 % | 9,0 % | NC | 15,0 % | 14,0 % | 29,0 % | NC | 7,0 % |
| Sotomo[37] | 32 147 | 18,8 % | 10,3 % | 6,1 % | 1,5 % | 13,6 % | 13,3 % | 30,4 % | NC | 6,2 % | |
| LeeWas[38] | 14 775 | 17,9 % | 9,7 % | 7,4 % | NC | 13,7 % | 13,5 % | 29,8 % | NC | 8,0 % | |
| YouGov[36] | 3 - | 3 404 | 17,0 % | 9,0 % | 9,0 % | NC | 15,0 % | 14,0 % | 27,0 % | NC | 9,0 % |
| YouGov[36] | 12 - | 3 476 | 17,0 % | 8,0 % | 9,0 % | NC | 16,0 % | 14,0 % | 27,0 % | NC | 9,0 % |
| YouGov[36] | 8 - | 1 232 | 17,0 % | 9,0 % | 9,0 % | NC | 15,0 % | 14,0 % | 26,0 % | NC | 10,0 % |
| YouGov[36] | 9 janv. - | 4 859 | 17,0 % | 10,0 % | 9,0 % | NC | 16,0 % | 14,0 % | 26,0 % | NC | 8,0 % |
| Sotomo[39] | 4 467 | 17,8 % | 9,5 % | 6,6 % | 2 % | 14,1 % | 14,3 % | 29,9 % | NC | 6,0 % | |
| YouGov[36] | 28 oct. - | 4 000 | 18,0 % | 9,0 % | 9,0 % | NC | 15,0 % | 15,0 % | 26,0 % | NC | 8,0 % |
| YouGov[36] | 27 août - | 4 090 | 17,0 % | 9,0 % | 9,0 % | NC | 15,0 % | 14,0 % | 27,0 % | NC | 9,0 % |
| YouGov[36] | 27 mai - | 3 242 | 18,0 % | 9,0 % | 9,0 % | NC | 15,0 % | 13,0 % | 26,0 % | NC | 10,0 % |
| Dernières élections[40] | 2 554 482 | 18,27 % | 9,78 % | 7,55 % | 1,95 % | 14,06 % | 14,25 % | 27,93 % | 1,23 % | 4,99 % |