Élections sénatoriales ivoiriennes de 2023

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Inscrits9 535
Votants8 679
Blancs et nuls98
Élections sénatoriales ivoiriennes de 2023
Corps électoral et résultats
Inscrits 9 535
Votants 8 679
91,02% en augmentation 3,4
Blancs et nuls 98
RHDP  Alassane Ouattara
Voix 6 404
74,63%
Sièges obtenus 58 en augmentation 8
PDCI-RDA  Philippe Cowppli-Bony
Voix 1 061
12,36%
Sièges obtenus 6 en augmentation 6
Indépendants
Voix 752
8,76%
Sièges obtenus 2 en diminution 14
Président du Sénat
Sortant Élu
Jeannot Ahoussou-Kouadio
RHDP
Kandia Camara
RHDP

Les élections sénatoriales ivoiriennes de 2023 ont lieu en Côte d'Ivoire le . Deux tiers des 99 membres du Sénat ivoirien sont ainsi élus au scrutin indirect par un collège électoral composé des élus locaux, tandis que le tiers restant est nommé par le président Alassane Ouattara.

Le parti présidentiel, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), conserve la majorité, un résultat sans surprise du fait de sa victoire aux élections municipales et régionales organisées deux semaines plus tôt.

Les élections sénatoriales de 2018  les premières organisées sous la Constitution de 2016  sont largement remportées par le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) au pouvoir, qui totalise 50 sièges sur les 66 élus[1]. Les sièges restants reviennent à des candidats indépendants dans un contexte de boycott du scrutin par l'opposition[2]. Les 33 sénateurs restants sont nommés par le président Alassane Ouattara le 3 avril 2019[3],[4]. Ce dernier est réélu en 2020 à la présidence lors d'un scrutin à nouveau boycotté par l'opposition[5]. La décennie de boycott de l'opposition entamée à partir de la crise politique de 2011 prend finalement fin lors des élections législatives de 2021, organisées dans un contexte d'appels à la réconciliation et d'espoir d'un retour à un climat politique apaisé[6],[7].

Le scrutin de 2018 était intervenu sept mois avant les élections municipales et régionales afin que le Sénat soit choisi par les élus locaux déjà en place. Ce sont, par conséquent, leurs successeurs, élus en 2018 dans un contexte de boycott, qui sont initialement censés composer le collège électoral pour les élections sénatoriales de 2023, avant leur renouvellement aux élections municipales et régionales de 2023[8]. Début janvier 2023, le président Alassane Ouattara annonce cependant le report des sénatoriales à la fin de l'année, voire à début 2024, afin que le vote ait lieu sur la base d'un collège électoral renouvelé par des élections locales inclusives[9]. Il est finalement décidé de procéder à un décalage moins important, mais concernant l'ensemble des scrutins, qui convergent au second semestre 2023. Les élections municipales et régionales sont ainsi avancées d'octobre/novembre au 2 septembre, permettant la tenue des élections sénatoriales deux semaines plus tard, le 16 septembre[10],[11],[12].

Du fait de l'inclusion de l'opposition, les élections municipales et régionales de septembre sont largement perçues comme un test électoral pour les différentes formations politiques en vue de l'élection présidentielle de 2025[13],[14],[15]. Le RHDP sort vainqueur dans 123 communes sur 201 et 25 régions sur 31, distançant largement le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et le Parti des peuples africains – Côte d'Ivoire (PPA-CI), en alliance dans plusieurs communes[16]. Avec 31 communes et sept régions de plus qu'en 2018, le RHDP se voit ainsi assurer de conforter sa majorité au Sénat[17],[18],[19].

Système électoral

Le Sénat est la chambre haute du parlement bicaméral ivoirien. Il est composé de 99 sénateurs renouvelés intégralement tous les cinq ans. Chacune des 33 régions de Côte d'Ivoire est représentée par trois sénateurs dont deux élus pour cinq ans au scrutin majoritaire binominal à un tour par un collège électoral composé des membres des conseils municipaux, régionaux et de districts, soit 66 sénateurs élus. Le troisième sénateur de chaque région est nommé par le président, pour un total de 99 membres[20],[21].

Jusqu'en 2020, les membres de l'Assemblée nationale faisaient partie du collège électoral. La révision constitutionnelle mise en œuvre cette année là a retiré les députés à leur demande, leur participation étant perçue comme instaurant un lien de subordination entre les deux chambres du parlement[22].

Résultats

Analyse et conséquences

Notes et références

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