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Après des études qui le conduisent jusqu'au diplôme d'ingénieur agronome, Émile Liquard travaille dans l'exploitation viticole familiale de Beaulieu.
En 1935, il commence une carrière politique en devenant maire de Saint-Germain-d'Esteuil, (remplacé par son frère, Henri Liquard, de 1940 à 1942, par la suite, Émile Liquard reprendra la place de son frère en redevenant maire de Saint-Germain-d’Esteuil), puis il devient conseiller général de la Gironde, élu dans le canton de Lesparre.
Son frère, Henri Liquard engagé dans la Résistance, cache chez lui des membres de la famille Vendroux et, par la suite, son épouse devient de ce fait une amie très proche d'Yvonne de Gaulle, née Vendroux.
Réélu maire et conseiller général après la Libération, il mène en vain une liste dite «Unité républicaine» pour l'élection de la première Assemblée constituante, en . Ayant rejoint le Mouvement républicain populaire, il figure en en deuxième position sur la liste de ce parti, menée en Gironde par Henri Teitgen, ce qui lui permet d'être élu député.
De nouveau deuxième de la liste MRP menée par Teitgen en , il est réélu député de la Gironde. Pendant cette législature, il est secrétaire de l'Assemblée nationale, mais ne développe pas un travail parlementaire très intense, et principalement consacré aux questions viticoles.
Pour le reste, il ne se démarque guère des positions du MRP, sauf lorsqu'en , il s'oppose à la mise en place des apparentements pour les élections législatives à venir. Cette année là, il rompt avec le MRP pour rejoindre le gaullisme. Il se présente sur la liste du Rassemblement du Peuple Français, menée par Jacques Chaban-Delmas, ce qui lui permet d'être facilement réélu, tandis que le MRP perd tous ses sièges en Gironde.
Vice-président de la Commission des Boissons, il accède en à la vice-présidence de l'Assemblée, tout en continuant de défendre principalement les intérêts viticoles dans son activité parlementaire.
Réélu, mais de justesse, en 1956, toujours deuxième derrière Chaban, il se distingue en déposant un texte visant à rendre inéligible les citoyens naturalisés français pendant les vingt-cinq années suivant leur naturalisation.
En 1958, il se présente naturellement sous l'étiquette UNR aux législatives, et il est réélu. Il s'investit alors sur les questions européennes. Il est ainsi président de la délégation française à l'Union de l'Europe Occidentale, à partir de 1959, et vice-président du Conseil de l'Europe.
1962 marque cependant la fin de sa carrière parlementaire. Battu aux élections législatives, il se consacre ensuite à ses mandats locaux, jusqu'en 1964 au conseil général, et jusqu'en 1977 à la mairie de Saint-Germain d'Esteuil.
Notes et références
↑«Acte de naissance no5», Archives départementales de la Gironde, commune de Saint-Germain-d'Esteuil, année 1905