Élections législatives srilankaises de 1994
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| Élections législatives srilankaises de 1994 | ||||||||||||||
| 225 députés | ||||||||||||||
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| Type d’élection | Élections législatives | |||||||||||||
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Inscrits | 10 945 065 | |||||||||||||
| Votants | 8 344 095 | |||||||||||||
| 76,24 % | ||||||||||||||
| Votes exprimés | 7 943 706 | |||||||||||||
| Votes nuls | 400 389 | |||||||||||||
| People's Alliance – Chandrika Kumaratunga | ||||||||||||||
| Voix | 3 887 823 | |||||||||||||
| 48,94 % | ||||||||||||||
| Députés élus | 105 | |||||||||||||
| United National Party | ||||||||||||||
| Voix | 3 498 370 | |||||||||||||
| 44,04 % | ||||||||||||||
| Députés élus | 94 | |||||||||||||
| Eelam People's Democratic Party | ||||||||||||||
| Voix | 10 744 | |||||||||||||
| 0,14 % | ||||||||||||||
| Députés élus | 9 | |||||||||||||
| Sri Lanka Muslim Congress | ||||||||||||||
| Voix | 143 307 | |||||||||||||
| 1,80 % | ||||||||||||||
| Députés élus | 7 | |||||||||||||
| Premier ministre du Sri Lanka | ||||||||||||||
| Sortant | Élu | |||||||||||||
| Ranil Wickremasinghe UNP |
Chandrika Kumaratunga PA | |||||||||||||
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Les élections législatives srilankaises de 1994 ont marqué la fin des 17 ans de pouvoir du parti nationaliste United National Party[1]
La démocratie au Sri Lanka semblait condamnée alors que les présidences successives de Jayewardene et Premadasa ont interdit arbitrairement les partis d'oppositions, muselaient sévèrement les médias et utilisaient couramment des escadrons de la mort, de la torture et des enlèvements dans les deux conflits civils contre les Tamouls de LTTE et les communistes marxistes de JVP. L'UNP avait simplement annulé les élections législatives de 1983, et son contrôle des médias l'a conduit à la victoire aux élections présidentielle de 1988 et législatives de 1989.
La population était de plus en plus lasse de la guerre, et épuisée par le nationalisme cingalais. En promettant un retour à la paix et à la démocratie, Chandrika Kumaratunga, chef du Sri Lanka Freedom Party, a formé une coalition avec des petits partis de gauche et a créé la People's Alliance. C'était en quelque sorte une renaissance de la coalition de ses parents, les 2 anciens premiers ministres Solomon Bandaranaike et Sirimavo Bandaranaike, mais cette fois, en faisant campagne pour le rapprochement avec les Tamouls plutôt que dans leur marginalisation.
Système électoral
Les élections législatives ont lieu tous les six ans pour élire les 225 membres du Parlement. Le pays est divisé en 22 districts électoraux, et chaque district se voit attribuer un nombre spécifique de sièges en fonction de sa population, avec 196 sièges. Lors de l'élection, les partis se disputant dans un district donné se voient attribuer un certain nombre de sièges en fonction du nombre de votes obtenus. Les 29 sièges restants sont répartis entre les partis politiques sur la base du pourcentage au vote national reçu par chaque parti.
Comme le Sri Lanka est une ancienne colonie britannique et un ancien dominion du Commonwealth, le pays pratique le système de Westminster, couplé avec du bipartisme. Il y a donc un parti politique vainqueur, dont le chef deviendra le nouveau Premier ministre, et un chef de l'opposition. Comme il est impossible pour un simple parti politique d'obtenir la majorité parlementaire, le pays fonctionne avec des alliances de partis.
Ces alliances changent régulièrement à chaque élection, mais ce sont les 2 mêmes partis politiques cingalais qui se partagent le pouvoir depuis 30 ans :
- La gauche socialiste représentée par l'United People's Freedom Alliance, dont l'ancien nom était la People's Alliance.
- La droite conservatrice représentée par l'United National Front for Good Governance, dont les anciens noms étaient l'United National Front, et l'United National Party.