Élections législatives de 1973 dans la Somme

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Inscrits316 547
Votants au 1er tour276 660
Votes exprimés au 1er tour270 437
Votants au 2d tour278 575
Élections législatives de 1973 dans la Somme
5 sièges de députés à l'Assemblée nationale
et
Corps électoral et résultats
Inscrits 316 547
Votants au 1er tour 276 660
87,4% en augmentation 0,7
Votes exprimés au 1er tour 270 437
Votants au 2d tour 278 575
88,04%
Votes exprimés au 2d tour 266 840
Union de la gauche
Voix au 1er tour 124 899
46,18%
en diminution 6,9
Voix au 2e tour 126 436
47,38%
Députés élus 1 en stagnation
Union des républicains de progrès
Voix au 1er tour 79 061
29,23%
en diminution 14,9
Voix au 2e tour 80 385
30,12%
Députés élus 3 en stagnation
Mouvement réformateur
Voix au 1er tour 47 403
17,53%
en augmentation 14,7
Voix au 2e tour 30 027
11,25%
Députés élus 1 en stagnation
Députés sortants par circonscription
Carte
Députés élus par circonscription
Diagramme

Les élections législatives françaises de 1973 se déroulent les et . Dans le département de la Somme, cinq députés sont à élire dans le cadre de cinq circonscriptions.

Députés sortants et élus ( v · d · m )
Circonscription Député sortant Parti Député élu ou réélu Parti
1re René Lamps PCF René Lamps PCF
2e Jean-Louis Massoubre UDR Jean-Louis Massoubre UDR
3e Charles Bignon RI Charles Bignon UDR
4e Max Lejeune MDSF Max Lejeune MDSF
5e Émile Luciani UDR André Audinot Divers droite

Contexte

National

Les composantes de la majorité présidentielle de Georges Pompidou, élu en 1969 (les gaullistes de l'UDR, les libéraux des Républicains indépendants et les centristes du CDP) se sont regroupées au sein de l'alliance électorale, l'Union des républicains de progrès. L'objectif étant de conserver la large majorité acquise en 1968, au lendemain des évènements de mai.

Depuis ces dernières législatives, l'opposition s'est transformée et a changé sa stratégie. La SFIO s'est fondue dans le nouveau Parti socialiste en 1969, dirigé par François Mitterrand depuis le Congrès d’Épinay de 1971. Ce dernier s'est alors rapproché du Parti communiste de Georges Marchais jusqu'à la signature du Programme commun en 1972 qui créa l'Union de la gauche, alliance électorale entre le PS, le PCF et le Mouvement de la gauche radicale-socialiste (membres du Parti radical refusant la stratégie centriste de Jean-Jacques Servan-Schreiber).

Entre ces deux blocs, les chrétiens-démocrates du CDS, opposés à la politique de la majorité présidentielle, et les mouvements de centre-gauche (radicaux ou socialistes modérés) refusant l'alliance avec les communistes, ont formé pour ces législatives de 1973 le Mouvement réformateur.

Local

Cantonales 1970

Les élections cantonales de 1970 ont vu une légère progression de la gauche et des chrétiens-démocrates au sein de l'assemblée départementale dirigée par Max Lejeune (PS).

Les perdants de ce renouvellement sont d'une part, le Parti radical qui a du mal à renouveler ses élus vieillissant et qui continue son érosion ; mais aussi les gaullistes de l'UDR qui n'ont pas réussi à transformer leur succès des législatives de 1968 et subissent la défaite de leur leader Émile Luciani.

Municipales 1971

Les élections municipales de 1971 sont marquées par la prise d'Amiens par le député communiste René Lamps à la tête d'une liste de coalition (PCF, PS, PSU). La ville était dirigée depuis la libération par Maurice Vast, socialiste qui a quitté la SFIO en 1965 pour s'allier avec la droite et les gaullistes.

Le PS a lui aussi remporté quelques succès avec notamment les prises de Nesle ou de Ham et le PSU à Montdidier.

Exclusion de Max Lejeune du PS

Opposé à la stratégie d'Union de la gauche menée par François Mitterrand, Max Lejeune est exclu du PS le . Aussitôt, il crée le Mouvement démocrate socialiste réunissant de nombreux élus socialistes et divers gauche qui refusent l'alliance avec le PCF. Ce nouveau mouvement de centre-gauche se rapproche alors du Mouvement réformateur de la Somme, qui souhaite présenter un candidat dans les 5 circonscriptions du département pour ces législatives.

À la suite du départ de son unique représentant à l'Assemblée nationale, le Parti socialiste se trouve affaibli à la veille des élections. La moitié des conseillers généraux ayant suivi Max Lejeune dans le MDS, il se retrouve amputé d'une partie de ses représentants locaux. Ce chamboulement permet l'émergence d'une nouvelle génération avec notamment Jacques Fleury installé dans la Somme depuis 1972.

La division des socialistes permet au PCF de devenir le véritable leader de la gauche et de l'opposition dans la Somme. Bien que fortement implantés dans l'Amiénois, les communistes étaient jusque là isolés contre des coalitions gaullistes-centriste-socialistes. Ils comptent profiter de l'Union de la gauche et de l'affaiblissement de leurs nouveaux alliés socialistes pour percer lors de ces élections législatives.

Forte de trois députés sur cinq mais faible au niveau local, l'UDR souhaite rassembler au plus large, grâce à l'alliance Union des républicains de progrès afin de conserver ses trois sièges. Émile Luciani, député depuis 1956 ne se représentant pas, laisse sa place à André Audinot, numéro 2 du groupe Hersant et proche de Edgar Faure et de son Nouveau contrat social.

Résultats

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Notes et références

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