Élections législatives de 1978 dans la Somme

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Inscrits362 237
Votants au 1er tour319 975
Votes exprimés au 1er tour313 650
Votants au 2d tour326 424
Élections législatives de 1978 dans la Somme
5 sièges de députés à l'Assemblée nationale
et
Corps électoral et résultats
Inscrits 362 237
Votants au 1er tour 319 975
88,33% en augmentation 0,9
Votes exprimés au 1er tour 313 650
Votants au 2d tour 326 424
90,14%
Votes exprimés au 2d tour 317 489
Union de la gauche
Voix 155 512
49,58%
en diminution 1,3
Voix au 2e tour 159 071
50,10%
Députés élus 3 en augmentation 2
Majorité présidentielle
Voix 146 823
46,81%
en diminution 2
Voix au 2e tour 158 418
49,90%
Députés élus 2 en diminution 2
Députés sortants par circonscription
Carte
Députés élus par circonscription
Diagramme

Les élections législatives françaises de 1978 se sont déroulées les et . Dans le département de la Somme, cinq députés étaient à élire dans cinq circonscriptions.

Députés sortants et élus ( v · d · m )
Circonscription Député sortant Parti Député élu ou réélu Parti
1re René Lamps* PCF Maxime Gremetz PCF
2e Jean-Louis Massoubre RPR Jean-Louis Massoubre RPR
3e Charles Bignon RPR Michel Couillet PCF
4e Siège vacant Chantal Leblanc PCF
5e André Audinot Divers droite André Audinot Divers droite
* député sortant ne se représentant pas en 1978

Contexte

National

Au lendemain de l'élection présidentielle de 1974, Valéry Giscard d'Estaing ne juge pas nécessaire de dissoudre l'assemblée nationale. Il ne souhaite pas courir le risque d'une victoire de la gauche, d'autant plus qu'il ne l'a emporté face à François Mitterrand de 400 000 voix seulement. La Ve législature est donc menée à son terme.

Le scrutin a lieu dans un climat économique et politique détérioré. La majorité sortante est en difficulté : la France est entrée en stagflation (fort taux d'inflation, croissance molle[1]), avec une hausse régulière et ininterrompue du chômage[2] pour corollaire. Sur le plan politique, la majorité apparaît déchirée depuis la démission de Jacques Chirac de son poste de Premier ministre. Le parti gaulliste multiplie ses attaques contre le gouvernement de Raymond Barre.

Ce contexte et la dynamique créée par la signature du programme commun en 1972 à gauche favorisent celle-ci qui multiplie les victoires. Le Parti socialiste en est le principal bénéficiaire : il progresse aux élections cantonales de 1976 et aux élections municipales de 1977. Cette situation, défavorable au parti communiste, conduit celui-ci à réclamer une réactualisation du programme commun. Les discussions sont âpres et aboutissent à une rupture entre les partenaires (). C'est donc désunis que les partis de gauche abordent ce scrutin.

Local

Cantonales 1973

Les élections cantonales de 1973 n'offrent aucun changement dans l'assemblée départementale, mis à part l'entrée en opposition des 4 élus socialistes qui rejoignent les 9 communistes. En effet, à la suite de son exclusion du PS en 1972, Max Lejeune et son Mouvement démocrate socialiste, a formé une majorité de Centre-gauche avec ses alliés du Mouvement réformateur (radicaux et centristes du Centre démocrate).

Les partis de la majorité présidentielle, regroupés dans l'Union des républicains de progrès, ont profité du redécoupage des cantons sud d'Amiens pour se réimplanter dans la ville (les 4 anciens cantons étant détenus par les communistes et socialistes depuis 1945).

Cantonales 1976

Les élections cantonales de 1976 voient une progression de la gauche au conseil général, le PS obtenant 2 sièges supplémentaires et 1 pour le PCF.

Depuis 1974, Max Lejeune a ouvert sa majorité aux quatre élus UDR et aux 2 élus RI dans le cadre de la formation d'une nouvelle majorité autour de Valéry Giscard d'Estaing. Ce renfort de la droite lui permet de compenser la quasi-disparition des radicaux et de conserver une large majorité au lendemain de ce renouvellement de 1976.

Municipales 1977

Le PCF est le véritable vainqueur des élections municipales de 1977 grâce à la stratégie d'Union de la gauche. En plus de conserver la mairie d'Amiens, il s'empare de Albert, Péronne, Ham, Friville-Escarbotin, Rivery...
Le PS n'obtient pas de gain significatif mais réussit la transition entre André Coël et Jacques Fleury à Roye.

C'est un coup dur pour la droite qui se déchire entre les partisans de l'ancien premier ministre Jacques Chirac au sein du RPR, et les soutiens du président Valéry Giscard d'Estaing (RI, CDS, Rad. et MDS) qui se regroupent dans l'Union pour la démocratie française pour ces législatives de 1978.

Résultats

Articles connexes

Notes et références

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