Élections législatives srilankaises de 2010
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| Élections législatives srilankaises de 2010 | ||||||||||||||
| 225 députés | ||||||||||||||
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| Type d’élection | Élections législatives | |||||||||||||
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Inscrits | 14 088 500 | |||||||||||||
| Votants | 8 630 689 | |||||||||||||
| 61,26 % | ||||||||||||||
| Votes exprimés | 8 033 717 | |||||||||||||
| Votes nuls | 596 972 | |||||||||||||
| United People's Freedom Alliance – Mahinda Rajapaksa | ||||||||||||||
| Voix | 4 846 388 | |||||||||||||
| 60,33 % | ||||||||||||||
| Députés élus | 144 | |||||||||||||
| United National Front – Ranil Wickremesinghe | ||||||||||||||
| Voix | 2 357 057 | |||||||||||||
| 29,34 % | ||||||||||||||
| Députés élus | 60 | |||||||||||||
| Tamil National Alliance – Rajavarothiam Sampanthan | ||||||||||||||
| Voix | 233 190 | |||||||||||||
| 2,90 % | ||||||||||||||
| Députés élus | 14 | |||||||||||||
| Premier ministre du Sri Lanka | ||||||||||||||
| Sortant | Élu | |||||||||||||
| Ratnasiri Wickremanayake United People's Freedom Alliance |
D. M. Jayaratne United People's Freedom Alliance | |||||||||||||
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Les élections législatives srilankaises de 2010 ont eu lieu le . À cause de certaines irrégularités, la commission électorale ordonna la tenue de nouvelles élections dans 2 districts le [1].
Ce fut la première élection tenue après la fin de la guerre civile qui a duré 26 ans. Comme prévu, l'UPFA a obtenu une victoire écrasante aux élections, jouant sur la victoire de la guerre, mais n'obtient pas les deux tiers du parlement, soit 150 siègese sur 225, pour pouvoir faire changer la constitution.
Les élections législatives ont lieu tous les six ans pour élire les 225 membres du Parlement. Le pays est divisé en 22 districts électoraux, et chaque district se voit attribuer un nombre spécifique de sièges en fonction de sa population, avec 196 sièges. Lors de l'élection, les partis se disputant dans un district donné se voient attribuer un certain nombre de sièges en fonction du nombre de votes obtenus. Les 29 sièges restants sont répartis entre les partis politiques sur la base du pourcentage au vote national reçu par chaque parti.
Sachant que le Sri Lanka est une ancienne colonie britannique et un ancien dominion du Commonwealth, le pays pratique le système de Westminster, couplé avec du bipartisme. Il y a donc un parti politique vainqueur, et un chef de l'opposition, et comme il est impossible pour un simple parti politique d'obtenir la majorité parlementaire, le pays fonctionne avec des alliances de partis.
Ces alliances changent régulièrement à chaque élection, mais ce sont les 2 mêmes partis politiques cingalais qui se partagent le pouvoir depuis 30 ans :
- La gauche socialiste représenté par l'United People's Freedom Alliance, anciennement la People's Alliance
- La droite conservatrice représenté par l'United National Front, anciennement l'United National Party.
Contexte
Fraude électorale
Les élections sri-lankaises ont beaucoup d'antécédents de violence, de mauvaise utilisation des ressources de l'État et d'autres violations des lois électorales.
274 incidents ont été signalés à la police jusqu'au [2].
Le Centre de surveillance de la violence électorale (CMEV) a enregistré 413 incidents jusqu'au [3], puis a déclaré qu'il était impossible de dire si l'élection avait été "libre et équitable"[4].
L'action populaire pour des élections libres et régulières (PAFFREL) a enregistré 270 incidents jusqu'au [5]. La campagne pour des élections libres et justes (CaFFE) a déclaré que l'élection n'était justement pas libre ni équitable[6]. CaFFE a condamné la police et le commissaire aux élections pour ne pas avoir appliqué la loi électorale[7].
Le Réseau asiatique pour les élections libres (ANFREL) a également enregistré un certain nombre de violations[8] : Une caractéristique importante de la violence était les affrontements internes entre les candidats de l'UPFA.
Le jour des élections, un certain nombre d'infractions électorales ont été signalées dans le pays. Les violations commises dans le district de Kandy étaient suffisamment graves pour que le commissaire aux élections annule le vote et ordonne un nouveau scrutin [9]. Les résultats du district de Trincomalee ont également été annulés parce que les bulletins de vote de certains candidats ont été volés[10]. Un scrutin pour les circonscriptions concernées s'est tenu le 20 avril[11].